La justice est chose précieuse ; c'est pourquoi elle coûte cher.
Il faut être masochiste pour vouloir gagner ce qui nous est donné.
Si on n'y prend garde, les souvenirs finissent aussi par vous perdre.
La vie n'est-elle pas un sauve-qui-peut ?
L'homme vit souvent avec lui-même, et il a besoin de vertu ; il vit avec les autres, et il a besoin d'honneur.
Ce qu'il y a de plus impressionnant chez l'homme, probablement la seule chose qui excuse sa folie ou sa brutalité, est le fait qu'il ait inventé le concept de ce qui n'existe pas.
De nos jours, la parole est devenue flottante tout comme les devises.
La proportion de 100 % est exclue à tout jamais de la terminologie scientifique.
Dieu tient-il tellement à ce que nous parlions de lui ? Ne préfère-t-il pas être un secret à une divulgation ?
On ne peut dicter un aphorisme à une machine à écrire. Cela prendrait trop de temps.
Peut-être qu'il fait toujours nuit quand on a grandi ?
Peut-être bien qu'en ce monde, il y a de plus en plus de gens et de moins en moins de personnes.
Essayer coûte que coûte de n'être qu'un, c'est ignorer nos propres contradictions et vivre dans le mensonge. Alors qu'en exprimant nos contradictions, nous ne nous en portons que mieux !
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
L'homme n'a rien vraiment sien que ce qu'il donne.
Le monde fut toujours habité pas des hommes qui ont eu les mêmes passions.
Toutes nos phrases sont dictées par les nécessités et les illusions de notre situation concrète.
La porcelaine cassée dure plus que la porcelaine intacte.
Mes goûts ne sont pas tous dans la nature.
On ne devient pas actrice, on naît actrice.
Foule : immense théâtre ambulant où chacun désespère d'obtenir un rôle qui lui permette d'en sortir.
Certains respectent les églises. Moi, c'est devant l'éphémère que je m'agenouille.
La haine, ça ne s'expire pas, ça asphyxie un peu chaque jour.
Quand on écrit des romans, on n'a aucune responsabilité, à l'exception du plaisir que l'on peut apporter au lecteur.
On déteste les contes de fées des autres.
Les filles qui font consommer les femmes sont celles qui excitent leur mari.
Il y avait eu en effet chez Beigbeder, pour autant qu'il s'en souvienne, quelque chose qui pouvait susciter l'affection (...) ; quelque chose qui n'existait pas chez Houellebecq, et chez lui pas davantage : comme une sorte de familiarité avec la vie.
Elle a fini par se lasserDe cette vie de ce métierDes éternels aller retourEntre le travail et l'amour.
Tous les hommes désirent la paix, mais il y en a peu, en vérité, qui désirent les choses qui conduisent à la paix.
Le pouvoir qui a la main de fer dans un gant de velours, a la peur de la spontanéité, du génie propre, du naturel de la jeunesse. Elle dérange parce qu'elle porte à remettre en question un certain nombre de valeurs reçues et le système.
La première démarche qui s'impose est de prendre conscience que l'amour est un art, tout comme vivre est un art.
S'aimer les uns, les autres, s'aimer tous. Non pas à des heures fixes, mais toute la vie. Aimer les pauvres gens, aimer les gens heureux, aimer l'inconnu, aimer le prochain qui est au bout du monde, aimer l'étranger qui est tout près de chez vous. Aimer.
Nous attendions notre plaisir de ses péripéties enchaînée, campés hors du temps, dans la fumée des pipes et les relents du marc brutal dont les femmes remplissaient nos verres.
La démocratie s'arrête là où commence l'intérêt de l'Etat.
La guerre n'est rien d'autre qu'un duel à une plus vaste échelle.
Vous possédez l'écrin et la clé où ma joie est enfermée, mais vous ne le savez pas.
Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.
Elle tombait malade pour que mon père s'occupe d'elle, collectionnait les maux comme d'autres les pays exotiques pour devenir enfin visible.
Quand un vivant plie bagageEt que les gentils héritiersOnt les yeux trop secs, on m'engageA venir faire mon métier.Car je suis pleureuse à gages,La plus capable du quartier.
La France est tellement le premier des peuples que tous les autres, quels qu'ils soient, doivent s'estimer honorablement partagés lorsqu'ils sont admis à manger le pain de ses chiens.
Mon point de départ a été un article paru dans un hebdomadaire américain en 1954. Il expliquait que la valorisation des capacités de production américaines exigeait que la consommation croisse de 50 % au moins dans les huit années à [...] ► Lire la suite
Sans crier gare, on vient m'arracher tout droit du mitard. La lumière du matin m'éblouit... un peu comme un hibou sorti de son tronc d'arbre en plein jour.
Les gens d'une même profession se réunissent rarement, même pour s'amuser et se distraire, sans que la conversation n'aboutisse à une conspiration dont le public fait les frais ou à une machination pour accroître les prix.
La clé est de tomber amoureux de quelque chose, n'importe quoi. Si votre coeur y est attaché, alors votre esprit y sera attaché.
Les animaux vous donnent tellement et demandent si peu. Et vous pouvez leur faire confiance.
J'ai toujours beaucoup travaillé et puis j'ai une base de danseuse. (...) Quand je dois danser, je danse. Je ne suis pas paralytique, je marche.
J'ai toujours senti le besoin de dénoncer avec mes photos, les injustices que l'on rencontre.
Rien ne m'a autant attristé dans la vie que la dureté de coeur des gens instruits.
Je n'aime pas lire de fiction. J'aime apprendre quelque chose quand je lis.
Avec trois jours de travail par semaine, nous aurions plus de temps pour nous détendre ; pour la qualité de vie.