Une seule conversation à table avec un sage vaut mieux que dix ans passés dans les livres.
Ne courez jamais après une femme ou un taxi. Il en passera d'autres.
Le sang bleu se retrouve parfois dans les veines d'un demeuré ou dans la trompe d'un moustique.
L'argent ne vous fait pas d'amis. Il vous donne seulement des ennemis de meilleure qualité.
La Bible est une lettre personnelle adressée à chacun de nous par Dieu.
Tous les hommes aiment avant tout la lumière, ils ont inventé le feu.
Une des phases nécessaires de toute conquête, grande ou petite, c'est que les conquérants se querellent entre eux pour la possession et le partage des biens des vaincus.
Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette...
Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre.
Les habitudes de la vieillesse ne sont pas de moindres obstacles pour notre salut que les passions de la jeunesse.
Les choses qu'on sait le mieux sont celles qu'on n'a pas apprises.
En politique une absurdité n'est pas un obstacle.
Celui qui sait parler sait aussi quand il faut parler.
Le mot de "vertu politique" est un non-sens.
Le coeur n'est jamais si bien en équilibre que sur un tranchant d'acier.
La mémoire, c'est comme l'écho qui continue à répercuter après que le son s'est éteint.
Le manque de mémoire est un don de Dieu accordé aux débiteurs en compensation de la pauvreté de leur conscience.
Sans Edison, nous regarderions la télévision à la lueur des bougies.
La mort, ce serait le rêve si, de temps en temps, on pouvait ouvrir l'oeil.
Le coeur est le dépositaire des nobles sentiments ; et le caractère en est la sentinelle.
Nous nous préparons donc des peines toutes les fois que nous cherchons des plaisirs ; nous sommes malheureux dès que nous désirons être plus heureux.
Le fardeau de l'amour : il pèse si peu sur le coeur !
Seuls les grammairiens sont assez naïfs pour penser que l'exception confirme la règle.
Ne dites jamais de quelque chose : c'est acquis. Dites : c'est à moi !
Apprendre la musique en lisant des ouvrages s'y rapportant est comme faire l'amour par courrier.
L'on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts.
Les choses que l'on dit de nous ont beaucoup plus de signification et d'importance pour nous que pour les gens qui les disent.
Occupez-vous de vivre, ou arrangez-vous pour mourir.
On demande généralement aux esclaves de chanter tout en travaillant.
La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.
Si vous avez déjà volé vous comprendrez peut-être l'amour qu'un pilote porte au vol. C'est la même chose que ce qu'un homme ressent pour une femme, ou une épouse pour son mari.
Il faudrait écrire sans jamais penser qu'on sera lue ou alors par des êtres dotés d'une immense compassion et qui vous pardonneront d'user votre vie à restituer l'impalpable traversée des heures, des minutes, des secondes. Autant dire rien.
La philosophie n'est peut être que l'art d'ensevelir nos doutes sous une avalanche de mots.
Mon cynisme est une mauvaise couverture - mais comment me garantir du froid ?
La vérité des hommes est essentiellement relative, aussi il faut y croire et l'aimer quand même.
Dans chacun de nous il y a un peu de tous les autres ; c'est ça qui est intolérable. On ne peut pas être vraiment soi.
Un sentiment, c'est de la vie organisée selon nos rêves.
L'imprévisible apparaît comme un défi scandaleux lancé à la face d'un monde dont le coeur bat chaque jour davantage au rythme des ordinateurs.
Dieu est si grand seigneur, et moy si petit compagnon que nous n'avons jamais eu de communication ensemble.
L'idée vous vient-elle de vous séparer d'un livre, qu'il vous fiche mauvaise conscience !
Le succès et la gloire ne nous griseront jamais que les tempes.
Une comédie dans laquelle on ne trouverait ni jeune homme élégant, ni gogo, ni cocu, ni femme légère, est, pour certains palais, un amusement aussi fade qu'un dîner où manquent le rôti et le pudding.
Le théâtre n'est pas le lieu des apparences, il est le lieu des apparitions.
Le mot est le corps du temps.
Même la mante religieuse est capable de se débarrasser de ses pinces quand elle n'arrive pas à se dégager.
Le pied de la poule ne tue jamais ses enfants.
Un manteau royal va toujours bien. C'est le triomphe de la confection.
La capacité à faire pleurer les crocodiles ne m'a jamais ému.
Tout individu ne développe-t-il pas son identité personnelle et la vision qu'il a de lui-même d'abord en fonction de la situation dans laquelle il vit, et ensuite seulement en fonction de la conscience historique de son entourage ?
L'ordre symbolique n'explique pas tout.