La pression, c'est travailler à la mine. La pression, c'est être au chômage. La pression, c'est d'essayer d'éviter la relégation pour 50 shillings par semaine. Cela n'a rien à voir avec la Coupe d'Europe ou la finale de la Cup. Ça, c'est la récompense.
Oh dur, c'est pas le pied !
On hait toujours ses ennemis, à quelques état de faiblesse qu'ils soient réduits.
On peut considérer notre vie comme un épisode qui trouble inutilement la béatitude et le repos du néant.
Si ce que tu manges ne te grise pas, c'est que tu n'avais pas assez faim.
Aimez et pensez librement. Le reste regarde Dieu.
L'attrait du danger est au fond de toutes les grandes passions.
Quand une femme se fait la malle, on regrette surtout ce qu'elle a mis dedans.
La monnaie d'échange des pensées, le mot, se dévalue à mesure que le progrès évolue.
Je ne sais pas d'autre moyen de juger de l'avenir qu'à partir du passé.
Ce qui n'est pas déchirant est superflu, en musique tout au moins.
Du passé heureux nous ne pouvons conserver que le souvenir, c'est-à-dire, le parfum du verre.
Rien ne s'arrange, mais tout se tasse.
Bien mal acquis profite toujours à quelqu'un.
La mode des cocktails avant les repas a été lancée par un cuisinier qui avait brûlé le rôti.
Ce qui m'oblige d'écrire, j'imagine, est la crainte de devenir fou.
Sur les défauts d'autrui, l'homme a des yeux perçants.
Ne cherchons pas hors de nous notre mal, il est chez nous, il est planté en nos entrailles.
La simplicité que je recherche est tout à côté de la complication et cette frontière est si mince, si fragile.
Malheur à ceux qui se croient des sages et s'estiment très malins.
La liberté, c'est l'empire que nous avons sur nous-mêmes.
Nous sommes plus riches que nous ne pensons ; mais on nous dresse à l'emprunt et à la quête.
Quelle rage a-t-on d'apprendre ce qu'on craint toujours de savoir !
La guerre, l'art de tuer en grand et de faire avec gloire ce qui, fait en petit, conduit à la potence.
Ce qui fait le succès de quantités d'ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l'auteur et la médiocrité des idées du public.
Des sottises faites par des gens habiles ; des extravagances dites par des gens d'esprit ; des crimes commis par d'honnêtes gens... voilà les révolutions.
Un recueil de pensées ressemble à ces lignes militaires trop étendues que l'ennemi peut percer en mille endroits.
Les enfants sont comme la crème : les plus fouettés sont les meilleurs.
Dieu nous a donné la mémoire pour qu'elle puisse se souvenir de lui, l'intelligence pour qu'elle puisse le connaître, la volonté pour qu'elle puisse le choisir, l'aimer et jouir de lui.
Pourquoi n'entend-on jamais parler de l'imbécile malheureux ?
Si la presse n'existait pas, il faudrait ne pas l'inventer.
Les sots sont un ennemi toujours supérieur en nombre.
Exploitation de l'homme par l'homme ? Donc, elle est humaine.
La jeunesse - tandis qu'on la traverse - c'est une éternité.
Nous sommes trop peureux pour supporter des responsabilités.
L'un des aspects le plus humain de l'art dramatique est justement celui de rapprocher les uns des autres les hommes de tout rang et de toute condition.
Le bon goût s'acquiert au prix de maintes lectures ennuyeuses.
On est seulement ce que l'on peut, on est rarement ce que l'on croit.
Etre un homme, c'est diminuer sa part de comédie.
Les historiens ne prévoient à coup sûr que le passé.
Seul le danger mortel est incolore.
Qui pense tout haut pense deux fois.
Mourir après avoir donné la vie, c'est continuer de vivre.
Le temps fuit, sans doute... Quand on en parle, le temps a déjà coulé, il n'en reste que des images.
C'est d'avoir été et de ne plus être qui arrache à l'homme le dernier lambeau de sa joie.
Peut-être sommes nous toutefois les gardiens de la vérité de la vie.
Non anxieux ici, non anxieux toute la vie.
Ce qu'on appelle une situation neuve au théâtre, c'est une situation impossible.
Lire c'est toujours interpréter.
Souvenez-vous que l'intérêt des compagnies pharmaceutiques est la maladie.