Les soucis d'une fortune à édifier entraînent presque fatalement la dureté du coeur.
La sincérité, c'est le projecteur sous lequel on prend des poses. La franchise, c'est l'éclair de flash qui fixe la vérité d'un instant sans prétention d'en faire un tableau.
S'aimer n'importe où, célébrer le n'importe quand n'importe où, est le privilège des amants lucides.
Si le mensonge n'existait pas, il n'y aurait nul besoin de le conjurer en disant des "je le jure".
Il n'y a que les mauvais coeurs qui médisent à table, car rien ne rend plus indulgent que la bonne chère.
Lorsque ni la discipline, ni la loi, ni l'esprit de parti ne font plus d'effet sur certaines gens, on doit penser à les dompter avec de petites faveurs.
La pensée, en Angleterre, n'est pas une maladie contagieuse.
Il n'y a pas de marche qui un jour, ne finit pas.
On a toujours l'art de mentir quand on parle à des gendarmes.
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'intuition ou pas du tout.
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
Comme la neige serait monotone si Dieu n'avait créé les corbeaux.
Finalement quand on aime ce n'est pas de l'aveuglement, c'est du masochisme.
Nous bricolons plus ou moins notre vie pendant soixante à quatre-vingts ans, et ensuite, quand nous savons à peu près comment il faudrait vivre, il nous faut mourir.
L'histoire est un immense désordre qui se tient.
Le bonheur se distingue du plaisir : ce dernier n'est pas lié au sentiment de l'existence, on ne s'y oublie pas en tant qu'être singulier. Ici se loge la deuxième raison qui peut expliquer la rareté de ce bonheur en littérature.
Tel paraît riche qui n'a rien, et tel paraît pauvre qui est fort riche.
Ménagères ! Ne faites plus blanchir votre linge : faites-le noircir ; il ne se salira plus !
Un humoriste désespéré Doit se dire que la vie Est un jeu de maux.
Celui qui chante retrouve la vie, retrouve le cri de l'enfant Dieu.
On a autant de peine et de mérite à se passer d'argent qu'à en gagner.
La justice est sociale. On l'administre avec des règles fixes et non avec les frissons de la chair et les clartés de l'intelligence. Surtout ne lui demandez pas d'être juste, elle n'a pas besoin de l'être puisqu'elle est justice.
La vie c'est moins bien que la télé, parce qu'on ne peut pas changer de chaîne.
La fortune tourne tout à l'avantage de ceux qu'elle favorise.
Un dîner sans façon est de la perfidie.
La seule différence entre un sage et un imbécile, c'est que le sage a tendance à commettre des erreurs beaucoup plus graves, parce que personne ne confie des décisions importantes à un imbécile.
Il est toujours facile d'être dégoûté par les péchés des autres.
Exiger de savoir qui les éduque, de ceux qui prétendent vous éduquer.
Tout le monde se plaint de ses moyens, personne de ses résultats.
Le style n'est pas une chose qui résulte d'une opération consciente : c'est une chose qui se dégage d'elle-même.
La télévision présente au spectateur une image de remplacement. Certains Américains reçoivent jusqu'à trente ou quarante chaînes. La réalité leur parvient à travers l'écran, et cette réalité-là tend à devenir parfois plus réelle que leur propre vie.
La différence entre un artiste et une paire de chaussures, c'est que l'artiste doit pouvoir partir avant de lasser, tandis que les chaussures, il vaut mieux les lacer avant de partir.
Fuguer est le contraire d'un suicide : on part pour vivre.
Je ne veux certainement pas paraître comme tout le monde.
Quand la tourmente sera passée, vous vous rendrez compte que ces épreuves, qui auraient pu vous faire perdre courage, vous ont au contraire renforcé.
Je me sens oppressée, indiciblement oppressée par le fait de ne jamais pouvoir sortir, et j'ai grand-peur que nous ne soyons découverts et fusillés.
Un bon fou rire vaut mieux que dix cachets de valériane.
Ce n'est pas un privilège de l'artiste d'avoir une ouverture au monde, c'est le privilège de tout ceux qui cherchent.
On ne peut pas tout savoir, la vie est trop courte.
Que la morale fasse partie d'une éducation publique commune à toutes les classes de citoyens. Que l'on écarte avec soin de cette éducation toute influence sacerdotale.
Au printemps lilas, roses et muguets,En été jasmins, oeillets et tilleulsRempliraient la nuit du grand parc où, seulsParfois, les rêveurs fuiraient les bruits gais.
Il n'y a rien de plus beau que l'énigme, la grande énigme qui vous aime et qui sans fin se renouvelle.
Qui m'a appris l'obéissance en vieillissant pour satisfaire le regard des autres ? Je veux être désobéissant et braver la raison.
S'il a vécu comme personne,Souvenez-vous par charité,Qu'un monstre attend qu'on lui pardonne,L'affreux bonheur d'avoir été.
ll pleut des jours le jour en pleure,L'avril périt de ses parfums,Et comme lui les regrets meurent,Sait-on d'un mort s'il fut quelqu'un.
L'OABA, dont les enquêteurs travaillent sur les 280 abattoirs français, estime que 48% des animaux abattus en France le sont sans étourdissements. Un chiffre corroboré par un rapport du ministère de l'Agriculture datant de novembre 2011, qui affirme que plus [...] ► Lire la suite
Sans expérimentation, une volonté de poser des questions et d'essayer de nouvelles choses, nous deviendrons sûrement statiques, répétitifs, moribonds.
Il est plus difficile de libérer une nation de la servitude que d'asservir une nation libre.
J'utiliserai toutes mes forces pour apporter une société juste à une nation vivant dans un monde difficile.
Rappelez-vous non seulement de dire la bonne chose au bon endroit, mais bien plus difficile encore, de ne pas dire la mauvaise chose au moment tentant.