Sans le mystère et l'inconnu, l'âme humaine ne pourrait pas vivre heureuse.
Le haïku n'est pas une pensée riche réduite à une forme brève, mais un événement bref qui trouve d'un coup sa forme juste.
Voyager, c'est être une sorte d'enfant professionnel. L'étonnement est une vertu première, y compris vis-à-vis de sa propre langue.
La fausse vertu est à la portée de tout le monde. Un beau vice, non.
Bien pire que la mort, c'était la destruction de notre âme qui était le programme de l'univers concentrationnaire.
La valeur de la vie peut être mesurée par le nombre de fois où votre âme a été profondément agitée.
Toute mystique est outrance.
La vertu est immortelle.
La politique vue avec la perspective d'un intellectuel diffère beaucoup de la pratique. Dans un cas, c'est un exercice de la pensée critique, dans l'autre une lutte pour le pouvoir.
Si notre humanité - notre âme en tant que société - est dépassée par le matériel et le cosmétique, il n'y aura aucun espoir de paix.
Le poète est essentiellement un homme qui a gardé au fond de lui-même le sens du mystère et la faculté de s'étonner.
La vraie et unique vertu est de se haïr.
Le beau mystère de la vierge, ce qui la rend même si indiciblement attirante, est le pressentiment de la maternité - l'intuition d'un monde futur qui sommeille en elle et doit se développer à partir d'elle. Elle est l'image la plus frappante de l'avenir.
La parole est la pensée extérieure, et la pensée est la parole intérieure.
La marche n'est ressentie que par les infirmes et la pensée par les fous.
Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c'est le mystère de toutes choses.
L'homme qui s'adjuge, en vertu de sa supériorité intellectuelle, une plus large part de biens terrestres, perd le droit de maudire l'homme fort qui, aux époques de barbarie, asservissait le faible en vertu de sa supériorité physique.
C'est la nature d'une pensée d'être irrévocable.
Je fais le portrait d'un homme de culture à l'immense savoir des mains et des mots ensemble. Il composa plusieurs romans tissés de sa connaissance intime des bergers de la Crau et des contes et mythes de la tradition orale, [...] â–º Lire la suite
L'art, c'est la plus sublime mission de l'homme, puisque c'est l'exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre.
C'est si rare, une âme assez fermée pour garder contre tout son secret !
L'être aimé dans ce monde dissous est devenu la seule puissance qui ait gardé la vertu de rendre à la chaleur de la vie.
J'ai peine à admettre que l'univers, comme la conscience humaine, se soit fait tout seul par la vertu du "hasard".
Ceux qui prisent trop leur noblesse ne prisent pas assez ce qui en est à l'origine.
Il vaut mieux garder la nostalgie d'un paradis en le quittant que de le transformer en enfer en y restant.
La vertu même n'échappe pas aux coups de la calomnie.
L'éducation doit porter sur deux bases, la morale et la prudence : la morale, pour appuyer la vertu ; la prudence, pour vous défendre contre les vices d'autrui.
L'éloquence est une peinture de la pensée ; ceux qui après avoir peint, ajoutent encore, font un tableau au lieu d'un portrait.
Toute femme devrait être accablée de honte à la pensée qu'elle est femme.
La pensée primitive de l'être humain n'est pas l'envie de procréation, mais la recherche de la satisfaction, de la jouissance individuelle, l'auto-érotisme.
Ce que je cherche n'est pas le réel et non l'irréel, mais plutôt l'inconscient, le mystère de l'instinct dans la race humaine.