Nous devons croire que tout a une cause, comme l'araignée tisse sa toile afin d'attraper les mouches, et le fait bien avant de savoir qu'en ce monde il existe des mouches.
Peu d'hommes, si vertueux soient-ils, résistent au plus offrant.
La guitare n'est plus qu'un cercueil pour chansons.
Plus on est con, plus on a peur de passer pour un con.
Le pouvoir n'est que la partie visible de l'infamie de ceux qui le détiennent.
Dès que l'on fait un pas hors de la médiocrité, l'on est sauvé.
Dès que nous sommes nés, dès que nous sentons, nous exprimons ce que nous sentons, nous parlons ; nous avons un langage.
Rien ne sert de se tourmenter d'une chose quand elle est faite, sinon de l'empirer.
La plupart des hommes vieillissent dans un petit cercle d'idées, qu'ils n'ont pas tirées de leur fond. Il y a peut-être moins d'esprit faux que de stériles.
De ce que les hommes médiocres sont souvent travailleurs et les intelligents souvent paresseux, on n'en peut pas conclure que le travail n'est pas pour l'esprit une meilleure discipline que la paresse.
Quand l'homme ne travaille pas pour vivre et passer, il travaille pour survivre.
Il n'y a qu'une seule religion, bien qu'il y en ait des centaines de versions.
La connaissance mûre écoute, celle qui n'a pas mûri parle.
On n'est pas philosophe parce qu'on trouve, mais parce qu'on cherche.
Pour descendre en nous-mêmes, il faut d'abord nous élever.
Que de gens lisent et étudient non pour connaître la vérité, mais pour augmenter leur petit moi.
Lesbos : no man's land.
Quand on ne donne pas, on reçoit mal...
On a l'air de craindre les autres, et l'on ne craint que soi-même.
C'est plus qu'impossible, c'est difficile.
Les grands décisions ne peuvent être prises contre un peuple.
Quand on n'a pas le bac, on fait acteur.
La sotte vanité, voilà notre misère.
Toute époque est un sphinx qui plonge dans l'abîme sitôt l'énigme résolue.
J'ai toujours cru, et je crois toujours, que quelle que soit la bonne ou la mauvaise fortune qui nous arrive, nous pouvons toujours lui donner un sens et la transformer en quelque chose de valeur.
On ne saurait dire si c'était son goût de ce qui était rare qui lui avait donné celui de la justice, ou bien l'inverse.
Le soupir annonce la tempête comme un vol précipité d'oiseau.
Ce ne sont pas tant les règles que leurs exceptions qui sont importantes.
C'est à ceux que notre société rejette, les cassés, les tordus, les handicapés, les anormaux, que je dois la vie.
Faudrait savoir, scrogneugna-t-il, quand je la chauffe, ça va pas, quand je lui dis de se couvrir, elle se fout de ma gueule. Elle me tue, celle-là...
Dans l'igloo tu fais les poussières avec un pic !
Passé la quarantaine, les gens se laissent rarement convaincre de quoi que ce soit. A dix-huit ans, nos convictions sont des collines du haut desquelles nous regardons le monde ; à quarante-cinq, des cavernes où nous nous en cachons.
Il y a aussi ceux qui disent : L'enfant handicapé est un cadeau du ciel. Et ils ne le disent pas pour rire. Ce sont rarement des gens qui ont des enfants handicapés. Quand on reçoit ce cadeau, on a envie de dire au Ciel : Oh ! fallait pas...
Tous, nous nous affublons de devoirs qui, un jour, sur un haussement d'épaules, tombent de nous et disparaissent.
Fais que je puisse atteindre la branche des oiseaux !
Le temps ne se vit pas seul, mais avec autrui.
J'ai toujours voyagé, j'ai toujours été un citoyen du monde, je ne suis pas quelqu'un qui s'installe, je suis quelqu'un qui passe.
Je ne vais à la Bibliothèque Nationale que pour lire des livres obscènes et je suis prêt à faire l'amour avec n'importe qui.
La seule caresse que je n'aie jamais su accorder à mon mari, c'est le tutoiement.
Blancs ou noirs tous les hommes sont frères.
Ces vaisseaux perdus, les survivants ne savaient où se réfugier ni comment défendre leurs villes. Aussi se rendirent-ils à César corps et bien.
Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d'âme. La nuit d'aujourd'hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
Rameau, notre grand compositeur du XVIIIe siècle, dont les oeuvres ont tenu longtemps une si grande place sur notre scène française, était presque oublié : quelques pièces pour clavecin, le délicieux choeur En ces doux asiles, c'est à peu près [...] ► Lire la suite
Qui pourrait imposer une charge aux autres sans en aimer le sens profond ? Ne serait-ce pas une forme de pharisaïsme ?
Bien loin de manifester des exigences, le conte de fées rassure, donne de l'espoir pour l'avenir et contient la promesse d'une conclusion heureuse.
Il faut entendre le singulier pouvoir qu'exerce une ville ou un site sur l'esprit de ses habitants ou de ses visiteurs.
Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi on employait tellement de blanc ! C'était la couleur du deuil et de la mort.
Je voyais autour de moi les individus s'abimer dans la médiocrité, vieillir en se résignant, abandonner un à un les élans de leur jeunesse pour les marais du fonctionnariat conjugal.
Ô poésie,Je sais qu'on te méprise et te dénie,Qu'on t'estime au théâtre, voire un mensonge,Qu'on t'accable des fautes du langage,Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportesÀ ceux qui tout de même désirent boireEt déçus se détournent, vers la mort.
C'est très important le rire, il brise le mur de la peur, de l'intolérance et du fanatisme.