Il y a un proverbe méridional: les mots fins ne contiennent pas de panais.
Cela avait-il un sens, au fond, de lire et de ne pas parler ? Lire servait-il à faire parler ? Le silence des mots lus poussait-il vers le dehors le chahut bruyant des mots dits ? Comment se supportaient-ils, les [...] ► Lire la suite
On surveille son langage face à un mec armé, simple question d'bon sens !
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans.
Il ne peut y avoir de liberté que hors du langage... Malheureusement, le langage humain est sans extérieur ; c'est un huis-clos. Il ne reste, si je puis dire, qu'à tricher avec la langue, qu'à tricher la langue. Cette tricherie [...] ► Lire la suite
La littérature existe pleinement non pas quand l'oeuvre est écrite, mais quand un lecteur remonte le cours des phrases et des mots pour devenir, par ce moyen, cocréateur de l'oeuvre.
Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence.
Il est bon de noter combien la charge affective des mots : bien-être, joie, plaisir est différente. Le bien-être est acceptable, la joie est noble, le plaisir est suspect.
Les mots sont magiques en ce sens qu'ils influent sur les cerveaux de ceux qui les utilisent.
On ne peut jamais écrire ce que l'on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s'élever dans les airs avec le coeur, ils ne font que tomber sur le papier.
L'inspiration ne rime pas forcément avec la transpiration.
Reconnaissez toujours que les êtres humains sont des fins et ne les utilisez pas comme des moyens à votre fin.
Le silence est l'aboutissement suprême du langage et de la conscience.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.
Les mots sont faciles, comme le vent; Les amis fidèles sont difficiles à trouver.
On serait tenté de dire : "Ce ne furent que des mots", mais, aux moments importants de l'histoire, les mots sont des actes.
Seul celui qui a du mal à parler a besoin d'un journal. Lorsque je regarde mon journal, je découvre qu'il est plein de phrases inachevées, de l'obsession d'être précis, et que l'espace entre les mots parle plus que les mots eux-mêmes.
Victoire... Défaite... Ces mots n'ont point de sens. La vie est au-dessous de ces images, et déjà prépare de nouvelles images. Une victoire affaiblit un peuple, une défaite en réveille une autre.
Le langage poétique est fait pour communiquer des états ; les mots y sont des vases ou des clefs.
C'est ton destin, c'est toi qui va rétablir les fins heureuses.
Répétés trois fois, les mots deviennent fades comme l'eau.
L'imprécision du langage est désormais utile aux journalistes, et cela tombe bien, puisqu'ils seraient tous incapables d'écrire mieux.
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.
Les hommes le plus souvent se querellent pour des mots. C'est pour des mots qu'ils tuent et se font tuer le plus volontiers.
Converser pendant le sexe, c'est comme parler à un étranger ; les mots sont souvent répétés, les verbes abandonnés au profit d'une charade de gestes, et une feinte compréhension s'exprime dans un sourire.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
L'Économie souterraine rime toujours avec terrorisme et crimes, le point d'action doit se centraliser sur ces axes.
Oui, Dieu, c'est le mot le plus chargé de tous les mots humains. Pas un qui n'ait été aussi souillé, aussi lacéré.
La simple élégance du langage ne peut produire au mieux qu'une vaine renommée.
Je rime et je rame comme tartine et boterham, hein comme on dit.