Un homme n'est que ce qu'il sait.
Il y a les très beaux et les très laids. Quant à la peau et ses histoires de couleurs, ce sont des caprices de la géographie, rien de plus.
Cette abominable manie de ne pas dire tout de suite qui l'on est !
La seule critique définitive est la création.
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
Le mal, lui aussi, veut uniquement notre bien.
L'héroïsme est contagieux ; l'espérance aussi.
Les danses modernes ? Ce n'est plus de la danse, c'est de la décadence.
On a les amitiés que l'on peut.
Tous les livres sont autobiographiques. Sauf qu'on ne tient pas toujours à être reconnue.
J'ai remarqué que ce que les chats préfèrent dans l'être humain n'est pas son habilité à le nourrir, ce qu'ils trouvent normal - mais le fait qu'il soit distrayant.
Accepter que l'être qui a été et sera encore pour soi un refuge et un bien devienne parfois une chaîne, peut-être est-ce l'unique moyen de rendre au couple une certaine grandeur ?
Les rimes ? Elles sont dans les vers, non à leur terme.
C'est le propre des miracles d'être soudains.
Tandis que les nouveaux admirateurs nous lisent, les anciens nous oublient.
Il est pire, bien pire, de s'épuiser que de mourir.
Les êtres les plus importants ne sont pas ceux qui ont réussi ou qui dirigent les nations. Non, ce sont ceux qui ont ce « supplément d'âme ».
Chacun sécrète la soie de sa misère.
Plus j'en apprenais (sur les chimpanzés), plus je réalisais à quel point ils nous ressemblaient.
Hélas ! Qu'il est triste d'annoncer le premier des malheurs !
Chacun est prêt à gémir de l'infortune d'autrui, mais la morsure du chagrin ne va pas jusqu'à l'âme.
Quand entre en jeu la possession des choses terrestres, il est difficile que les hommes raisonnent selon la justice.
Pour avancer, peut-être faut-il accepter d'être nul ? Parfaitement !
Je voudrais être illustre et inconnu.
Savourer encore quarante pages de Mustang, c'est un meilleur rapport qualité-prix que pour tant d'oeuvres littéraires qu'on se doit de lire sous peine de délabrement intellectuel. Aujourd'hui comme hier, c'est bon de mépriser la prescription.
Le coeur de l'homme a de ces faiblesses ; il aime ce qu'il peut, même du bois, même des pierres, même une fabrique...
Le tourment et le sommeil ne sont pas camarades de lit.
Il ne suffit pas de sortir de prison pour connaître l'atmosphère de la liberté.
Un homme a tout à apprendre - et voilà ce que tant de ces jeunes hommes ne comprennent pas.
C'est une histoire sans fin : des criminels récidivistes. Des détenus sans jugement. Une défense impossible. Des avocats mal payés, incapable de défendre les innocents. des juges morts de peur....Combien de temps crois-tu que durera la démocratie lation-américaine ? Combien de temps mettront les dictatures pour revenir, acclamées par le peuple ?
Je pense et parle toujours d'une mémoire contiguë alors que je ne fais peut-être qu'évoquer une vie brutalement interrompue il y a des siècles: le temps immédiat ressemble au plus lointain, entre les deux se dressent les marais de l'oubli.
La patience et la volonté font des miracles.
Il s'envoyait des petits verres de vieille chartreuse. Il préférait la verte à la jaune.
On ne peut rien imaginer de valable sans expérience.
Dimanche dernier, le 19 juillet 1908, lors de la cérémonie organisée à Saint-Paul en l'honneur des athlètes, l'évêque de Pensylvanie l'a rappelé en termes heureux ; l'important dans ces olympiades, c'est moins d'y gagner que d'y prendre part.
Ainsi, vivre, me tue, et mourir me rend la vie.
La musique de Mozart est si intéressante par elle-même, qu'on s'était habitué à l'admirer pour sa forme et pour son charme, sans penser à autre chose; Gounod sut y voir l'union intime du mot et de la note, la concordance absolue des moindres détails du style avec les nuances les plus délicates du sentiment.
Quand quelqu'un écrit " je " avec un grand J, je ne peux pas le supporter. Il faut corriger ça à coups de nerf de boeuf.
Tout pouvoir qui cultive l'hypocrisie de sa perfection ne tombe pas seulement dans le ridicule et dans les excès de la dévotion à lui-même ; il détruit l'espoir de la nature humaine en la continuité du progrès.
Passé le premier aveu, je t'aime ne veut plus rien dire. Il ne fait que reprendre d'une façon énigmatique, tant elle paraît vide, l'ancien message (qui peut-être n'est pas passé par ces mots).
Moi je me sens enfant de Pointe-Noire. C'est ici que j'ai appris à marcher, à parler. C'est ici que j'ai vu pour la première fois la pluie tomber, et on est originaire de l'endroit ou on a reçu les premières gouttes.
Il existe, enfin, d'autres possibilités d'influence et d'échanges entre les peuples que la domination.
La politesse ressemble aujourd'hui à ces traités de Cicéron dont il ne reste que le titre.
Dans le ghetto et les camps, j'avais vu des gens dans tout leur égoisme, leur bassesse, mais aussi dans leur générosité....Ces instants rares ne faisaient pas qu' élever une lumière dans l'obscurité, ils ancraient en vous la foi en l'idée que l'homme n'est pas un insecte.
La raison avant la passion.
Être une actrice célèbre peut vous donner l'impression d'être importante, mais croyez-moi, ce n'est qu'une illusion.
J'ai passé plus de temps à être un être humain qu'à être actrice.
Le plus déroutant est d'enchaîner les films. À force, on se coupe d'un quotidien nécessaire.
Nous ne pouvons pas garantir le succès, nous pouvons nous efforcer de le mériter.
Si j'avais 21 ans, je me dirigerais vers la biotechnologie ou le génie génétique.