La politique est l'art de capter à son profit les passions des autres.
Et si le bien qu'on dit toujours des disparus s'expliquait par la certitude qu'ils ne feront plus aucun mal ?
Les jeunes c'est toujours si pressés d'aller faire l'amour.
L'homme ayant du succès est celui qui a eu une chance et l'a saisie.
Quand le poète peint l'enfer, il peint sa vie.
Les hommes politiques mesurent leur pouvoir au nombre des faveurs qu'on vient leur demander.
J'ai tellement horreur des enterrements que, si je pouvais, je n'irais pas au mien.
La mort est acceptée aussi longtemps que la date et les circonstances de sa venue demeurent incertaines.
Quelle place un être aimé ne prend-il pas quand il n'est plus là pour l'occuper !
L'amour est un sentiment servi par les organes.
Déluge : première et remarquable expérience de baptême qui fit disparaître du monde tous les péchés et tous les pêcheurs.
Si tu brises le noyau de l'atome, tu y trouveras enclos un soleil.
Présentée sous forme mathématique, l'erreur acquiert un grand prestige. Le sceptique le plus endurci attribue volontiers aux équations de mystérieuses vertus...
Le progrès est le processus par lequel l'homme a supprimé les moustaches, l'appendice et Dieu.
Manger de l'ail. Ca rajeunit l'organisme et ça éloigne les importuns.
Le sentiment de l'infini est le véritable attribut de l'âme.
En marchant les femmes peuvent tout montrer, mais ne rien laisser voir.
Et quels sont les plus grands criminels ? Ceux qui vendent les instruments de mort ou ceux qui les achètent et s'en servent ?
On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ?
Le monde échappe à un cerveau raisonnable ; il ne permet que des religions.
Ce que le roi ordonne est obéi, mais non exécuté.
Moi, Tout, Partout, Tout de suite. - Tel est l'art du temps.
Croire, c'est toujours s'exposer à être trompé.
L'homme qui agit précède d'un pas l'homme qui réfléchit.
Il y a des circonstances où il faut s'abstenir de jouer à la bourse, aux courses, au baccarat ou à la roulette : primo, quand on n'a pas les moyens et secundo, quand on les a.
Le gouffre le plus angoissant qui soit : l'amour...
Enfermez-vous dans les cabinets pour dire votre chapelet et, si vous avez quinze ans, pour fumer des cigares.
Quand on crée, on perd la notion des choses.
Combien d'enfants ont reçu de leur mère des baisers qui n'étaient pas pour eux !
Un parti, c'est l'état présent ou l'état à venir.
On a si peu de mal à croire ceux qui nous louent.
Dire que l'on peut naître sénile !
L'alibi est la faiblesse des innocents.
Nous ne parlons presque jamais de ce dont nous paraissons parler.
Les choses ne sont plus ce qu'elles sont mais ce qu'elles génèrent.
Avant d'employer un beau mot, faites-lui une place.
Laissez à la sagesse la liberté de se faire entendre : elle s'empressera de vous aider de ses conseils dans les affaires épineuses.
Les ignorants succombent dans n'importe quelles conditions, tandis que les sages, au contraire, qui savent comment travailler, progressent dans les pires épreuves.
Trouver l'accord de ce qui est de mauvais goût, voilà le comble de l'élégance.
Loin de les placer sur la cime de l'élégance aristocratique, je les ravalais au plus bas de la vulgarité.
La vie : chacun de nous en fait une expérience nouvelle, personnelle et toute expérience, dure ou douce, l'homme doit en tirer du bien.
De son métier, il faut que chacun vive.
Vous n'avez pas besoin de réclamer le mépris, Linton : il n'est personne qui ne le tienne spontanément à votre service.
L'équilibre, dans la vie, se présente comme un résultat et non un but, comme une récompense et non une recherche. Il ne s'obtient pas en additionnant des précautions mais en alternant des efforts.
Le grans Erasme ici repose Quiconque n'en sait autre chose Aussi peu qu'une taupe il voit Aussi peu qu'une pierre il oit.
Je n'ai pas pu convaincre mon poème de rester sage.
Le gardien conduit son troupeau, mais il ne saurait conduire un seul taureau.
Je regardais au loin... Une armée d'enfants rangée en bataille. Ils étaient cependant immobiles, mais en transe. Je les voyais, non loin de moi, envoutés par le désir d'aller à la mort. Hallucinés par des champs illimités où, un jour, ils s'avanceraient, riant au soleil : ils laisseraient derrière eux les agonisants et les morts.
Il est difficile de surmonter l'orgueil qui dit toujours « moi ! ».
Le fantasme penche le plus souvent vers le sentimental et le sublime.