Tu ne tueras point. Sauf le temps, toute ta vie.
La pensée est l'esclave de la vie, et la vie est le fou du temps...
Par temps de tempête, tous les ports sont bons.
Jusqu'à présent toute grande philosophie fut la confession de son auteur, une sorte de mémoires involontaires.
Le temps et le monde et la personne ne se rencontrent qu'une seule fois.
J'ai l'impression qu'il y a tellement de gens que j'admire pour tellement de raisons que je ne peux pas regarder la vie d'une personne et dire : " Je veux cette vie. Je veux faire ma propre histoire."
Vous avez trois âges dans la vie : la jeunesse, l'âge mûr et celui où on vous dit que vous avez bonne mine.
Dormir, c'est du temps perdu. Dormir me fait peur. C'est une forme de mort.
Les choses les plus souhaitées n'arrivent point ; ou si elles arrivent, ce n'est ni dans le temps ni dans les circonstances où elles auraient fait un extrême plaisir.
On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant.
Tu ne luttes point contre la mort en ensevelissant les cadavres.
Mon oeuvre est faite de ma vie amicale.
Il n'y a point de contradictions dans la nature.
Il n'y a rien de pire que de se gâcher la vie à se demander ce qu'on aurait pu faire.
La vie est ce qu'elle est, un rêve de revanche.
Rater sa vie est un droit aliénable.
Le niveau moral de notre vie n'a rien de commun avec la gravité ou la nature de nos fautes. C'est la manière de se comporter bien ou mal dans le mal aussi bien que dans le bien qui nous classe.
Le plus important n'est pas forcément le temps que tu passes à t'entraîner, mais la façon dont tu le fais.
Un acteur, c'est quelqu'un qui vomit. C'est quelqu'un qui bouffe la vie et qui la dégueule en jouant.
L'homme est né pour le plaisir : il le sent, il n'en faut point d'autre preuve.
Très certainement, quelques planètes ne sont pas habitées, mais d'autres le sont et, parmi toutes ces planètes, il doit exister la vie dans diverses conditions et phases de développement.
On pourrait dire que la philosophie est une façon de parler intelligemment de ce qu'on ne connaît pas.
Au combat, il se passe un temps infini entre l'instant où l'adversaire a décidé de frapper et celui où le coup vous atteint.
J'ignore si la vie est plus grande que la mort mais l'amour l'est plus que les deux.
Les hommes passent la moitié de leur temps à se forger des chaînes et l'autre moitié à les porter.
Sur la vitre qui protège le guichet, un joli dessin montre une gentille dame qui dit Bonjour ! dans une bulle en souriant. Ce qui permet à l'employée, vingt centimètres plus bas, de continuer à faire la gueule en gagnant du temps sur les civilités.
Les mots, vous savez, c'est un peu comme la levure de boulanger, ils prennent leur temps pour faire lever la pâte !
Il faudrait écrire sans jamais penser qu'on sera lue ou alors par des êtres dotés d'une immense compassion et qui vous pardonneront d'user votre vie à restituer l'impalpable traversée des heures, des minutes, des secondes. Autant dire rien.
La variété, c'est de l'organisation ; l'uniformité, c'est du mécanisme. La variété, c'est la vie ; l'uniformité, c'est la mort.
Les idées se pressent sous ma plume si abondantes que je n'ai même pas le temps de les exprimer.
Sur le point de m'en aller, je veux lui poser une question qui résume toutes les autres, une question qu'il n'y a que moi pour poser, sans doute, mais qui, au moins une fois, a trouvé une réponse à sa hauteur: "Qui etes-vous?" Et elle, sans hésiter : "Je suis l'âme errante".