Du bien, du poli, de l'humain, un sourire et j'explose. Je trouve la route, besoin de merde d'impolitesse, pour trouver au-delà de l'évidence, le chagrin, le pardon...
Souvent, devant un défi aussi colossal que le changement climatique, ça peut être décourageant - un peu comme perdre du poids -, et j'en sais quelque chose!
Si l'homme avait ce qu'il mérite, il vivrait dans un extrême dénuement.
On ne peut désigner le sommet d'une pyramide sans localiser sa base.
Les vieillards ont besoin d'affections comme de soleil. C'est de la chaleur.
George Sand est un coeur lumineux, une belle âme, un généreux combattant du progrès, une flamme dans notre temps. C'est un bien plus vrai et bien plus puissant philosophe que certains bonshommes plus ou moins fameux du quart d'heure que nous traversons.
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part.
L'homme a deux choix : ou descendre d'Einstein, ou descendre d'un singe ! Ou cerner des vérités afin d'en brûler les âmes d'un feu éternel, ou simplement s'amuser !
La liberté se paye sans doute de désordre, mais l'on en meurt moins que de servitude.
Dieu nous a placés dans ce monde merveilleux pour y être heureux et jouir de la vie.
À quoi bon fréquenter Platon, quand un saxophone peut aussi bien nous faire entrevoir un autre monde ?
La raison d'être des statistiques, c'est de vous donner raison.
Sans franchir la porte, on peut connaître le monde.
Il faut savoir maîtriser sa langue, son coeur et son sexe.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
Si Dieu m'avait fait l'honneur de me consulter, je lui aurais conseillé de placer les rides des femmes sous le talon.
A mesure que je m'en éloigne, ma vie passée se dessine comme une île.
Espérance ? Billet à ordre que nous tirons sur le bonheur et qui nous revient protesté à l'échéance.
Inquiétude : pensée égoïste qui consiste à espérer ne pas avoir mal.
C'est une très belle histoire que nous vivons, puisque nous la vivons.
Si je suis croyant ? Dieu seul le sait.
Il faut parfois avoir le courage de ne pas travailler, mais ce luxe n'est pas un devoir pour tout le monde.
L'homme a naturellement des ennuis. Il vient au monde en pleurant, et le quitte en grognant.
Votre tribunal est en vous-mêmes ; pourquoi le chercher ailleurs ?
Celui qui habite partout, n'habite nulle part.
Chacun se modifie au gré d'événements incommunicables. Les amis s'oublient, se perdent de vue. On obéit souvent à un tracé intérieur.
L'amour ne meurt pas, il se renouvelle.
Ce sont les âmes qui s'attirent ; mais ce sont les corps qui s'offrent.
Toute forme d'absolu relève de la pathologie.
Pour être humain faut-il absolument ressembler au reste de la terre ?
Les affaires n'attendent pas ; elles viennent généralement très vite à maturité et se gâtent quand on les néglige.
La démocratie est un système merveilleux dans lequel un homme est encore libre de faire ce que sa femme veut.
Sur cette terre, comme l'ombre nous passons. Sortis de la poussière, nous y retournerons.
Diviniser la femme ou l'abaisser, c'est toujours la tenir à distance.
Dans la vie il ne faut jamais rester indifférent, il faut aimer ou haïr. Choisir c'est toujours recommencer.
Il ne faut pas se satisfaire d'avoir fait son devoir. Il faut en faire plus. C'est le cheval qui franchit la ligne d'arrivée avec une encolure d'avance qui gagne la course.
La personne humaine est la révélation en l'homme de l'image de Dieu.
Les gens sont vraiment malheureux dans notre société. Mais tout contribue à faire qu'ils ne le savent pas.
C'est difficile de prendre au sérieux une femme qu'on a envie de toucher.
La mort s'apprend comme le reste, avec patience, avec peine. Il faut le vouloir.
Ecrire c'est une autre façon de prier. C'est espérer que les mots protègeront ceux qu'on aime.
Une vie remplie n'est pas forcément une vie heureuse, comblée, mais celle qui laisse sa marque sur nous-mêmes, sur autrui.
C'est cela le théâtre : c'est le désir de tous les autres.
Le mauvais comédien indispose. Le bon tranquillise. Le grand inquiète.
L'illusion des avares est de prendre l'or et l'argent pour des biens, au lieu que ce ne sont que des moyens pour en avoir.
Qui contrôle le passé contrôle l'avenir.
J'ai beau mourir, l'univers continue. Cela ne me console pas si je suis autre que l'univers. Mais si l'univers est à mon âme comme un autre corps, ma mort cesse d'avoir pour moi plus d'importance que celle d'un inconnu.
C'est important, la musique... La seule chose qui fédère les jeunes gens. Une sorte d'espéranto.
Il n'est qu'une manière de bien vieillir, c'est de mourir auparavant.
Songez-y bien : il faut désormais que mon coeur, S'il n'aime avec transport, haïsse avec fureur.