Fait curieux : personne n'a jamais le mal de mer à terre.
Il n'y a point de religion sans mystères.
Si nous étions capables de souffrir, nous serions encore plus capables d'être heureux.
Nous avons plus de paresse dans l'esprit que dans le corps.
Des machines à calculer, les hommes ne sont rien d'autre. Le monde ne sera bientôt plus qu'un unique ordinateur. Il ne nous sert à rien de ne pas y prendre part, nous sommes enfermés dans tout et nous ne pouvons plus en sortir.
Les diplomates sont des bébés en chapeaux de soie jouant avec de la dynamite.
Ce n'est pas assez de faire des pas qui doivent un jour conduire au but, chaque pas doit être lui-même un but en même temps qu'il nous porte en avant.
Les grands hommes le sont quelquefois jusque dans les petites choses.
Ils ne sont pas tous libres ceux qui se moquent de leur chaînes.
C'est avoir deux fois raison que de céder à quelqu'un qui a tort.
Quel système d'exploitation correspond le mieux à vos besoins personnels ? Réponse : celui qui est déjà sur votre ordinateur. Croyez-moi, personne n'a vraiment envie d'en installer un nouveau.
La parole émancipe.
Ce que chacun fait, il le décide.
Nous sommes tous des fondateurs de religions.
Dès que l'on s'instruit en vue d'enseigner, on s'instruit mal.
Corbillard. Voiture d'enfant de la mort.
Les livres finissent par faire partie de ceux qui les possèdent.
L'âme de l'homme obtient tout ce qu'elle s'ordonne.
Les travailleurs manuels sont licenciés en doigts.
Sur l'Ukraine, l'Europe s'est complètement trompée.
Ce jour sera perdu pour toujours lorsqu'il se terminera, alors profites-en !
Il n'est pas une chose au monde que je connaisse si peu que moi-même.
Les privilégiés ont régulièrement invité leur propre destruction avec leur cupidité.
Je suis une merveilleuse femme d'intérieur. Dès que je quitte un homme, je garde la maison.
On ne peut jamais prévoir. Ni comment les choses vont se dérouler, ni pourquoi des trucs tout simples prennent soudain des proportions démentes.
Une révélation est la compréhension de ce que l'on sait déjà.
Car le poison de haine qui tient le coeurCause à celui que ce mal atteint une double souffrance:Ses propres maux sont accrusEt le bonheur d'un autre que lui est là.
La femme est faible. Elle ne peut échapper seule à la perdition. Un homme doit l'aider. À défaut d'un père, d'un frère, d'un oncle, il lui faut un mari.
Les idées sont comme des poissons, et vous ne fabriquez pas le poisson, vous le péchez. Vous pouvez attraper des idées en rêvassant, ou en vous rendant dans certains lieux. Vous pouvez aller dans la rue, voir un reflet dans une flaque, et bang ! une idée surgit.
Il y a un sommet où la douleur vole de ses propres ailes, ainsi il y a une certaine intensité de la pensée où les mots n'ont plus part. Les mots conviennent à une certaine précision de la pensée, comme les larmes à un certain degré de la douleur.
On ne dit jamais « Danger de vie » et pourtant !
Aucune peur ne tient devant la faim ; aucune patience qui l'apaise et pour la faim le dégoût n'existe pas.
Par nos yeux,Par notre seule bouche,Par nos deux mains,Et par l'unique coeur.
De sept à onze ans, s'écoule une énorme tranche de vie, pleine de scènes brouillées ou oubliées. On perd lentement, c'est bien connu l'art de parler aux animaux, les oiseaux ne viennent plus bavarder sur le bord de la fenêtre. En s'habituant à voir, les yeux ne perçoivent plus le merveilleux.
Mon animal rugit,Mon ange est en colère,Mais on ne me permet pas,Un soupçon de regret.
Blancs ou noirs tous les hommes sont frères.
Les bons critiques sont ceux qui disent du bien de mes films. Les mauvais sont les autres.
La longue habitude de vivre nous indispose à mourir.
Un sauveur pauvre, un sauveur abject et humilié, un sauveur souffrant et pénitent.
Mais on ne peut pas forcer les gens à écouter. Il faut qu'ils changent d'avis à leur heure, quand ils se demanderont ce qui s'est passé et pourquoi le monde a explosé sous leurs pieds.
Mais le plus cher mais nonLe moins cruelDe tous nos souvenirs, la pluie d'étéSoudaine, brève.
Je sais que si j'étais fou, et depuis quelques jours interné, je profiterais d'une rémission que me laisserait mon délire pour assassiner avec froideur un de ceux, le médecin de préférence, qui me tomberaient sous la main. J'y gagnerais au [...] ► Lire la suite
La musique contemporaine est le prix ennuyeux auquel on achète au présent un visa pour le passé.
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette :Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette...Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu,C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut...
C'est pourquoi tout ce qui a quelque quantité virile, depuis une trentaine d'années, se précipite éperdument au désespoir. Cela fait toute une littérature qui est véritablement une littérature de désespérés.
On rit peu de la gaieté d'autrui, quand on a de l'humeur pour son propre compte.
Un gouvernement a également pour devoir de mesurer les impacts sur le temps long des mesures qu'il engage. Or pour l'instant, tout n'est décidé qu'à l'aune de l'urgence et de l'immédiatement constatable.Le long terme est encore quasiment absent du débat politique.
Toutes les femmes ont un père : cela veut dire que toutes les femmes sont condamnées au malheur.
Le passé ne doit pas durer sauf dans l'oubli.
Les femmes sont les gardiennes attitrées de tout ce qui est pur dans la vie.