Faire un choix ne veut pas dire qu'on restreint son champ d'action et de possibilités. Pas pour ceux qui voient dans la vie un espace où tout est à conquérir, au risque de tout perdre.
Les affaires sont les affaires.
Un spécialiste est une personne qui sait un maximum de choses sur un minimum de surface.
Les défaites t'apportent beaucoup plus que des victoires. Des dernières, on en jouit, on ne les analyse pas.
C'est un bûcheron qui a réussi, à présent il abat des colonnes de marbres.
L'homme n'est heureux que de vouloir et d'inventer.
La force des gouvernements est en raison inverse du poids des impôts.
Le bonheur qu'on veut avoir gâte celui qu'on a déjà.
J'ai la plus grande confiance dans votre indiscrétion.
L'homme est une chose qui doit être surpassée.
Qui tire l'épée contre son prince doit jeter le fourreau.
Les connaissances qu'on a cherchées restent, celles qu'on n'a pas cherchées se perdent.
L'amour donne de l'esprit aux gens bêtes. C'est sans doute celui qu'il ôte aux gens d'esprit.
Heureux les croyants, mais je préfère mon angoisse et ses yeux grands ouverts.
Il n'y a plus, de nos jours, que deux sortes de piétons : les rapides et les morts.
Ce que j'ai appris, je l'ai oublié ; ce que je sais, je l'ai inventé.
Vous nous ennuyez avec votre jeunesse. Elle sera la vieillesse dans trente ans.
L'idée de patrie est liée à l'idée de guerre. Etant donné ce qu'est devenue la guerre dans le monde actuel, elle fait de la Patrie la force la plus immédiatement dangereuse qui circule au milieu de nous.
Il est moins facile de régler le coeur que de le troubler.
Quand une idée se saisit trop de moi au milieu de la rue, je tombe.
Chacun a son penchant qui l'entraîne.
Les masses sont les véritables héros.
Qu'est-ce donc oublier si ce n'est pas mourir ?
Ce sont les faiblesses du coeur qui font les belles défaillances.
Les femmes n'ont d'idées qu'en amour.
La mort. Elle est plus forte que toutes les jeunesses du monde.
Efforce-toi de pas être de ton temps.
Que reste-t-il aux hommes, quand les guerres sont finies ?
Si nous devions et si nous étions capables de partager les souffrances de chacun, nous ne pourrions pas vivre.
Un type qui boit ne peut être foncièrement mauvais.
Celui qui riposte court toujours le danger de s'abaisser au niveau de ceux qui s'en prennent à lui, et à ce moment-là, il se salit avec eux. Il ne lui est pas interdit de riposter, mais à condition d'être capable de se maintenir très haut.
La multitude des maîtres ne vaut rien. Il ne faut qu'un seul chef, un seul roi.
L'art est la contemplation du monde en état de grâce.
Une action bonne est une action qui sert l'humanité.
Il faut laisser sa chance à la vie.
Nous vivons une vie, nous en rêvons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie.
Paix et guerre sont toujours en balance.
Je venais juste de découvrir que la vie était beaucoup plus gaie quand on était heureux.
Je serais un peu comme un épouvantail qui fonctionnerait à l'envers, un attirevantail.
L'univers, avec toutes ces étoiles, au fond, c'est une sorte de décoration de Noël.
Quant aux enfants, ils doivent être enseignés à n'avoir aucun devoir vis-à-vis de leurs parents que celui de les assister dans leur vieillesse impuissante comme les parents assistent leurs enfants dans leur jeunesse impuissante.
La connaissance, au fond, ne fait pas partie de la nature humaine. C'est la lutte, le combat, le résultat du combat, et c'est par conséquent le risque et le hasard qui vont donner lieu à la connaissance. La connaissance n'est pas instinctive, elle est contre-instinctive ; de même qu'elle n'est pas naturelle, elle est contre-naturelle.
Le peuple est masochiste : il réclame toujours un gouvernement fort, une police forte, une armée forte.
Apprenez à vous rendre utile ; c'est le meilleur moyen de vous faire aimer.
À lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
Qui suis-je ? A 98 ans, je cherche encore. Je sais que j'ai fait des erreurs et j'ai ma part de regrets. Mais dans l'ensemble, la vie a été bonne pour moi. Comme on dit en yiddish, Ce pourrait être un verset.
Je crois sincèrement que les seules ententes internationales possibles sont des ententes gastronomiques.
On rencontre quelquefois dans les affaires des gens qui ne sont pas officiers de la Légion d'honneur. Il ne faut pas les mépriser ; ils le deviendront.
On a pas besoin de connaître des aventures extraordinaires dans les mers du Sud pour avoir une vie passionnante.
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.