La littérature contient toutes les composantes de la foi: le sérieux, l'intériorité, la musique, et le contact avec les contenus enfouis de l'âme.
Tout ce qui survit d'élémentaire dans l'homme moderne revient irrésistiblement à la surface : ces molécules pulvérisées se regroupent suivant des principes qui correspondent à ce qui subsiste d'essentiel dans les couches populaires les plus profondes.
Quand je dessine, je m'exprime. Quand je joue, je sers un texte, un univers, un metteur en scène.
Son esprit était en effet ma bibliothèque, et chaque fois qu'il m'était ouvert, j'entrais dans la béatitude.
Quand vous échappez à un piège, vous avez droit déjà à une bonne nouvelle; et après une fois que vous avez échappé à ce piège et bien il va falloir travailler pour transformer l'essai (...): comment on évite à l'Europe de s'embourber dans la crise économique et sociale ?
Ce que je trouve nouveau, c'est la richesse des rôles des vraies femmes à la télévision et au cinéma. C'est ce que je pense être révolutionnaire et évolutif.
Ce qui n'était autrefois que des espoirs pour l'avenir est maintenant devenu réalité.
Il n'y a jamais rien eu entre Robert Pattinson et moi. J'ai pété devant lui. Un vrai pet comme il faut. Et je ne pète jamais devant un mec avec qui je sors. C'est une règle.
Pourquoi le tribunal juge-t-il des choses qu'il ne voit pas, qui n'existe pas et qui n'ont absolument aucune preuve.
Si tout le monde s'accrochait à tous les ressentiments du passé et à leurs douleurs, il n'y aurait pas d'espoir pour l'avenir.
Au début, j'ai appris les chansons zouloues phonétiquement, et je ne savais pas ce que je chantais. Comme j'étais doué pour l'imitation, les yeux fermés, personne ne pouvait deviner que c'était un Blanc qui chantait.
Plus l'acteur est performant, moins vous en savez sur sa vie. Je veux dire, personne n'est meilleur que De Niro et vous ne savez rien de lui, n'est-ce pas ?
Je garde toujours les mêmes recettes pour impressionner mes amis, et je fais toujours deux ou trois choses, alors ils pensent que je peux cuisiner. Mais je ne sais pas comment cuisiner autre chose.
Les échecs sont infiniment plus instructifs que les réussites.
J'ai peur de mourir avant que toutes mes idées émergent !
Divorcer est un échec.
Cela fait plusieurs siècles déjà que nous avons admis que les femmes ont une âme. N'est-il pas grand temps d'admettre qu'elles ont également un cerveau.
Le catholicisme est-il compatible avec le modèle républicain français ? Pas vraiment.
Je défends le droit de ne pas vivre systématiquement dans la peur.
Les négations les plus fortes de Dieu se trouvent dans les écrits mystiques.
Ce qui existe, c'est l'éternité masculine et l'éternité féminine. La première est le jour, la seconde, la nuit.
L'on pense comme l'on vit.
Les mères font les hommes.
Personne ne vous empêche de calculer la procession des équinoxes ou de désintégrer les atomes. Mais que vous servira de fabriquer la vie même, si l'on a perdu le sens même de la vie !
Toute théorie n'est bonne qu'à condition de s'en servir pour passer outre.
A l'entrée d'un millénaire notre savoir et nos connaissances accrus n'ont fait qu'augmenter l'opacité d'un monde, qui tapi, derrière ses secrets, s'est de lui-même réenchanté.
Le mariage, un petit jeu de satiété.
Les optimistes croient que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Les pessimistes craignent que cela soit vrai.
Mieux vaut un mal douteux qu'un tourment assuré.
Vous savez, sur ce chapitre des influences qu'a pu subir un écrivain, on ne dit généralement que des sottises. Lui-même n'est guère fixé.
En littérature, le vol ne se justifie que par l'assassinat.
Il y a des maladies qui sont saines.
Sans le Gouvernement, on ne rirait plus en France.
Les impuissants se prosternent toujours vers le passé.
Il est des crépuscules qui sont plus beaux que des aurores.
Les vieux retombent pas en enfance, sinon ils feraient des cabanes dans les arbres.
Ouvre ta porte au lecteur.C'est a' lui de trouver les cachettes.
Enlevez-moi mes livres, je serais réduit au désespoir.
Il faut être fou pour être riche et travailler.
Je crois qu'on meurt quand on n'a plus envie de vivre. Quelles que soient les circonstances de la mort. Beaucoup de ceux que j'ai connus et qui sont partis n'avaient plus envie de vivre.
On se prend toujours de passion pour l'être qu'a choisi d'aimer la personne qu'on aime.
Pensez toujours que l'homme avec qui vous discutez est plus intelligent que vous, mais qu'il a moins de volonté.
Toutes nos langues occidentales s'accordent, en effet, à indiquer par le mot positif et ses dérivés, les deux attributs de réalité et d'utilité, dont la combinaison suffirait seule pour définir désormais le véritable esprit philosophique, qui ne peut être, au fond, que le bon sens généralisé et systématisé.
Sourires, fleurs, baisers, essences,Après de si fades ennuis,Après de si ternes absences,Parfumez le vent,de mes nuits !Illuminez ma fantaisie,Jonchez mon chemin idéal,Et versez-moi votre ambroisie,Longs regards, lys, lèvres, santal !
J'ai voulu des jardins pleins de roses fleuries,J'ai rêvé de l'Éden aux vivantes féeries,Des lacs bleus, d'horizon aux tons de pierreries ;Mais je ne veux plus rien ;Il suffit que tu ries.
L'oeuvre des cuisiniers n'a de raison de durer... qu'autant que les gourmets en parlent et en écrivent.
Le terme "brassensophobe" n'a pas encore été inventé parce que personne n'osera jamais avouer que le chanteur qui machonne sa moustache et sucote son tuyau de pipe est un puissant laxatif.
Le noir n'est qu'une obscurité partielle ; par conséquent quelques-uns de ses pouvoirs lui viennent du voisinage et du mélange des corps colorés. Dans sa propre nature il ne peut être considéré comme une couleur.
Sur ce qu'il vient d'écrire dans la journée, il a des peurs nocturnes. La nuit, fantastiquement, ramène tout à l'imaginaire de l'écriture : l'image du produit, le potin critique (ou amical) : c'est trop ceci, c'est trop cela, ce n'est pas assez... La nuit, les adjectifs reviennent, en masse.
Tu vas avoir quatre-vingts-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais.