L'amnistie est l'expédient des gouvernements faibles.
Les hommes ne peuvent être réellement libres que dans leurs rêves.
Voulez-vous, elles ne veulent pas ; vous ne voulez pas, c'est elles qui veulent.
Je croyais que le grade donnait de l'autorité : il en ôte.
Les rêveries sociales, qui, de nos jours, ont une circulation très active, ne sont pas dangereuses, en ce sens qu'il n'y a pas à craindre qu'elles s'emparent jamais de la pratique des affaires.
On ne donne vraiment qu'à fonds perdus.
Rêves des hommes, graines d'États, germes d'empires.
Se suicider trop tôt, c'est manquer de mémoire et d'imagination.
Les principes sont des préjugés de grande taille.
Ton public n'est ni le public des livres, ni celui des spectacles, ni celui des expositions, ni celui des concerts. Tu n'as à satisfaire ni le goût littéraire, ni le théâtral, ni le pictural, ni le musical.
Nos actions agissent sur nous autant que nous agissons sur elles.
Les films sont la forme d'art qui ressemble le plus à l'imagination de l'homme.
Comme tous les acteurs, j'ai l'angoisse du blanc. Aujourd'hui, hélas, les théâtres n'ont plus les moyens de payer un souffleur. Ça calmerait pourtant notre trac, juste de savoir qu'il est là.
Je veux dire que nous avons tous joué étant enfants. Vous jouez à des jeux, vous affrontez des personnages différents, vous imitez; le plaisir et l'amour du jeu ne m'ont jamais quitté.
Devenir est supérieur à être.
Je veux marcher à travers la vie, au lieu d'être traîné par elle.
Tout ce que je fais a un but.
Les Soviétiques n'ont pas cherché à montrer qu'ils avaient libéré des camps.
Ce n'est ni l'amitié ni la bonté qui nous manquent, mais nous qui manquons à l'amitié et à la bonté.
Aimer ce qu'on a : une façon résignée de ne jamais avoir ce qu'on aime.
Si les écrivains ne lisaient pas et si les lecteurs n'écrivaient pas, les affaires de la littérature marcheraient infiniment mieux.
Aucune doctrine inventée par les hommes, hors celle de l'Evangile, ne pourra jamais réchauffer le monde.
Avoir aimé, c'est ne plus vivre.
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges, jeter l'ancre un seul jour ?
Un bref instant, pendant que je dealais dans les jardins du Forum, je me suis dit qu'il fallait cesser d'exister pour commencer à vivre.
Dans la conversation, on dit quantité de choses, en deux mots.
Les questions hypothétiques engendrent des réponses hypothétiques.
Mourir n'est qu'une façon particulièrement exacte de vieillir.
L'abat-jour transparent de rose s'illumine.La vitre est noire sous l'averse monotone.Oh ! le doux "remember" en la chambre d'automne,Où des trumeaux défunts l'âme se dissémine.
Car ce qui fait un être, ce sont peut-être moins ses actes publics que ses habitudes secrètes, moins ses intentions planifiées que ses rêveries floues. Ce sont nos états d'âme, cette part la plus secrète de nous-même, qui en est aussi la plus révélatrice.
Chaque fille, peu importe où elle vit, mérite la possibilité de développer la promesse à l'intérieur d'elle.
Certaines grossièretés sont l'ultime refuge de la pudeur.
Je pense que nous réalisons que les gouvernements ne peuvent plus nous gouverner.
La question du retrait de François Fillon se pose clairement.
Il n'y a pas de honte à être compris du premier coup.
L'homme s'appartient quand il ne se compare plus à aucun homme.
On vante les morts parce qu'on est sûr qu'ils n'en démentiront rien.
Là où il y a une nécessité, il faut qu'il y ait une possibilité.
Nos goûts culinaires sont, de tous nos penchants, les plus traditionnels, les moins sujets à des changements.
S'il existe un Dieu, qu'il m'indique le chemin ou qu'il m'emporte avec lui, comme ça je n'aurai pas de décisions à prendre, ça m'a toujours effrayée.
L'amour propre et l'amour, ça ne va pas ensemble. Si même il y en a un qu'on appelle propre, c'est pour le distinguer de l'autre, qui ne l'est pas.
Si vous n'avez pas d'opinions politiques, prenez donc les miennes.
Un changement, même désavantageux, était toujours un changement.
Toutes nos erreurs viennent de nos souvenirs.
J'ai reçu des coups. Et j'en ai donnés aussi. On s'est battu à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer. Dans les réunions (gaullistes face aux communistes, ndlr), c'était comme ça. Aujourd'hui, la politique est devenue une plaisanterie. C'est de la rigolade !
Les gens doivent s'identifier à quelque chose pour montrer qu'ils ont atteint un certain objectif. Quoi qu'il en soit, en Russie, c'est fait avec des médailles. Vous portez toutes ces médailles pour montrer qui vous êtes.
On ne radine pas avec l'amour.
Nous nous opposons à toutes les entreprises sociales, que nous en bénéficiions ou non. Vous constaterez que nos positions politiques nuisent principalement à notre rentabilité plutôt que de l'aider.
L'acte accompli est bien commencé.
Je me trouve au max. Après, nous pouvons toujours nous améliorer... Mais je ne vois pas à quel niveau en fait (...) Techniquement, tactiquement, mentalement, physiquement... (...) Je dois juste rester à ce niveau. Maintenant, il faut gagner des trophées collectifs.