Toutes les actions ou prétendues actions sont accomplies dans le but d'échapper à la souffrance et d'atteindre le bonheur.
On reconnaît l'aristocrate à la pudeur, au respect qu'il a pour la pudeur d'autrui.
Notre télévision a trois chaînes. C'est sans doute pour ça qu'elle manque de liberté.
La jouissance du bonheur amoindrira toujours le bonheur.
Un enfant à qui on ne demande jamais ce qu'il ne peut pas faire, ne saura jamais ce qu'il peut faire.
Quoi qu'on dise, ce n'est jamais facile, l'enfance. On s'illusionne quand on le décrit comme un paradis perdu.
Parfois, ce n'est pas en aidant quelqu'un qu'on peut le mieux l'aider.
Rien ne dure sauf les plaies secrètes qui vous guident ou vous égarent.
Si l'art ne nous rend pas meilleur, à quoi sert-il ?
Le véritable gentleman est celui qui appelle toujours un chat un chat. Même lorsqu'il trébuche dessus et qu'il tombe.
En vieillissant, l'homme fait son visage et la femme le défait.
Les deux accessoires indispensables à la vie sont le soleil et le lait de coco.
En apprenant à connaître les maux de la nature, on méprise la mort ; en apprenant à connaître ceux de la société, on méprise la vie.
Vous savez que le mot miss en Angleterre veut dire mademoiselle. Mais vous savez qu'il veut dire aussi ratage.
Le couteau de poche, le plus sûr artisan de la culture populaire.
L'homme traverse des printemps successifs. Mais pour la femme, il est beau de ne traverser qu'un seul rêve et d'en mourir.
Un homme d'un certain âge, c'est un homme qui, au restaurant, fait plus attention aux plats qu'aux servantes.
On ne naît pas en naissant. On naît quelques années plus tard, quand on prend conscience d'être.
L'audience des comiques est très restreinte : il n'y a que le public qui les aime.
Je suis né chrétien, et je mourrai sans doute en cet état. Dans l'intervalle...
Vieillir, c'est voir tomber une à une les barrières de la famille, de la société, de la religion, mais toujours trop tard.
Un homme ne laisse derrière lui que l'oeuvre de son désoeuvrement.
Personne n'est la victime de personne.
On n'a jamais vu une chèvre mordre un chien.
A sotte question, point de réponse.
Pour représenter le monde entier, sa grandeur, il faut la petitesse du théâtre.
Jouer la comédie pour quelqu'un, c'est essayer de lui faire comprendre qu'il n'est pas là.
La vanité de faire savoir qu'on vous a confié un secret est généralement l'un des motifs principaux de sa divulgation.
Pour savoir la moindre chose sur soi-même, il faut tout savoir sur les autres.
Vivre, il est déjà tard pour s'y mettre aujourd'hui ; le sage a commencé hier.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
Rien ne me répugne comme lorsque les gens fraternisent parce que chacun voit dans l'autre sa propre bassesse.
Chez l'homme, il y a une pensée de type réflexe, mais en même temps une pensée autre, liée à l'adaptation de l'individu.
Quand elles sont jeunes, elles trichent sur leur poids. En vieillissant, elles mentent sur leur âge.
Pour vivre heureux, partagez la télécommande avec la femme de votre vie.
Evidemment, la science nous a appris à pasteuriser le fromage. Mais quid de la bombe à hydrogène ?
Ce serait si bon d'être esclave ! Ne pas avoir à se prendre en charge... Oublier la brûlure de la liberté...
L'amour obéit à la loi de l'indétermination on ne peut à la fois en parler et en connaître la nature.
On a huit jours pour répondre à une lettre. Oh ! pas quand cette lettre est une demande d'argent.
Il est impossible de vivre dans le monde sans jouer de temps en temps la comédie.
Quand un cadre rencontre un cadre, ils se comparent.
L'Artiste est l'homme libre par excellence.
C'est pas parce qu'on demande rien qu'on sait tout.
'Jamais' n'est pas un mot qui existe dans le business.
Avec la science, il n'y aura plus de superstitions ni de croyances aux miracles, plus de coups d'Etat et de révolutions.
Les écrivains vivent dans la peur et en vivent.
Il est possible de se faire une image du Paradis mais la perfection est au-delà de toute imagination.
Il y a une terre des hommes, et une où vivent les femmes, et entre ces deux mondes la guerre fait rage - et elle est sans fin.
Le peintre doit s'efforcer d'être universel.
Le problème, Gérard, c'est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales...