Contempler sa bibliothèque, c'est rêver qu'on ne saurait mourir avant d'avoir lu tous les livres qui la remplissent.
Un homme d'affaires a besoin de trois parapluies - un à laisser au bureau, un à laisser chez lui et un à oublier dans le train.
Mentir, c'est diviniser autrui.
Ceux qui mettent au jour quelque proposition nouvelle sont d'abord appelés hérétiques.
Il y a des chants qui, lorsqu'ils se taisent, obligent à écouter un certain silence plus précieux qu'eux mêmes.
Ce n'est pas le but qui est intéressant, ce sont les moyens pour y parvenir.
Ceux qui croient avoir trouvé la paix, ce n'est souvent que par défaut d'amour.
N'ayez pas peur de faire un grand pas si c'est indiqué : on ne franchit pas un abîme en deux petits sauts.
L'homme se tient debout sur ses pattes de derrière pour recevoir moins de pluie et pouvoir accrocher des médailles sur sa poitrine.
Il n'existe guère de texte, si ennuyeux soit-il, qui ne contienne une perle susceptible de faire rire.
Ce n'est pas Dieu qui est loin de l'homme, mais l'homme qui est loin de Dieu.
Nous devrions utiliser la mort pour entrer plus avant dans la vie.
Quant on a le coeur encore agité par les restes d'une passion, on est plus près d'en prendre une nouvelle que quand on est entièrement guéri.
Défiez-vous des premiers mouvements, ce sont les bons.
Quel mortel reste juste s'il ne redoute rien ?
Il y a deux types de directeurs d'école : les incompétents et les pires.
Malheur à l'incroyant qui, face à ses insomnies, ne dispose que d'un stock réduit de prières !
Les femmes sachant toujours bien expliquer leurs grandeurs, c'est leurs petitesses qu'elles nous laissent à deviner
Moines : ont la triste singularité de se priver des plaisirs sans faire moins de crimes.
Avoir des vices c'est dépendre d'autrui. Cela seul devrait rendre vertueux.
Aujourd'hui on ne sait plus lire. On parcourt en masse ce qui est imprimé.
Le penchant de l'homme à considérer de petites choses comme importantes en a déjà produit des grandes.
L'artiste qui recherche des formes ne sait pas toujours qu'il recherche un Dieu.
Dis-moi ce que tu tais, je te dirai qui tu es.
Il faut être quelqu'un, non quelque chose.
Admirer certaines oeuvres est plus qu'une faute de goût, c'est une faute de caractère.
Penser, c'est inventer sans croire.
Plus j'y pense, plus je me dis qu'il n'y a aucune raison pour que le carré de l'hypoténuse soit égal à la somme des carrés des deux autres côtés.
Comprendre, analyser, c'est pour l'artiste, détruire et se détruire.
Hamlet aujourd'hui : être en n'étant pas, ou ne pas être en étant ?
Il y a des appartements où les meubles poussent mal.
Avec de l'argent, il est facile de se passionner pour les belles choses.
Nous ne savons pas où la révolution virtuelle nous entraîne, seulement que là ou nous arriverons, nous n'aurons pas assez de RAM.
Celui qui peut se soumettre aux mystères s'adjuge le pouvoir de les créer.
Cherchez et vous trouverez... autre chose.
La postérité peut se tromper aussi bien que n'importe qui.
Le vrai, le beau, le bon, d'où qu'ils viennent, sont le trésor de l'humanité.
Il faut de la responsabilité dans la vie... même pour aimer.
Les idéologies sont aussi massacreuses que les religions.
Foi, semelle inusable pour qui n'avance pas.
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
Les importants n'argumentent point : ils se contentent de répéter la même chose, en haussant le ton.
A quoi sert ce progrès dont nos siècles se parent A quoi sert d'avoir tant vécu ? Il n'y a plus de chefs de gare Mais il y a toujours des cocus !
La fortune, pour moi, n'est que la liberté. Elle a cela de beau, de remuer le monde, Que, dès qu'on la possède, il faut qu'on en réponde, Et que, seule, elle met à l'air la volonté.
L'or est le souverain des souverains.
La plupart des insitutions sociales paraissent avoir pour objet de maintenir l'homme dans une médiocrité d'idées et de sentiments qui le rendent plus propre à gouverner ou à être gouverné.
La plupart des grands capitaines sont devenus tels par degrés.
L'homme se réduit en acceptant le jeu des délimitations politiques.
Après avoir pleuré, nous pensons plus librement que jamais.
Il n'y a pas un exil. Ce sont toujours des exils.