Le monde est au risque. Le monde sera demain à qui risquera le plus, prendra plus fermement son risque.
Le bonheur consiste sans doute à jongler efficacement avec les multiples réalités qui nous atteignent.
Ecrire, c'est espérer. Ecrire, c'est transformer une chose en une autre. C'est se solidariser avec les autres. Ecrire, c'est l'essentiel dans sa pureté.
C'est l'âme des aïeux qui, voyant qu'elle va continuer de survivre, chante dans les violons, les soirs des noces.
Il est des moments où il n'y a ni bonté ni beauté dans la vérité.
L'homme asservit tout ce qu'il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu'il accable de son amour, homme ou femme.
Certains ne parviennent pas à devenir des penseurs parce que leur mémoire est trop bonne.
Les procès finissent toujours par celui de la justice.
La vérité est le nom que les plus forts donnent à leur opinion.
La vieillesse est un décès par petits morceaux.
Toute connaissance est souvenance.
L'interminable débat sur la peine de mort n'est pas juste à l'égard de celui qui prémédite un meurtre.
Le bouddhisme place sur le même rang les êtres d'intelligence et de vertu égale, sans se préoccuper de leur sexe.
Les obsessions sont des fontaines de jouvence. Elles épouvantent la mort.
La tâche est plus belle où le risque est plus grand.
Qui a frôlé l'irréversible, découvre dans le futile merveilles.
L'ancien doit-il s'effacer et donner du champ au nouveau ? Le nouveau se nourrit de l'ancien comme l'enfant du sein de sa mère.
L'instruction est le seul moyen de libération.
Les feuilles sèches préparent la tisane de l'automne.
Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels.
La plupart de nos actions sont dictées par l'habitude ; si elles ne sont pas à proprement parler prédéterminées, elles sont en tout cas largement prévisibles.
Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.
Nous sommes tous des ratés, puisque ça finit par la mort.
Courir au-delà des mers, c'est changer de climat, mais non changer de coeur.
La réalité est reçue de manière passive, mais en même temps active puisque l'on cherche à la capter, à se la réapproprier à travers un imaginaire.
Marc se vante toujours d'être le plus mauvais coup de Paris : ça donne envie aux femmes de vérifier et, en général, les rend indulgentes.
En dépit des perfectionnements électroniques, il advient parfois que la bonne vieille feuille imprimée soit le moyen d'information le plus pratique.
Afin qu'un ouvrage soit véritablement beau, il faut que l'auteur s'y oublie, et me permette de l'oublier.
Un pédant est un homme qui digère mal intellectuellement.
La musique, c'est comme l'amour. Il y a des heures et des endroits pour ça.
En France, on exhibe des farceurs étrangers, et à l'étranger, des farceurs français !
J'ai foi dans le dollar. Je dépense tout ce que je gagne !
Le théâtre, c'est le souffleur. D'abord, il n'y a que lui qui sait toute la pièce !
Bien qu'innocent, tu dois expier les péchés de ton père.
Le désir demeure en nous comme un défi au monde même qui lui dérobe infiniment son objet.
Les artistes prospèrent sur le marché mondial mais où cela mène-t-il s'ils ne disent rien ?
Des choses qui n'ont rien en commun ont pourtant ceci de commun : qu'elles n'ont rien en commun.
Le meilleur calligraphe n'est pas celui qui ne se trompe jamais, mais celui dont les ratures conservent un peu de sens et un reste de beauté.
Les infractions aux stupéfiants, on ne va pas mettre en prison les infractions aux stupéfiants. Il ne faut pas exagérer.
La notoriété, comme le couple ou la vieillesse, rend prévisible.
Au constat que la prison échoue à réduire les crimes, il faut peut-être substituer l'hypothèse que la prison a fort bien réussi à produire la délinquance, type spécifié, forme politiquement ou économiquement moins dangereuse - à la limite utilisable - [...] ► Lire la suite
L'objet de l'éducation n'est pas de remplir l'esprit d'un homme de faits ; c'est de lui apprendre à utiliser son esprit pour penser.
Pour le peuple colonisé, la valeur la plus essentielle, parce que la plus concrète, c'est d'abord la terre: la terre qui doit assurer le pain et, bien sûr, la dignité. Mais cette dignité n'a rien à voir avec la dignité de la personne humaine. Cette personne humaine idéale, il n'en a jamais entendu parler...
Ainsi être est plus général que vivre, vivre plus général que connaître, et la matière est quelque chose de plus général que la forme. Donc plus une chose est à l'état de suppôt, et plus elle procède d'une cause supérieure. [...] ► Lire la suite
Ma poésie : c'est une île qui vole à la recherche de sa page natale.
Sans curé, maire, notaireOu avec, ça se défend,Il faut nous aimer sur terre,Il faut nous aimer vivants.
Nini la chance, on m'a toujours appelée comme ça. Ma veine à moi, c'est de prendre la vie comme elle va... La vie est belle quand on y croit comme moi.
Créer, c'est produire quelque chose à partir de rien.
Nous venons au monde seuls et nous mourons seuls. Pourquoi, dans la vie, devrions-nous être moins seuls ?
Le pardon est une nécessité absolue pour la poursuite de l'existence humaine.