Jouer contre Zidane c'est un peu comme jouer au bonto: tu vois la balle puis tu ne la vois plus.
Les hommes ne sont qu'une pâte que les femmes pétrissent à leur gré.
Je me sens juif quand on persécute les juifs.
Je crois que si les gens parlent d'eux-mêmes à longueur de vie c'est parce qu'ils ont été très seuls.
Notre système politique, nos moeurs politiques sont fondées sur le conflit.
Devenir attentif aux pièges des mots est une précaution philosophique de base.
Nous sommes d'accord, vous et nous, pour que toute oppression et toute hégémonie soit bannie de notre univers.
Le bonheur, il est comme l'ombre, il nous suit et souvent nous n'en savons rien. C'est une espèce d'écho qui répond à ce que nous donnons.
La réalité des choses de la vie ne peut être déchiffrée, approximativement, qu'avec l'aide de l'oeuvre d'art, même si elle est incompréhensible.
Si vous savez bien gérer un business, vous pouvez bien gérer tous les autres.
La règle de base pour ses négociations : faites marrer les gens, que ce soit pour les mettre à l'aise ou, au contraire, pour les déconcerter.
Combattre pour la paix, il paraît que c'est de bonne guerre.
L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte.
Dieu fait les gens et le diable les accouple.
La patience vient mieux à bout des entreprises que la force.
Si quelqu'un a des oreilles, qu'il voie, si quelqu'un a des yeux, qu'il entende !
On ne pense plus au visage de la femme dont on voit le corps nu.
Le monde, je le sens de plus en plus, est une grande et terrible chose.
Dieu dit à Eve : "Tu enfanteras dans la douleur."
Le pur intérêt personnel est devenu à peu près indéfinissable, tant il y entre d'intérêt général.
Il existe seulement deux familles dans le monde : ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas.
C'est un poids bien pesant qu'un nom trop tôt fameux.
Le monde appartient à ceux qui n'ont pas d'heure fixe pour les repas.
L'éternité, qu'est-elle donc, sinon le premier instant sans fin d'un premier amour ?
L'amour est profondément animal : c'est sa beauté.
On qualifie souvent de raisonnables des gens qui n'ont pas eu assez l'appétit du bonheur pour commettre des sottises qui leur fussent bienfaisantes.
La ligne courbe est la ligne la plus jolie d'un point à un autre.
Apprendre à ne plus penser, c'est une partie, et non la moindre, de l'art de penser.
On n'est pas libre lorsqu'on n'est pas maître de soi.
A un certain âge, toutes les femmes ont envie d'être veuves.
Ce quelque chose que seul le temps peut faire et qu'on appelle - parce qu'on ne sait pas ce que c'est - fatalité.
Le plus grand témoignage d'amour qu'on puisse donner à un mort, c'est de n'y pouvoir plus penser.
S'il était un chien, on dirait qu'il obéit au doigt et à l'oeil. Mais parce qu'il est un homme, on dit que c'est l'expérience.
Les partis politiques c'est quand même l'art d'occuper le pouvoir quel que soit le programme et de piquer les idées des autres pour les appliquer si on voit qu'elles marchent.
On est presque également difficile à contenter quand on a beaucoup d'amour, et quand on n'en a plus guère.
C'est une erreur de langage, n'est-ce pas l'amour ?
Les femmes espèrent tellement qu'on va tout leur donner. Et les hommes souhaitent tellement qu'ils vont tout recevoir. Marché de dupes.
Le corps : une paire de pincettes fixée à un soufflet et à une bouilloire, le tout monté sur des échasses.
Pour les jeunes gens, tout ce qui a plus de vingt cinq ans, c'est la vieillesse ; trente, cinquante, ce sont des variations infimes et sans intérêt.
Dieu habite chez celui en qui rien d'étranger ne pénètre.
Chacun de nous est la somme de ce qu'il n'a pas calculé.
Quelle responsabilité que d'écrire ! Donner de l'espoir sans motif, décourager sans raison.
Il faut guérir de l'enfance ou se décider à mourir.
Le bourgeois ne se dissipe pas, il se remplit. Il n'aime pas, il s'approprie. Il n'éjacule pas, il retient.
On meurt souvent à cause de la bêtise des hommes et ça revient à dire qu'on meurt pour rien.
La mémoire, comme le coeur, se laisse abuser, et souvent pas celui-ci comme de juste.
Dans notre marche vers la connaissance, la raison est l'entrave.
Un prêtre, c'est pire quelqu'un qui met toujours, quoi qu'il veuille, le doigt entre l'arbre et l'écorce.
La vérité déroute à cause de ses nuances, quand le silence passe pour de l'érudition.
La religion commence peut-être au bord de la détresse.