Chaque je n'a d'existence qu'en empiétant un tout petit peu sur celui des autres, en empiétant un tout petit peu celui des autres.
Les individualités disparaissent chez un peuple nivelé par l'instruction !...
Réfuter le discours de l'autre sous prétexte de la citation, c'est priver l'autre de ses icônes.
L'âme et la vie intérieure, c'est ce qu'il y a de plus profond et donc de plus difficile à exprimer. C'est inépuisable. On ne se voit pas tel que Dieu nous voit.
Celui qui écrit des livres est tout (un univers unique pour lui-même et pour tous les autres) ou rien. Et parce qu'il ne sera jamais donné à quelqu'un d'être tout, nous tous qui écrivons des livres, nous ne sommes rien.
On se marie exactement comme on passe son baccalauréat ou son permis de conduire : c'est toujours le même moule dans lequel on veut se couler pour être normal, normal, NORMAL, à tout prix.
Les antiquités : sont toujours de fabrication moderne.
Plus on dépense pour diffuser, moins on dépense pour produire, et à moins de disposer d'une richesse considérable, le déséquilibre survient en défaveur de la production, c'est-à-dire du principal.
Notre opinion, c'est la moyenne entre ce que nous disons à l'auteur et ce que nous disons à ses amis.
Qu'on hait un ennemi quand il est près de nous !
La personnalité ne s'affirme jamais plus qu'en se renonçant.
Vieillir, c'est devenir le comédien de ses premières sincérités.
Je crois que pour vivre vieux, il faut se résoudre à ne jamais faire debout quelque chose que l'on peut faire assis et à ne jamais faire assis quelque chose que l'on peut faire couché.
Ce sont nos passions qui esquissent nos livres, le repos d'intervalle qui les écrit.
Les légendes : elles disent vrai tant qu'elles peuvent, comme elles peuvent. Elles n'osent pas toujours que tous les comprennent ; et d'abord, elles ne racontent que ce qu'on peut souffrir.
Il y avait eu en effet chez Beigbeder, pour autant qu'il s'en souvienne, quelque chose qui pouvait susciter l'affection (...) ; quelque chose qui n'existait pas chez Houellebecq, et chez lui pas davantage : comme une sorte de familiarité avec la vie.
Un esprit solide dans un corps humain, c'est la plus grande force dans la plus grande faiblesse.
Il a fait la moitié du travail, celui qui a fait le commencement.
La paix est attaquée de toute part, dans nos régions, nos pays et nos communautés et le poison de la guerre infecte notre monde.
L'arbitre est par définition arbitraire. il est le tyran abominable qui impose sa dictature sans opposition possible et le bourreau d'opéra qui exerce son pouvoir absolu avec des gestes grandiloquents.
Le jardin c'est la plus petite parcelle du monde et puis c'est la totalité du monde. Le jardin c'est depuis le fond de l'Antiquité, une sorte d'hétérotopie heureuse et universalisante.
Il n'y a pas de deuxième acte dans les vies américaines.
J'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens.
Il nageait dans ce qu'il appelait la vie conjucalme.
Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c'est déjà trop.
Cela ne vaut pas la peine d'essayer de faire plaisir aux gens en se taisant ou en racontant ce qu'ils veulent entendre.
Et puis Pathé Marconi s'est restructuré, des financiers, pour qui la musique se composait avant tout en notes de frais, ont pris le pouvoir.
Les rues de Paris sont un distributeur à souvenirs.
N'estimez l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut : c'est un bon serviteur mais un mauvais maître.
Mais vous savez ce que nous disons ? « Qui se marie par amour, bonne nuit et mauvais jours ».
Il se cogne la tête contre un mur depuis si longtemps qu'elle s'est vidée de tout son bon sens.
J'ai marqué d'une croixLa clôture de ta cour,Je suis rentré chez moiPar la sortie d' secours.
Tout mon coeur vous préfère à cet heureux rival ; pour m'avoir toute à vous, devenez son égal.
Le naturel n'est pas suffisant à celui qui en poésie veut faire oeuvre digne de l'immortalité.
Il me manquera le partage, l'émotion, le regard troublé, le rire, ce quelque chose au ventre qui vous bouffe avec bonheur et cette larme dans le coin de votre oeil qui ne veut pas glisser sur votre joue.
Les conflits, la vie des Etats n'étant pas immobile, se transforment en questions de puissance, celui qui la possède fait ce qui lui plaît.
Le mot ronce, dis-tu ? Je me souviensDe ces barques échouées dans le varechQue traînent les enfants les matins d'étéAvec des cris de joie dans les flaques noires.
Si dieu avait eu besoin d'être adoré, il n'eût créé que des chiens. Le chien est bien plus apte que l'homme à l'amour.
Ce qui nous a changés, à vrai dire... enfin, dans les signes extérieurs, les coutumes, la morale, c'est plutôt le train, l'automobile, l'électricité, le butagaz... la brosse à dents... la publicité de savon pur odor qui nous a poussés à nous laver le fion.
Mais quoi qu'il en soit de la liberté, c'est aussi la raison pour laquelle il est important de comprendre ces systèmes, parce que, quand on ne les comprend pas on tend à s'en remettre à une autorité, qu'il s'agisse de [...] ► Lire la suite
Ma routine normale consiste à éteindre les incendies toute la journée.
L'argument écrit perdure. La plaidoirie est éphémère.
Il y a une joie dans le danger.
Nos problèmes viennent tous de rien; ils sont tous basés sur un malentendu qui n'existe même pas.
Nous ne nous contentons de rien de moins que l'excellence.
L'unité dans les volontés ne peut pas exister à moins qu'il n'y ait une volonté qui domine et gouverne tout le reste à l'unité... les volontés des mortels ont besoin d'un principe directeur... donc pour le bien-être du monde, il devrait y avoir une monarchie.
Les policiers et les gendarmes vont partout, ce qui explique notamment le doublement du nombre de policiers blessés en quinze ans.
L'une des choses étonnantes à propos de Spider-Man est que vous ne voyez pas la couleur de la peau lorsqu'il est en costume. Vous ne voyez aucune croyance religieuse. Un héros est un héros, que vous soyez un homme, une femme, gay, lesbienne, hétéro, noir, blanc ou rouge partout - peu importe.
Les dessinateurs vont avoir de plus en plus de mal à dire ce qu'ils ont sur le coeur. Les peurs et le politiquement correct sont passés par là.
Vous devez pouvoir vous moquer de vous. Ne prenez pas les choses trop au sérieux et lorsque les gens se moquent de vous, riez-en.