Si nous étions capables de souffrir, nous serions encore plus capables d'être heureux.
Les rêves sont seuls les réalités de la vie.
Au fil du temps, mes oeuvres me paraissent de plus en plus étrangères. Sans doute leur propre évolution est-elle la preuve tangible et indubitable de ma vie.
Dans toutes les existences, on note une date où bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers le succès.
Lorsqu'une révolution est accomplie dans les moeurs, elle ne tarde guère à se traduire dans les lois.
Il est plus sûr que le vice rend malheureux, qu'il ne l'est que la vertu donne le bonheur.
On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ?
Voulez-vous apprendre les sciences avec facilité ? Commencez par apprendre votre langue.
Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
C'est que la sagesse est un travail, et que pour être seulement raisonnable, il faut se donner beaucoup de mal, tandis que pour faire des sottises, il n'y a qu'à se laisser aller.
Nous n'avouons de petits défauts que pour persuader que nous n'en avons pas de grands.
C'est parce que nous avons terriblement besoin de Dieu que nous l'inventons...
La création, c'est l'exubérance de Dieu.
Les dieux se transmettent en héritage leurs attributs et leurs sujets.
Nul n'aura de l'esprit hors nous et nos amis.
Les meilleurs acteurs parlent trop.
Rien n'use mieux les vieilles patiences que les jeunes passions.
Il y a des vertus qu'on ne peut exercer que quand on est riche.
Vivre est un élan hasardeux et il n'y a aucune conclusion à en tirer.
Lubies et fantasmes se faufilent par le chas de l'oisiveté.
L'uniformité fait craindre l'ennui.
Des passions qui entraînent les êtres, seul se libère l'homme qui se maîtrise.
Il ne suffit pas que les formules soient bonnes ; ce qu'on en fait devrait aussi être bon.
Quand la souffrance devient assez aiguë, on avance.
Mon orgueil s'est coloré avec la pourpre de ma honte.
J'ai compris une autre loi de notre vie : celle qui dit que celui qui sait ce qu'il veut, celui qui sait où il va, celui-là a déjà fait la moitié du chemin.
On est libre ou esclave à la mesure de son âme.
Il vaut mieux discuter, argumenter et polémiquer que de faire des plans perfides de destruction mutuelle.
Le temps est médecin d'heureuse expérience.
Pour moi, menacé du naufrage,Je dois, en affrontant l'orage,Penser, vivre et mourir en roi.
Je ris en pleurs et attends sans espoir.
Si j'avais la foi du mondeEn cette seconde, serais-tu là ?Si j'avais renoncé au mondeEt que rien ne compte serais-tu là ?
D'un pays à l'autre, d'une province à l'autre, voire d'un endroit à l'autre, il y aura toujours une certaine inégalité dans les conditions d'existence, inégalité que l'on pourra bien réduire au minimum, mais non faire disparaître complètement
Le spectre a témoigné de l'ordinaire caprice des spectres : il n'a donné aucun signe d'existence.
Nous avons besoin d'une éthique ou d'une foi, ce qui fait rire les idiots ; ce n'est pas un besoin de croire à autre chose, mais un besoin de croire à ce monde-ci, dont les idiots font partie.
Terrible ou pas, difficile ou pas, ce qu'il y a de beaux, de noble, de religieux, de mystique, c'est d'être heureux.
La principale fonction de l'Art est de construire des types sur la base fournie par la Science.
Et la jeune femme parlait, soulageant sa peine dans la certitude de ma sympathie : elle parlait comme on boit quand on a soif.
Ce n'est pas important d'avoir du talent, puisque ça n'excuse jamais de ne pas avoir de génie.
J'aime prendre des pilules avant de déjeuner. Même quand je n'ai rien. Je trouve que ça fait bien de sortir sa plaquette, comme ça les gens vous ménagent.
Chacun en son affaire est son meilleur ami.
Mes yeux sont dans le miroir où je les ai laissésJe me reconnais même plus sur vos journauxComment s'appelle cet endroitJe me suis perdu, je reconnais pasJ'ai pas bien lu le scénario.
Nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous.
J'en ai assez de ces calvaires ambulants, de ces Christ et de ces Vierges, ces Maria de las angustias, ces Señora de los dolores, ces Christs de la Expiracion, de la Exaltacion, de la Coronacion, de la Converzion del buen [...] ► Lire la suite
Un sage ne voit pas le même arbre qu'un fou.
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
Le poème est plus beau si nous devinons qu'il est l'expression d'un désir et non le récit d'un fait.
Je m'ennuie partout.
L'horizon de la langue et la verticalité du style dessinent donc pour l'écrivain une nature, car il ne choisit ni l'une ni l'autre.
Chacun son rythme de chagrin.