L'approbation des autres est un stimulant dont il est bon quelquefois de se méfier.
Il est rare de voir la sagesse alliée à la beauté.
Un con est un imbécile qui n'a de cet organe ni la profondeur, ni la saveur.
Tout se réduit en somme au désir et à l'absence de désir. Le reste est nuance.
Le gouvernement ne peut dépendre pour sa vie et pour son autorité que du peuple.
Quand un homme ne dit rien alors que tout le monde parle, on n'entend plus que lui !
Celui qui dit la vérité est toujours insupportable.
La révolution est un drame passionnel.
Ma seule ambition de poète est de recomposer, de ramener à l'unité, ce qui n'est que fragment, énigme, effroyable hasard.
Un homme qui va en haillons, mais possède au moins un demi-hectare de terre rouge est plus riche que celui qui n'a que de l'argent.
On n'attrape pas des mouches avec du vinaigre. Par contre, on peut attraper des aigreurs d'estomac.
L'homme contemporain, même dans les pays à forte tradition démocratique, n'a pas la maturité qui correspond à ses moyens intellectuels et à ses connaissances.
Ceux qui ne votent pas perdent le droit de se plaindre.
La mort est là comme la preuve irréfutable de l'absurdité de la vie.
La chair des femmes se nourrit de caresses comme l'abeille de fleurs.
Ne vouloir faire société qu'avec ceux qu'on approuve en tout, c'est chimérique, et c'est le fanatisme même.
L'amour, c'est aussi se découvrir en écoutant chanter des mots qui sont encore à inventer.
L'humour est un prélude à la foi et le rire un début de prière.
L'homme est faible, et le curieux sera toujours un pantin.
On a un peu vécu dans l'illusion que la liberté d'expression, sinon la liberté sexuelle, était acquise une bonne fois pour toutes.
Le meilleur et le pire ne sont que le recto et le verso du même.
Personne ne se connaît vraiment soi-même, et il faut devoir vivre une situation extrême pour s'en apercevoir.
Ne pas s'incliner devant ce qu'on appelle le destin. Prendre dans l'événement qui nous frappe ce qui est une poussée de force pour nous, pour les autres.
Au temps des ténèbres,Y aura-t-il encore des chants ?Oui, il y aura encore des chants,Sur le temps des ténèbres.
Chaque fois que l'on pose un acte de tendresse, d'affection, d'amour, on modifie un tout petit peu l'avenir de l'humanité dans le bon sens.
Je suis étonné de la facilité avec laquelle des personnes mal informées arrivent à une opinion arrêtée, passionnée, alors qu'elles n'ont pas de motifs de jugement.
L'amitié, c'est ce qui vient au coeur quand on fait ensemble des choses belles et difficiles.
C'est un peu comme être sur des montagnes russes. Si vous ne montez pas, vous ne vivrez pas l'aventure.
Avec la couleur on obtient une énergie qui semble provenir de la sorcellerie.
Je suis adroit de la main gauche et je suis gauche de la main droite.
Depuis que nous avons la télévision à la maison, nous prenons nos repas tous du même côté de la table, comme dans la Cène de Léonard de Vinci.
Qu'y a-t-il de pénible à retourner d'où l'on vient ? Il vivra mal celui qui ne saura pas mourir.
C'est au contact d'autrui que l'homme apprend ce qu'il sait.
Quand une science est à bout d'arguments, elle élargit son vocabulaire.
C'est quelquefois de petites choses qui changent votre vie pour toujours !
Le pharmacien est un marchand d'espoir aussi bien pour les héritiers que pour le malade.
Mourir pour ses idées ne prouve pas qu'elles soient bonnes.
Le présent est toujours très bref, même si certains croient posséder un passé où ils ont accumulé des choses, et un avenir où ils accumuleront plus encore.
La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ?
Le crédit n'est que l'apparente richesse des pauvres.
L'amour qui s'explique n'est pas l'amour. Il lui faut, pour être, sauter les principes et nous aimons précisément parce que nous ne savons pas pourquoi.
Il y a la réalité. Puis il y a l'illusion. On se tient souvent juste entre les deux.
La vraie moralité ne consiste pas à suivre les sentiers battus, mais à découvrir ce qui est pour nous-mêmes la vraie voie et à la suivre avec intrépidité. Tout véritable progrès est impossible sans une telle poursuite acharnée de la vérité.
Le pays des chimères est, en ce monde, le seul digne d'être habité.
La musique est ce qui nous permet de nous entretenir avec l'au-delà.
Le cerveau russe est humide, il ne flambe pas du feu de l'intelligence, et quand tombe en lui l'étincelle du savoir, il fume et s'éteint.
Je considère la concurrence légitime, à condition qu'il y ait quelque chose en face.
Il aime à se faire remarquer, celui qui étale ce qu'il fait.
Il faut être fou ou bête pour croire que la douleur purifie. Elle avilit l'homme, elle le punit sans raison.
Putôt que le terme de patron, qui manque de complexité, je préfère ceux d'éditeur et de marchand : le premier aide à naître, le second à vivre.