J'ai cueilli la fleur des champsJe l'effeuille dans le vent,Un pétale pour mon papaQui me soulève dans ses brasUn pétale pour ma mamanQui m'endort en me berçant.C'est la fleur de mon amourJe veux la garder toujours.
On fait l'amour, ce soir ? Faut pas en abuser, mignonne.
Chiotte les mecs merde !
Ce qui m'énerve chez les amateurs de la parole c'est leur propension à juger un monde qu'ils ne connaissent pas.
Il faut distinguer le réel, et la représentation du réel qui se traduit par des récits de tristesse et d'abattements.
Les valeurs d'égalité et de fraternité sont depuis longtemps des mots plus que des réalités.
Je considère les gens faibles, esclaves de leurs sens, comme indignes de ma haine; je me borne à mépriser leur manque de volonté.
J'admire les gens qui divorcent à 70 ans. C'est la preuve d'une liberté magnifique !
Je rêvais d'un amour bref et infini à la fois.
Avez-vous remarqué que lorsque vous commencez un régime, la première chose que vous perdez, c'est votre bonne humeur ?
Un homme qui parle d'amour avec esprit est médiocrement amoureux.
Ce n'est pas le chaudron que le chien lèche c'est ce qu'il y a dedans.
La psychanalyse est au subconscient ce que la cartographie est aux dunes du Sahara.
Ecrire, c'était avoir les mains sales.
Nous en étions à ce point dans la crise européenne qu'une révolution de plus, c'était une guerre de moins.
Comprendre c'est avant tout unifier.
Tout n'est pas perdu, tant qu'on est mécontent de soi.
Toutes les idées, toutes les phrases, toutes les discussions, toutes les croyances sont des rengaines.
C'est là qu'est le secret du bonheur et de la vertu - aimer ce qu'on est obligé de faire.
Qui se mêle du métier d'autrui, trait sa vache dans un panier.
Tout ce que les hommes ont dit de mieux a été dit en grec.
Les grandes oeuvres d'art ne sont grandes que parce qu'elles sont accessibles et compréhensibles à tous.
Il faudrait naître vieux, débuter par la sagesse puis décider de son destin.
C'est la volonté qui créera l'harmonie intérieure de votre âme.
Le silence n'a jamais trahi personne.
Les horreurs sont supportables tant qu'on se contente de baisser la tête, mais elles tuent quand on y réfléchit.
Ce qui complique tout, c'est que ce qui n'existe pas s'acharne à faire croire le contraire.
Souvent le désespoir a gagné des batailles.
Le chagrin creusé par ceux qui partent fait le nid de ceux qui arrivent dans le coeur de ceux qui espèrent.
On blesse l'amour-propre, on ne le tue pas.
Tuer une oeuvre d'art est plus grave que de tuer des hommes. Des hommes, on en refait tant qu'on veut...
Les hommes trompent souvent ; les femmes peu souvent, et, en cherchant bien, il n'y a guère de perfidies à leur reprocher.
Ce qui nous pousse à nous rendre utiles et à oeuvrer pour de bonnes causes, réside avant tout dans l'estime que nous nous prodiguons.
Tout persécute nos idées, à commencer par notre cerveau.
On loue et on blâme la plupart des choses parce que c'est la mode de les louer ou de les blâmer.
La propriété est nécessaire, mais il ne l'est pas qu'elle reste toujours dans les mêmes mains.
Il y a deux sujets sur lesquels les Français mentent : le nombre de livres qu'ils lisent et le nombre de coups qu'ils tirent.
Il y aurait une grande mortalité si l'on cessait de vivre lorsqu'on a plus rien à se dire.
Je ne comprends pas qu'on laisse entrer les spectateurs des six premiers rangs avec des instruments de musique.
La mort est si peu notre affaire, que personne ne s'enterre sois-même.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?
Je suis la personne avec qui je m'ennuie le moins.
Le plaisir est le plus souvent imparfait. Ce n'est pas une raison pour le refuser.
Le désir d'ordre est le seul ordre du monde.
Trop espérer, c'est se préparer des déceptions.
Celui qui n'est rien est l'égal de tout le monde.
Refuser la confidence, c'est admettre la non-confiance.
Courir après l'esprit, c'est encore la manière la plus fatigante de n'attraper que la sottise.
Il faut perdre son âme. Mais comment ?
Ne dites jamais de quelque chose : c'est acquis. Dites : c'est à moi !