Les mythes, les mots, les images sont des aimants. Surtout pour des jeunes sans avenir
Nous avons le choix entre l'inconvénient de la monnaie unique et l'invention de formules innovantes et forcément risquées.
Au moment où il rit, peu importe au vilain de mourir.
Le rôle d'un metteur en scène doit être d'insuffler des idées neuves au cadre classique que l'ouvrage propose, et non de faire exploser ce cadre.
Les vieillards qui se couchent dans la tombe ne font que s'écarter du sentier pour laisser passer ceux qui les suivent.
Pour cesser d'être douteux, il faut cesser d'être, tout bellement.
Le jeune homme connaît les règles, le vieillard les exceptions.
Un peuple qui vit travaille pour son avenir.
Les théâtreux sont de gauche pour cacher que le théâtre est fondamentalement réactionnaire. C'est-à-dire que le mot de progrès provoque parfois un fou rire dans les coulisses du théâtre. Le théâtre est un doute sur les progrès de l'humanité qui ne se contente pas de rire.
Connaître un homme aujourd'hui, veut surtout dire connaître ce qu'il y a en lui d'irrationnel, ce qu'il ne contrôle pas, ce qu'il effacerait de l'image qu'il se fait de lui.
On compare souvent les hommes politiques à des acteurs. C'est très injuste pour les acteurs.
L'égalité des possessions et des richesses entraîne une anarchie universelle.
Marx disait que les idées deviennent forces quand les masses s'en emparent. Où sont nos idées, où sont les masses, où sont nos forces ?
Tous les événements ne tiennent qu'à un cheveu.
Légal. Compatible avec la volonté d'un juge dans sa juridiction.
Sur la scène, il faut du réel, il faut aussi de la joie.
Ce n'est pas la victoire que je voulais mais la lutte.
L'amour, c'est quand on n'a pas tout de suite ce que on désire.
Le produit le plus net de l'athéisme est le désespoir.
L'amour avidement croit tout ce qui le flatte.
On pardonne aisément à ceux qu'on n'a pas le pouvoir de punir.
Que celui qui a donné se taise ; que celui qui a reçu parle.
J'ai arrêté d'envoyer de vieux habits à l'abbé Pierre. Il ne les met jamais !
Trop suffit quelquefois à la femme.
L'imagination exige de penser.
L'amour. Cette sanglante parodie de la vie, de la mort.
N'est-on pas plus ce qu'on voudrait être que ce que l'on est ?
Il y a des manières d'accorder les grâces, qui sont plus insupportables que le refus.
Il a un côté sympathique, seulement on le voit toujours de face.
Rejeter avec une trop grande violence l'imperfection est signe de faiblesse.
Qu'est-ce que j'éprouverais si je le pouvais, si j'étais libre, si je n'étais pas asservi par mon conditionnement ?
Le gouvernement avait il assez bien gouverné pour nous faire préférer ses ordres à notre vie ?
L'histoire de France est faite de deux branches : l'histoire des conquêtes et l'histoire des réformes.
Je plains le temps de ma jeunesse,Auquel j'ai plus qu'autre gallé,Jusqu'à l'entrée de vieillesse,Qui son partement m'a celé.Il ne s'en est à pied allé,N'a cheval: hélas! comment donc ?,Soudainement s'en est vollé,Et ne m'a laissé quelque don.
Il y a des cas où la crainte est salutaire et où elle doit rester à demeure pour surveiller les coeurs. Il est bon d'apprendre la sagesse sous la férule de la douleur.
Bref, partout et toujours, ce sont les conditions et les moyens de puissance économiques qui aident la « violence » à remporter la victoire, sans laquelle elle cesse d'être violence.
Qui suis-je ? A 98 ans, je cherche encore. Je sais que j'ai fait des erreurs et j'ai ma part de regrets. Mais dans l'ensemble, la vie a été bonne pour moi. Comme on dit en yiddish, Ce pourrait être un verset.
La petite fille était maigre et voûtée, toute refermée sur elle-même comme un bourgeon qui a connu le gel.
On ne connaît jamais suffisamment un maître pour en parler absolument et définitivement.
Les écoles, les coteries ne sont autre chose que des associations de médiocrités, pour se garantir mutuellement un semblant de renommée qui, à la vérité, est de courte durée mais qui fait traverser la vie agréablement.
Aucune peur ne tient devant la faim ; aucune patience qui l'apaise et pour la faim le dégoût n'existe pas.
Lorsque j'étais petite, la vie était agréable. Il y avait beaucoup de moments agréables. Les vacances, les jours de repos, les jeux. Je ne sais pourquoi, en grandissant, je me suis mise à attendre des choses.
Le président Hollande n'aime pas les riches, moi j'ai toujours pensé qu'il fallait les protéger, les exploiter même parce qu'ils sont un trésor pour notre économie. Les contraindre à fuir est une faute.
Etre caporal c'est un métier de chien. Le cabot est le clebs de ses hommes et souvent j'en ai marre.
L'amour m'ouvrit ses paradis,Et l'étreinte de ses panthères.
Je m'affole et commence à redouter ces voitures noires de Gestapo circulant comme des hyènes en cage dans le rue d'Antibes.
La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société.
Une session de méditation intensive ressemble à une randonnée, qui elle-même ressemble à la vie : il y a des étapes, des paysages qui changent à mesure qu'on s'élève, du soleil et de la pluie, des jours avec et des jours sans.
Je devine sourdement que tout cela est insuffisant, que les pauses fragmentées sont un leurre, que le message envoyé est une réelle sommation, mais la fuite est éperdue.
Je buvais dans la vie pour être intelligent, fulgurant... Le vin me permettait alors d'extravagantes ironies.