Le marxisme est l'ensemble des contresens qui ont été faits sur Marx.
A beaucoup de gens, il ne manque que de l'argent pour être honnêtes.
Le superflu devient avec le temps chose très nécessaire.
Mener grand bruit à propos d'une offense reçue n'en diminue pas la douleur, mais en accroît la honte.
Il est plus nécessaire d'étudier les hommes que les livres.
Le purgatoire : un incubateur.
Il n'y a pour les choses et pour les poèmes qu'une seule manière d'être nouveaux, c'est d'être vrais et qu'une seule manière d'être jeunes, c'est d'être éternels.
Ne pleure pas : d'être identique C'est un rêve des dieux.
Voyez ce que font les enfants et empêchez-les de le faire.
Tout ce qui est rigoureux est insignifiant.
Il en va de la politique comme du reste, ça a toujours l'air mieux dans les catalogues.
La tauromachie, c'est les abattoirs de la Villette avec les costumes du Châtelet.
Les spermatozoïdes des cyclistes ont un numéro dans le dos.
Rien n'étonne quand tout étonne : c'est l'état des enfants.
Les passions sont les orateurs des grandes assemblées.
Écrire pour comprendre. Ne pas encaisser silencieux.
Seuls, les hommes chastes se connaissent en amour.
On ne travaille pas un rôle, on est travaillé par lui.
La vision n'est "qu'un agrégat de raisonnements".
Je ne suis pas du tout un playboy. J'ai passé mon temps à tomber amoureux de telle ou telle fille et de le lui dire avec un tel épanchement de passion et de tendresse, que rien quoi, ça se terminait toujours dramatiquement.
Je veux tellement me souvenir des belles choses de la vie, le ciel au crépuscule, le soleil à l'aube. Je ravale mes larmes toutes les nuits, je pleure pour Père et pour le monde et quand le soleil ne brillera plus pour moi, quand je serai partie, ma lumière évanouie.
Je t'envoyais des fleurs séchées, de la lavande et des pensées,Il n'y a pas d'amour heureux, disait Aragon amoureux,J'écrivais tout et sans pudeur, je me déshabillais le coeur,Je t'écris une dernière fois, c'est ma dernière chanson pour toi...
Souris, tu n'as pas tous les problèmes du monde sur les épaules.
Se sentir soi-même - se penser soi-même - sensation active. On place l'organe de la sensation, comme l'organe de la pensée, sous son emprise.
Il faut savoir DÉ- CUL-PA-BI-LI-SER.
L'argent et les belles femmes, les deux seules choses désirables qui soient au monde.
La boisson permet, en effet, de confondre l'instant présent avec les meilleurs moments du passé, comme s'ils allaient de pair. Elle permet même d'y confondre aussi l'avenir, comme si ces instants merveilleux étaient sur le point de se reproduire.
Qui dans sa famille n'a valet, mendiant ou sot, est fils du tonnerre.
Les serments ne font pas triompher l'injustice.
L'éthique est la philosophie première.
Dès la fin du XIe siècle, la cuirasse est déjà devenue si complexe qu'elle vaut le prix d'une bonne exploitation agricole, et les perfectionnements de l'armement sont à la source du développement constant de la métallurgie du fer.
On ne sait jamais quel malheur nous attend, alors un bonheur est toujours bon à prendre.
Donc les sectaires ils ont peur de moi, parce que moi je les revendiquerai toujours comme mes frères et soeurs.
Ils ne devaient jamais se recevoir l'un chez l'autre. Ils se parlaient très peu. La presse, la télévision, le pays entier les comparaient sans cesse, les opposaient. Eux se coudoyaient sur le bitume. Il y avait la France de Jacques Anquetil et la France de Raymond Poulidor. On ne savait pas que c'était la même.
J'apprends comme il est simple et fort d'aimer tout seul.
Que nos passions soient dévorantes, mais que nous ayons un appétit de vivre plus grand, afin de les dévorer.
Cette belle langue provençale, plus qu'aux trois quarts latine, que les reines ont parlée autrefois et que maintenant nos pâtres seuls comprennent.
Rencontrer des hommes célèbres, échanger avec eux par hasard quelques mots, il n'en faut pas plus pour enflammer l'ambition.
Mais pendant des siècles, parlant des musulmans, nous avons dit que leur guerre sainte est une infamie ! Et maintenant nous ferions de même ? Aucune guerre ne peut être sainte quand elle entraîne le massacre et l'esclavage.
A l'origine n'est pas le mot, mais la phrase, une modulation. Ecoutez le chant des oiseaux !
On ne sait jamais rien de ceux que l'on prétend connaître.
On peut seulement craindre que cette culture de la conscience, ce noble souci de sa dignité ne donnent à un être une trop haute idée de sa personne morale, et par là une vision de soi-même disproportionnée avec sa place dans le monde.
Il n'y a absence que pour un être capable de souvenir et d'attente.
L'écrivain original, tant qu'il n'est pas mort, est toujours scandaleux.
En fait, au fond, toujours ceci : comme si j'étais comme mort.
Comment ne nous révélerions-nous pas profondément dans une relation aussi tenace que la dépendance ? Dans la manière dont nous conduisons une voiture, fumons ou buvons, ou mangeons, et, surtout, dans la manière dont nous traitons autrui ? C'est-à-dire dans ces constances -dépendances réciproques- qui jalonnent et enserrent notre vie.
La séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.
Comment un homme ivre pourrait-il avoir une idée qui tienne debout ?
Que l'ensemble du système de gouvernement soit renforcé et que l'équilibre des pouvoirs soit établi de telle manière qu'il soit permanent et incapable de se dégrader à cause de sa propre ténuité.
L'oisiveté n'est vice que chez les pauvres.