La lecture, c'est comme les auberges espagnoles, on n'y trouve que ce que l'on y apporte.
Moins on a de pouvoir, plus on aime à en user.
Il y a un peu de tout dans tout. Il y a un peu de tout dans l'homme.
Pour un avare, éjaculer est un gaspillage.
Il y a des femmes que l'on n'écoute que d'un oeil.
Empruntez la vie, elle vous rendra un cercueil.
Les plus beaux zoos n'ont pas de clôture.
Un juge populaire est un juge sans avenir.
Certains remords facilitent les séparations.
Il nous faut faire ce que commandent nos parents.
Soit généreux, mais pas dépensier.
La sympathie, plus on en donne, moins on en a besoin.
Si tous les tableaux étaient au même prix, qui voudrait d'un Cézanne ?
Finalement, l'agressivité, ça s'éjacule.
N'est-ce pas quelque chose, que de vivre dangereusement ?
- Mon mari dit que je suis une idiote !- Ne vous inquiétez pas, le mien dit pareil !
Le néoféminisme est au féminisme ce que la terreur fut à la déclaration des droits de l'homme.
Je me sens peu sûr de ma vérité, même si j'y crois.
Charlie Parker crève la nuit. Une nuit moite et lourde des Tristes Tropiques. Le jazz me ramène toujours à la Nouvelle-Orléans et ça fait un Nègre nostalgique.
Dans sa noirceur la noirceur de la Sulamite se fond, s'est confondue, dissoute.
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
Grégoire ne sait pas souffrir comme on ne sait pas parler une langue étrangère. Seulement, il est plus facile d'apprendre le chinois que d'apprendre le métier de la douleur.
Refuse tout agrément qui ne comporte aucune utilité.
Ta mère, était, à elle seule, la conscience d'un monde inconscient.
L'aiguilleur monte dans sa vigie et fait se choquer les fils de fer devant nous.
Les grands hommes sont toujours seuls.
Belle, belle, belle, belle !Que voulez-vous que je diseÀ votre frimousse exquise ?Riez, rose, sans cervelle.
Adieu le temps qui si bon a été,Par seul amour.
Le beau verger des lettres plantureuxNous reproduit ses fleurs et grand jonchées.
La pire des souffrances, c'est celle qu'on ne peut pas partager.
Chacun en son affaire est son meilleur ami.
Dans les faubourgsJe décanteLe soir à la lune montanteAu matin je reprends connaissanceÉbullitionRéaction.
C'était si dégoûtant qu'on lui a shooté dedans, un coup chacun, et alors, à la place de chanson et de vomi, c'est du sang qui est sorti de sa vieille rote dégueulasse. Et puis on a continué notre chemin.
L'amour vient de beaucoup plus loin. Il est, dans notre maigre humanité, la seule chose qui fasse rêver de clartés éternelles.
Si vous voulez - c'est un dernier pèlerinage -J'irai au bout du monde, et ne saurai pourquoi.Le monde est soupçonneux, il me demande un gageD'amour ou d'amitié, sous le soleil bourgeois.
Notre époque privilégie un seul rapport entre les âges: le pastiche réciproque. Nous singeons nos enfants qui nous copient.
Si Bernès a été un toutou, ce n'est pas un yorkshire mais plutôt un berger allemand.
Nous avons bouleversé la terre d'une manière si violente que nous avons réveillé la férocité des enfants.
La plupart des hommes ne font pas autre chose que gagner leur pain.
La critique a pour sanction, non la vérité, mais sa propre validité.
Un peu de mal "avoué" dispense de reconnaître beaucoup de mal caché.
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d'un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d'une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
Les lignes et les nuances ne sont là que pour nous, les sculpteurs, les signes de réalités cachées. Au-delà des surfaces, nos regards plongent jusqu'à l'esprit.
Celui qui s'enferme dans une identité n'a pas fini de souffrir.
La meilleure façon de réaliser un rêve est de se réveiller.
Je me répète les mots sans trop y croireJe vais égoutter du tofu cette nuitToute la nuit je serai un égoutteur de tofu
Une peinture qui ne s'inspire pas du coeur n'est qu'un futile jonglage.
Je veux parler à une nation, pas à un comité restreint.
L'inspiration est largement surestimée. Si vous restez assis et attendez que les nuages se séparent, cela ne risque pas d'arriver. Le plus souvent, le travail est salvateur.
J'ai changé en regardant des films ou en lisant des livres ou en écoutant de la musique, et cela vous aide à vivre votre vie.