Qu'importe chemin douloureux à qui trouve logis accueillant !
Quoique tu fasses, c'est toi que tu espères sauver. C'est toi que tu perds.
L'aventure ce n'est pas de dire "toujours" mais de dire "tout de suite".
C'est les jeunes qui se souviennent. Les vieux, ils oublient tout.
Jamais la mort ne sera aussi belle que la vie que l'on a perdue !
La laideur est une forme de violence.
Dans un univers de voleurs, le seul péché définitif est la stupidité.
Les peines de jeunesse sont comme les orages de printemps : de courte durée et vite dissipées.
Pour notre corps, la mort n'est qu'une lessive.
Comment veux-tu que les autres t'aiment si tu n'es même pas capable de te supporter toi-même.
Rien n'est plus dangereux qu'un réformateur dont l'impiété apparente cache une violente émotivité religieuse.
Il n'y a rien de plus fort qu'une faiblesse.
Tu ne peux retourner dans le ventre de ta mère pour en ressortir avec un autre nom, mais tu peux te replonger dans la femme qui t'accueille avec amour, pour puiser en elle la lumière qui te manque.
Je fais cas d'un philosophe dans la mesure où il est capable de fournir un exemple.
Ne pas croire qu'une chose existe parce qu'il serait trop horrible qu'elle n'existât pas. Il n'y a pas de preuve par l'horrible.
Les choses que la passion fait faire paraissent ridicules à ceux qui n'en ont jamais senti.
Dans le quart-monde se posent davantage les problèmes du savoir que les problèmes économiques. C'est pourquoi il faut avoir une activité de dispensateur, de message, d'ange.
La parodie n'est-elle pas le destin éternel de l'homme ?
La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.
Tout s'en va comme la fumée, L'espérance et la renommée.
Une théorie ne ressemble pas plus à un fait qu'une photographie ne ressemble à son modèle.
Il est plus facile à l'imagination de se composer un enfer avec la douleur qu'un paradis avec le plaisir.
Au travail, le plus difficile, c'est d'allumer la petite lampe du cerveau. Après, ça brûle tout seul.
Orchestre : image de la société. Chacun fait sa partie et il y a un chef.
L'on peut voir pendant des mois le matin se lever sur la brousse, et cette neuve fraîcheur et cette neuve beauté sont des choses à quoi l'on ne peut pas entièrement s'accoutumer.
On a besoin des nations pour lutter contre le nationalisme.
Peut-on apprendre réellement avec la télévision et Internet ?
La montée des extrémismes, c'est toujours la sanction de l'inaction.
Il faut rejeter toujours l'architecte, le peintre, le cordonnier, et ainsi du reste, chacun à son gibier.
Dans de certaines amitiés passionnées, on a le bonheur des passions et l'aveu de la raison par-dessus le marché.
La guigne ne s'acharne que sur la bêtise.
Un poète inspiré, c'est un poète qui fait des vers faux.
Il commande au soleil d'animer la nature.
Mangez, buvez et soyeux heureux, car il se pourrait que demain nous ayons à nous priver !
Il y a des prix qu'on reçoit, il y a ceux qu'on mérite.
La fortune à ses lois asservit tous les temps.
Je suis une éponge. Si quelque chose me plaît, je me l'approprie.
Le but du voyage n'est pas de poser le pied sur une terre étrangère. C'est finalement de poser le pied dans son propre pays comme s'il s'agissait d'une terre étrangère.
Rhinoféroce : gros mammifère corné et connu pour son extrême méchanceté dès qu'il attrape un rhume.
La gloire, c'est un dinosaure qui vit chez vous. Il faut le nourrir, sinon il se fâche et peut vous tuer.
Me réveiller chaque jour et jouer de mon mieux les cartes qui m'ont été distribuées.
Le bourgeois n'a d'autre rêve que de posséder alors que l'artiste n'a d'autre possession que ses rêves.
On n'a rien à perdre quand on aime personne.
J'ai vu des alizés déployer. Des nuages de paysage en gouttelettes.
A force d'entendre toutes ces histoires, il m'était apparu qu'un vrai Iranien était nécessairement un fugitif. Aussi m'arrivait-il quelque fois de regretter que nous nous soyons installés en France avant la révolution : nous n'avions pas pu mettre à l'épreuve notre endurance et notre courage - nous connaissions l'exil, mais nous n'avions pas connu l'exode.
La vie est comme une espèce de bazar. Tout le monde cherche à se tromper : donner moins, prendre plus.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
Ver luisant tu luis à minuit,Tu t'allumes sous les étoilesEt, quand tout dort, tu t'introduisDans la lune et ronge sa moelle.La lune, nid des vers luisants,Dans le ciel continue sa route.Elle sème sur les enfants,Sur tous les beaux enfants dormant,Rêve sur rêve, goutte à goutte.
Je ne crois pas en Dieu. Mon Dieu est le patriotisme. Enseignez à un homme d'être un bon citoyen et que vous avez résolu le problème de la vie.
Il faut que le soleil se montre à nous comme le miroir des roses pour demeurer le soleil ; l'ancolie, comme un rideau de sable.