J'ai peur de mourir avant que toutes mes idées émergent !
Aujourd'hui je surveille sur mes mains le relief croissant des veines et la multiplication des petites tâches brunes que l'on peut appeler de leur vieux nom populaire, un peu oublié: "les pâquerettes du cimetière". Je n'éprouve pas de réel plaisir à raconter ça, mais je le reconnais, une profonde et savoureuse amertume.
Une règle du parlement d'Utopie est de ne jamais débattre d'une loi le même jour de sa proposition.
Parfois, dans certains cas gravement atteints, la belle-famille vérifie que son futur gendre figure dans le Bottin mondain, soupèse sa bague de fiançailles pour en vérifier le nombre de carats et insiste pour avoir un reportage dans Point de Vue-Images du
Un bon élève est entouré par sa cour, un meneur est cerné par sa bande.
N'ayez pas peur des nouvelles arènes.
On ne demande point au syllogisme les principes de la science ; on lui demande vainement les lois intermédiaires, parce qu'ils est incapable de saisir la nature dans sa subtilité ; il lie l'esprit, mais non les choses.
La haine exprime une faiblesse, que seuls haïssent ceux qui ne peuvent se libérer dans l'action.
Et, longtemps après que la relation amoureuse s'est apaisée, je garde l'habitude d'halluciner l'être que j'ai aimé: parfois, je m'angoisse encore d'un téléphone qui tarde, et, à chaque importun, je crois reconnaître la voix que j'aimais: je suis un mutilé qui continue d'avoir mal à sa jambe amputée.
On n'aime pas une idée pour sa beauté et sa bienfaisance, mais simplement, comme une personne, parce que c'est elle.
Toute ma vie, j'ai eu peur d'être abandonner.
Qui sait reconnaître sa chance est chanceux.
L'homme qui a de la sagesse est lent à la colère, Et il met sa gloire à oublier les offenses.
On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps. Il faut qu'elle saille sous la phrase comme les muscles sous le vêtement.
C'est dans le feu que le fer se trempe et devient acier. C'est dans la douleur que l'homme trouve la révélation de sa force.
Je dis sans cesse à mes garçons que personne ne les connaît mieux que leur frère.
Bien que je ne sois pas avec toi, mes souhaits resteront toujours avec toi en cette nouvelle année. Bonne année.
Une surabondance de miel écoeure, une surabondance de vin trouble le cerveau, ainsi une surabondance de confort draine l'homme de sa force.
L'impuissance du pouvoir contre l'individu réellement libre est une des grandes chances de libération de l'homme, c'est le grain de sable de son destin, sa grandeur.
Presque tous les malheurs de la vie viennent des fausses idées que nous avons sur ce qui nous arrive.
J'adorerais être papa. J'espère que je serais bon papa. C'est la peur de tout homme, mais son travail le plus important.
Combien de temps tiendrons-nous le coup me demandais-je ? Combien de temps avant que l'un de nous se mette à délirer, à bafouiller devant le gamin ? Et que penserait-il alors ? Ce désert, cette solitude avait été le dernier domicile connu de [...] ► Lire la suite
L'amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l'attente, douceur de l'attente.
La mort n'est qu'un banal incident qui ne dure qu'un instant. Une affaire où l'on a plus de peur que de mal.
La vérité d'un homme est en lui. Là est sa richesse. Là est sa force vrai.
Mon spectacle n'est pas blasphématoire. Au contraire, il est divertissant et très instructif ! Sa morale est la suivante : soyez fort, croyez en la liberté et en Dieu, aimez-vous, comprenez votre sexualité, ayez le sens de l'humour, masturbez-vous, ne [...] ► Lire la suite
Il faut pousser sa volupté jusqu'à la douleur, pour être sûr de l'avoir goûtée tout entière.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
Tu étais la raison de mon sourire. Tu es devenu la cause de mes larmes.
J'aime la nuit, j'ai des idées plus claires dans le noir.
L'homme accepte la mort, mais non l'heure de sa mort. Mourir n'importe quand, sauf quand il faut que l'on meure.