Toute société, pour se maintenir et vivre, a besoin absolument de respecter quelqu'un et quelque chose.
Il est plus facile de proclamer l'égalité que de la réaliser.
Que ce Dieu est bon ! il a fait le ciel pour nous tous, y va qui peut ; mais peu y vont, c'est un peu haut.
L'amour qui économise n'est jamais le véritable amour.
Le cri du pauvre monte jusqu'à Dieu, mais il n'arrive pas à l'oreille de l'homme.
La vérité est le soleil des intelligences.
Au commencement était le Verbe.
Aime comme si un jour tu devais haïr.
Rien n'est plus agaçant que le bonheur des autres. Surtout quand il sert de jauge à votre propre déconfiture...
Qui ne sent point son mal est d'autant plus malade.
Je voudrais que l'intelligence fût reprise au démon et rendue à Dieu.
L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.
Chacun de nous n'est rien de plus qu'humain, rien de plus qu'un essai, une étape.
Celui qui court vers la femme qu'il aime, celui-là aussi fait tourner le monde !
L'ambition est le fumier de la gloire.
Plus nombreux sont les problèmes auxquels on réfléchit, plus on risque de n'en comprendre aucun.
Nous pardonnons souvent à ceux qui nous ennuient, mais nous ne pouvons pardonner à ceux que nous ennuyons.
Nous vivons une époque où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau.
Lorsque les livres sont prêtés, ils sont si vexés qu'ils ne reviennent jamais chez vous.
Dieu parle à tout le monde, mais la plupart d'entre nous ne lui laissent pas placer un mot.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit, que l'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
La révolution, c'est les vacances de la vie.
Le péché, c'est tout ce qui s'oppose au bonheur.
Une vraie dame est celle qui ne montre jamais ses dessous de façon non délibérée.
Une trop grande joie est épuisante.
Il y a deux sujets dont on ne peut parler avec autorité qu'après expérience : Dieu et l'amour. Comme il faut bien attendre de mourir pour faire l'épreuve de Dieu, reste l'amour.
Considérons l'opinion, la renommée, avec l'idée qu'elle doit non pas guider, mais nous suivre.
Se connaître, n'est-ce pas le but de la conversation ?
L'utopie est la volonté de modeler l'image de la Société à partir d'un idéal éthique, d'une certaine conception de la justice, du bonheur, de l'efficacité, de la responsabilté.
Qu'est-ce qu'un débauché ? Quelqu'un qui a encore de l'esprit là où d'autres n'ont plus qu'un corps.
Défie-toi toujours de l'amour-propre ; c'est un mauvais conseiller.
On intervient toujours trop tôt dans la vie des autres.
Une chambre ! Quelle soit vêtue de deuil et de misère, ou capitonnée de soie et d'or, n'est-ce pas toujours le sanctuaire secret où se déroule le plus intime des vies ?
Quand on met le pied dans les idées générales, on glisse.
L'eau est l'élément fondamental de la cuisine anglaise.
Toute politique est autorisation de l'avenir.
Il faut passionner les masses pour les organiser.
La coquetterie agaçante de la femme a des délicatesses exquises.
On ne choisit pas sa carrière ; elle s'empare de nous.
Il faut avoir le courage de regarder la mort en face : elle est là aussi dans la bêtise, les faiblesses, la laideur des autres, mais si on insiste un peu, ces mauvaises apparences se lèvent et c'est la vie qui apparaît.
La nuit : combien elle pourrait être quelque chose de merveilleux si on savait l'approcher, se l'annexer.
Le spectacle de la mort, chez les jeunes gens, exalte la passion de vivre.
C'est la mémoire qui soude les choses à sa façon.
La littérature, c'est la vie intérieure qui devient de la vie.
L'usage de la liberté devient dangereux entre des mains incompétentes.
Ce ne sont pas les héroïsmes et les coups d'éclat qui font avancer le monde, mais plutôt l'accumulation de tous les gestes quotidiens et modestes dont la somme finit par racheter l'humanité toute entière.
Un homme d'esprit est perdu s'il ne joint pas à l'esprit l'énergie de caractère.
L'homme est à la fois le centre du mal et la source du bien.
Celui qui enseigne tient le même rang qu'un père.
Lire, pour le vrai lecteur, ne serait-ce pas traduire une langue autre en la sienne ?