Ecrire un roman, c'est raconter une histoire. Ce sont les gens que vous faites vivre qui donnent le ton du roman, la couleur des mots qui sortent de la plume.
Le prix modeste du papier est la raison pour laquelle les femmes commencèrent par réussir en littérature avant de le faire dans d'autres professions.
Se sentir écrivain ne dispense pas d'écrire, cela s'éprouve, on ne peut pas se croire sur parole.
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?
La littérature est une machine qui nous permet de pénétrer dans les rêves d'autrui et dans les nôtres.
Il n'y a pas de littérature sans péché.
Chaque roman est un déicide secret, un assassinat symbolique de la réalité.
Pour intéresser le lecteur aujourd'hui, pour raconter un homme politique dans ses combats politiques, mais aussi dans ce qu'il a de chair - c'est de la chair, c'est une personne privée, qui a des passions, des amours, et heureusement... (...) [...] â–º Lire la suite
La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre.
La littérature contemporaine se rétrécit : elle recule devant la grande métaphore de l'avenir, cette alliance incroyable entre la poésie et les mathématiques.
Si l'on appelle écrivain un homme qui écrit, on appelle aujourd'hui jeune écrivain un homme qui a l'intention d'écrire.
J'ai appris à me construire une carapace. J'essaie de ne plus m'inquiéter à propos de ce qu'on peut raconter sur ma vie sentimentale.
Je viens d'inventer le stylo qui n'écrit pas, pour les auteurs qui n'ont pas d'idées.
Pour moi, écrire est amusant. Peu importe ce que vous écrivez, tant que vous pouvez raconter une histoire.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
Si les écrivains ne lisaient pas et si les lecteurs n'écrivaient pas, les affaires de la littérature marcheraient infiniment mieux.
Le lecteur vulgaire s'assied face au texte et il ne voit rien que la sotte apparence des choses. Le critique au contraire se recule et se penche, rien ne lui échappe du contexte.
Une plume au cul, ça te fait pas de la merde qui vole !
J'éprouve des sentiments mitigés à l'égard de cette tradition de la littérature de guerre, où un vétéran délivre aux civils l'authentique vérité.
L'acte d'écrire peut ouvrir tant de portes, comme si un stylo n'était pas vraiment une plume mais une étrange variété de passe-partout.
Un historien est un écrivain qui s'occupe de choses qui ne sont pas de son âge.
Le regret de n'être pas l'ami intime d'un écrivain qu'on aime nous en fait dire du mal.
Le vrai miroir d'un lecteur est sa bibliothèque.
Le roman n'est pas posé sur la réalité comme le couvercle sur une boîte. Il est une autre réalité qui gravite autour de la première et qui l'éclaire.
L'homme qui relit et qui tient la plume pour se corriger est plus ou moins un autre homme que celui du premier jet. Il y a deux choses que l'expérience doit apprendre : la première, c'est qu'il faut beaucoup corriger ; la seconde, c'est qu'il ne faut pas trop corriger.
Parfois, les périodes émotionnelles d'un écrivain ne se rencontrent pas bien avec ce qu'il écrit.
J'ai choisi douze narrateurs qui ne sont pas d'accord entre eux, ce qui donne plus d'espace au lecteur pour l'esprit critique.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Tout lecteur est soit un voyageur qui fait une pause ou quelqu'un qui rentre chez lui.
Le roman est un genre faux, parce qu'il décrit les passions pour elles-mêmes : la conclusion morale est absente.