Parfois, un mouvement est plus important que les hommes qui l'initient.
Le seul futur qui nous appartienne jamais est le présent que nous sommes en train de vivre.
Il faut croire que les grandes forêts ont le don d'attirer les prodiges, comme les cimes élevées ont celui d'attirer la foudre.
Les règlements sont faits pour les soldats et non pour les guerriers ; la bataille se rit du code, elle en exige un nouveau, innové par elle et pour elle et qui disparaît dès qu'elle est terminée.
Une propension à l'ignorance peut être nécessaire à la survie du poète.
Le sérieux n'est que la crasse accumulée dans les têtes vides.
C'est le jeûne qui fait le saint, et la sobriété, l'homme de bon sens.
Les choses qu'il faut aux arts pour prospérer sont souvent contraires à celles qu'il faut aux nations pour être heureuses.
Qui sait si chaque événement ne réalise pas un rêve qu'on a fait, qu'a fait un autre, dont on ne se souvient plus, ou qu'on n'a pas connu ?
Nous goûtons le bonheur sans l'économiser, Et notre art d'en jouir est l'art d'en abuser.
Pour les grands téléphoneurs, c'est comme pour les grands fumeurs, une seule solution pour téléphoner ou fumer moins : le timbre.
Deux angoisses de l'écriture : ne plus rien avoir à dire, n'avoir jamais fini de dire.
Avec la science, il n'y aura plus de superstitions ni de croyances aux miracles, plus de coups d'Etat et de révolutions.
Il y a soixante millions de personnes, dans ce pays, qui n'habitent pas qu'en région parisienne ! On devrait s'en souvenir un peu plus souvent...
La tristesse va et vient comme les saisons.
N'importe qui peut être un génie à vingt-cinq ans. A cinquante ans, ça demande plus d'efforts.
Le léopard meurt avec ses tâches, et je ne me suis jamais proposé, ni ne me suis cru capable de m'améliorer.
La douceur a fait pacte avec la vérité ; elle est une éthique redoutable.
Loin des calculs politiques, il s'est efforcé de penser la cité républicaine, guidé par deux exigences : l'universalité nécessaire des droits civiques et l'instruction comme accomplissement de l'individu.
Il n'écoute pas, ne parle pasne participe pas aux événements politiques.Il ne sait pas que le coût de la viele prix des haricots et du poissonle prix de la farine, le loyer,le prix des souliers et des médicamentsdépendent des décisions politiques.L'analphabète politique est si bêtequ'il s'enorgueillit et gonfle la poitrinepour dire qu'il déteste la politique.
On ne sait pas profiter de la vie. On est habitué à notre vie de merde. De la même manière qu'on a envie de manger, on a envie de braquer. On a pris un mauvais chemin.
Bien que nous puissions croire le contraire, l'amour universel et le bien-être de l'espèce dans son ensemble sont des concepts qui n'ont tout simplement pas de sens évolutif.
Je n'ai aucune patience pour quiconque doute de moi, pas du tout.
Il y a les médias sociaux, Internet et l'immigration et donc, tout à coup, les cultures s'affrontent et les gens ont l'impression de moins connaître les gens qui les entourent. Cela provoque des angoisses sociales.
Mon père tenait beaucoup à ce que j'aille à l'école pour apprendre la politesse. J'arrive ; dans la rue, y a un panneau : "ralentir, école". Y croyaient quand même pas qu'on allait y aller en courant non plus !
Le réel ne peut émerger, se décanter que si en même temps émerge, se décante l'irréel.
Les féministes étaient vues comme des casse-pieds, des mal baisées, des hystériques.
Depuis près d'un demi-siècle, il se servait de son esprit comme d'un coin pour élargir de son mieux les interstices du mur qui de toute part nous confine.
Je n'ai jamais eu de meilleur ami que moi-même.
Il vaut mieux avoir rêvé mille rêves qui ne se sont jamais réalisés que de n'avoir jamais rêvés.
Mes héros sont ceux qui ont survécu à la mauvaise conduite, qui ont commis des erreurs, mais ont récupéré.
Je pense que chaque être humain doit être maître de sa vie, on n'a pas à suivre ce qu'on nous a dicté, il faut être libre.
Je suis content que je ne sois plus jeune. Je ne veux plus recommencer tout depuis le début.
Je n'ai pas honte d'être riche. Mon argent ? J'en profite !
Je crois beaucoup à la culture : c'est ce qui reste quand il ne reste plus rien
Biff ! Allez jouer à Colin Maillard au bord de la falaise !
Jeune, j'aimais courir, sauter, faire des bonds et cabrioles... On ne peut danser sans cet amour de l'espace...
Sans avoir connu les affres de la nuit, un homme ne peut savoir à quel point est douce et chère pour l'oeil et le coeur la lumière du matin.
Sur scène, je suis un artisan qui travaille un geste, une langue. Mes rôles au cinéma sont davantage dans l'économie de moyens, la rétention.
L'homme est amoureux toute sa vie, mais il n'intéresse la femme qu'à deux âges : l'âge des reins et l'âge d'or.
Un érudit est un homme borné et buté, qui ne connaît rien en dehors de ses connaissances, d'ailleurs très limitées.
Objectif de la gauche : marcher dans le sens du progrès. Objectif de la droite : progresser dans le sens de la marche.
La boxe est comme un ballet ou il n'y aurait ni musique ni chorégraphie et où les danseurs se frapperaient.
Les bourgeois honnêtes ne comprennent pas qu'on puisse être honnête autrement qu'eux.
L'homme a deux choix : ou descendre d'Einstein, ou descendre d'un singe ! Ou cerner des vérités afin d'en brûler les âmes d'un feu éternel, ou simplement s'amuser !
Mieux vaut un petit feu qui chauffe, que grand feu qui brûle.
Ta prison est en toi. Le poison est en toi.
Un chien, quand il reçoit un caillou, cherche plus à mordre le caillou que celui qui le lance.
La réalité, c'est ce qui fait mal quand on éteint l'ordinateur.
La femme est le meilleur de l'homme.