A mesure que les soucis de la vie diminuent, ceux de la mort augmentent.
Les animaux ne voient la lumière du jour qu'une fois dans leur vie : au moment de leur mort ou plus exactement quelques heures auparavant, lorsque débute leur transfert vers l'abattoir. Pour beaucoup d'entre eux, les derniers pas auront été les premiers. Ne l'oubliez pas lorsque vous achetez votre jambon ou votre boeuf bon marché.
Les soins infirmiers consistent principalement à assister l'individu, malade ou bien portant, dans l'accomplissement des actes qui contribuent au maintien de la santé (ou à une mort paisible) et qu'il accomplirait par lui-même s'il avait assez de forces, de volonté ou de savoir.
Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
Noël: la seule période de l'année où vous pouvez vous asseoir devant un arbre mort en train de manger des bonbons en chaussettes.
L'homme qui ne connaît pas sa propre mesure est un homme ruiné.
Le destin est plein de trous, et la mort doit se trouver dans l'un de ces trous.
Le germe du mal est dans la justification de la mort de son prochain.
La mort doit être délicieuse.
La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l'immensité.
Ce qui a toujours fait de l'Etat un enfer sur la terre, c'est que l'homme a voulu en faire son ciel.
Aimer, écrire sont les seuls remparts que j'aie trouvés contre l'omniprésence de la mort et de la dépression.
Je sais qui vous êtes. Je sais ce que vous avez fait. Tu m'as pris mon fils ! Tu l'as laissé mourir dans cet endroit ! Tu as simulé sa mort ! On a eu des funérailles. On l'a enterré. Et maintenant vous me demandez mon aide ? Va au diable.
Tu as reçu ta naissance Tu vas recevoir ta mort Entre temps bouge !
L'usage du vin est affaire de modération. Le vin réchauffe et réjouit, on en donne aux faibles pour les conforter mais aux malades enfiévrés. La sobriété n'est pas abstinence, c'est la mesure de cette boisson délicieuse.
- Messieurs, un peu de cran : celui qui n'est pas mort garde un espoir de vie !- Vivre et ne pas mourir, ça fait deux.
L'abolition de la peine de mort fait de nous une société civilisée. Cela montre que nous sommes réellement sérieux lorsque nous disons que nous respectons la vie.
Je suis mort en même temps que ma fille, tout le monde le sait, je le dis sans pathos.
Dieu est une grande merveille. Etant tout ce qu'Il veut Il veut tout ce qu'Il est, sans mesure et sans but.
Le droit de se faire plaisir, la liberté de consommer finiront par menacer de mort les sociétés les plus prometteuses.
La mort fait l'importance de la vie.
La mort n'est pas triste ; ce qui est triste, c'est que les gens ne vivent pas vraiment.
La mort est peut-être la seule réalité qui a une signification quand on sort du cauchemar de la vie...
Il est compréhensible de craindre, pour soi et pour ses proches, la mort qui touche par surprise, dans le plus injuste des contextes. Mais la vérité est que chacun d'entre nous a beaucoup plus de risques d'être tué par l'industrie [...] â–º Lire la suite
La danse fait vivre le mouvement mais ne le fait pas exister.
Par exemple être ailleursAvoir envie d'être ailleursRien faireAvoir envie de rien fairePrendre des ruesMarcher dans les avenuesCroiser les gensAvec les soucis d'argentSentir son coeur vide éperdumentComme s'il ne pouvait plus sentir les sentiments
J'ai un ami qui a été mort pendant un an, c'était il y a très longtemps, pour d'obscures raisons fiscales.
Chaque individu a au-dedans de soi une coalition c'est-à-dire une guerre civile. La mort est le grand pacificateur.
Il y a deux sortes d'êtres humains : ceux qui écartent la mort de leur pensée pour mieux et plus librement vivre, et ceux qui, au contraire, se sentent d'autant plus sagement et fortement exister qu'ils la guettent dans chacun [...] â–º Lire la suite
Il y a un instant où la mort a toutes les cartes et où elle abat d'un seul coup les quatre as sur la table.
Un véritable homme de lettres, à la pensée de sa mort est triste, moins de mourir, que de ne pouvoir concevoir sur la mort ne fut-ce qu'une seule pensée originale.