Il n'y a pas d'art désespéré- le désespoir, c'est seulement un manque de talent.
Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent aux vents un mobilier sans savoir qu'ils anéantissent un royaume.
On cesse d'être jeune au moment où l'on ne choisit plus ses ennemis, où l'on se contente de ceux qu'on a sous la main.
Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s'effrayer. Ca passe.
Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ?
Celui qui chante va de la joie à la mélodie, celui qui entend, de la mélodie à la joie.
Contre les voluptés des plus heureux du monde Je n'échangerais pas les maux que j'ai soufferts : C'est le plus grand soupir qui fait le plus beau vers.
Les gens médiocres arrivent à tout, parce qu'ils n'inquiètent personne.
On a toujours assez de temps quand on en fait un bon usage.
Aime, et fais ce que tu veux.
Il n'est pas nécessaire qu'un auteur comprenne ce qu'il écrit. Les critiques se chargeront de le lui expliquer.
L'intérêt que j'ai à croire une chose n'est pas une preuve de l'existence de cette chose.
Avoir des dettes, c'est le seul moyen de rester dans la mémoire des classes commerçantes.
La raison se perd par le raisonnement.
Quoiqu'il y ait beaucoup de livres, croyez-moi, peu de gens lisent ; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux.
Demandez à Dieu de bénir votre travail, mais ne lui demandez pas de le faire à votre place.
Quand on compose de la musique, on est à l'intérieur de soi.
Le meilleur héritage est toujours l'instruction.
La volonté absolue ne consent pas au mal ; mais la volonté y consent dans la mesure où elle craint, par refus, de tomber dans un plus grand malheur.
En France on parle quelquefois de l'agriculture, mais on n'y pense jamais.
Il est impossible de porter à travers la foule le flambeau de la vérité sans roussir ici et là une barbe ou une perruque.
Aimer n'est pas recevoir comme autant d'hommages la présence de l'autre, le son de sa voix, la douceur de ses gestes, mais lui donner la meilleure part de soi.
A chaque jour suffit sa peine, à condition que la paye tombe bien en fin de mois.
Ce sont toujours dans des petites choses inattendues, des détails, des gestes ou des faits divers que nous apprenons tout.
Les incrédules sont souvent des paresseux qui ont pris tout de suite leur retraite.
Ne vous attendez pas à ce qu'un garçon soit dépravé tant qu'il n'a pas été envoyé dans une bonne école.
Rien ne met mieux en évidence la pudeur masculine que de jolies jambes féminines : dès qu'un homme en aperçoit, il baisse les yeux.
Attendre c'est déjà vivre une rupture...
Quand le chêne est tombé, chacun se fait bûcheron.
Quelle raison a-t-on pour croire que la séparation de l'âme et du corps ne puisse se faire sans une douleur extrême ?
Il est statistiquement impossible qu'une fille de 16 ans débranche son téléphone.
Il y a une communication plus intense dans l'échange immédiat à base de générosité que dans la jouissance immédiate.
La plupart des gens attendent d'avoir mal aux dents pour aller chez le dentiste. La plupart des sociétés attendent d'être dérangées par les victimes pour entreprendre des réformes.
Pourquoi payer ses impôts sur le revenu ? Il vaut mieux attendre qu'ils repartent.
Les responsabilités nous envahissent, c'est vrai. Mais, sans elles, qu'est-ce qu'on s'ennuie.
Dans les moments de grande tension, l'esprit se fixe sur un détail sans importance dont on se souvient parfaitement bien longtemps après, comme si l'anxiété nous l'avait à jamais gravé dans le cerveau.
La peur n'est pas le pire. L'atroce, c'est la honte de se regarder succomber à la peur.
Le travail est un des domaines où seule la réussite compte, d'où l'obligation de plaire à ceux qui donnent de l'ouvrage.
Le bien-être ne sert qu'à désirer plus ; et dans cette idée il n'y a pas de limite.
Je l'aime trop pour en être jaloux. J'ai pris le parti d'en être fier.
Nous mourons par manque d'amour, par une absence, par le désespoir. Ce qui nous retiens à la terre, c'est l'amour, c'est la vie. La mort a été construite avec le sentiment de refoulement dans l'homme. Nous avons fabriqué la mort.
Si tu te sers de la liberté en échange d'autre chose, comme l'oiseau, elle s'envolera.
Si le bonheur était dans les délectations du corps, nous dirions que les boeufs sont "heureux", lorsqu'ils trouvent du bon fourrage à manger.
On s'intéresse à ses membres comme parties de son corps, pourquoi pas aux hommes comme parties de l'humanité ?
L'aumône se réalise avec le coeur alors qu'offrir s'accomplit par devoir pour se débarrasser d'un mendiant accrocheur.
Au dire de Freud, un peu de différence mène au racisme. Mais, beaucoup de différences en éloignent irrémédiablement.
Il est regrettable pour l'éducation de la jeunesse que les souvenirs sur la guerre soient toujours écrits par des gens que la guerre n'a pas tués.
Je suis agnostique. Ce qui ne veut pas dire que je ne crois pas, mais que je ne sais pas si je crois.
Il faut se souvenir aussi de celui qui oublie où mène le chemin.
Etre ou jouer le jeu voilà la question de la vie entière.