Un fait courageux ne doit pas conclure un homme vaillant.
Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.
Nous autres, mordus d'informatique, préférons par-dessus tout passer notre temps à bidouiller nos ordinateurs, plutôt que les utiliser pour faire quelque chose de productif.
On ne juge pas un vainqueur.
Pour polir toute matière il faut mille dents de la lime ; pour rendre un enfant poli, les mille contraintes de l'éducation.
Le commerce va très mal : même les gens qui ne payaient jamais n'achètent plus.
Les cigares sont souvent une sorte de ciment social dans les familles... La transmission de l'amour du cigare crée des liens entre les générations.
On le sait que c'est l'intention qui compte, mais ça aide de la farcir d'un brin de discernement, de temps en temps.
Le vieillissement est essentiellement une opération de mémoire. Or c'est la mémoire qui fait toute la profondeur de l'homme.
Le bourreau porte généralement un masque : celui de la justice.
Le gagnant, c'est celui qui se sent un peu mieux que les autres ce jour-là.
Toute la vie des philosophes est une méditation de la mort.
Un guerre laisse le pays avec trois armées : une armée d'infirmes, une armée de pleureuses, et une armée de voleurs.
Combien on a tort de croire à ses chagrins éternels ! Une âme aimante parvient toujours à guérir le coeur le plus meurtri.
Quand on sait que tout problème est un faux problème, on est dangereusement près du salut.
Le fromage - le saut du lait vers l'immortalité.
C'est une vérité courante qu'entre un mari et sa femme, la durée de la lune de miel est en raison de la pudeur de sa femme !
J'essaie de perfectionner mes points forts et de cacher mes faiblesses.
L'amour le plus sincère ne fait pas germer les intuitions miraculeuses, lorsque rien n'a été dit.
Le seul remède à la folie, c'est l'innocence des faits.
Les gens sont déçus de ne pas vivre le grand amour. Ils ne se rendent pas compte qu'ils en sont incapables. Qu'ils le tuent si jamais ils le rencontrent.
La seule satisfaction réelle de l'homme, c'est de provoquer la jouissance de la femme.
Il n'existe rien qui ne vous fasse plus prendre conscience des aléas de la vie qu'une chanson incomplète. Ou qu'un vieux carnet d'adresses.
Chaque homme, chaque objet est à lui seul un prix, une étude, une propriété.
Dans le réel, la plénitude se refusera toujours, mais le chemin de la nostalgie et de la liberté est infini et ne sera jamais mesuré par notre pas.
La médiocrité est un garde-fou.
Il y a des pouvoirs collectifs qui sont aussi dangereux que le pouvoir personnel.
Le réel, ça finit toujours par revenir.
Tous les peureux sont bègues du regard.
La plus grande pulsion n'est pas la libido mais le besoin de sécurité.
Les grandes crises de la vie peuvent faire de chaque heure une éternité d'angoisse, elles n'arrêtent pas le temps.
On ne peut aimer que dans la sérénité, autrement on s'égare.
Renoncer à ce qu'on ne connaît pas encore, c'est s'exposer à désirer ardemment, par la suite, ce qu'il nous est défendu de connaître.
La nature a voulu que les illusions fussent pour les sages comme pour les fous, afin que les premiers ne fussent pas trop malheureux par leur propre sagesse.
Nul ne peut me nuire que moi-même.
La politique, c'est comme l'amour, il faut des grands sentiments et des petites intentions.
Le théâtre peut beaucoup là où du moins il y a suffisamment de vie.
Quand deux êtres humains sont très attachés, les témoins versent une larme, quand il s'agit de deux chiens, c'est carrément un seau d'eau.
Parvenu au terme de sa vie, qui peut échapper à la nostalgie de son pays ?
Dans toutes ses guerres, l'Angleterre gagne toujours une bataille : la dernière.
Qu'est-ce que le bourgeois ? C'est un cochon qui voudrait mourir de vieillesse.
La naissance et la mort sont comme des bulles sur l'eau.
Les maximes les plus profondes sont celles où la pensée semble la plus indépendante des mots et de leur aménagement.
On ne dit jamais "je serai peintre" devant un beau site, mais devant un beau tableau.
Quand on a connu la symbiose, l'oxygène nous étouffe.
Au lieu de s'inquiéter de ce qui se passera demain, les hommes feraient mieux de s'interroger sur ce qu'ils font aujourd'hui.
Une infusion de vérité, c'est encore ce qu'il y a de meilleur pour faire digérer la science.
Si nous avions de temps en temps quelques instants pour nous arrêter, regarder les choses, les juger, nous ne pourrions que demander grâce, reculer, effarés, prendre la fuite.
La beauté finit en laideur, le destin de la jeunesse est d'être flétrie, la vie n'est qu'un lent pourrissement, nous mourons chaque jour.
Il en va ainsi des petits fours ou des dragées au miel : l'indigestion guette la satiété.