Une république est difficile à gouverner, lorsque chacun envie ou méprise l'autorité qu'il n'exerce pas.
En peinture on peut tout essayer. On a le droit. Mais à condition de ne jamais recommencer.
Les gens qui travaillent assis sont payés plus chers que ceux qui travaillent debout.
Etre furieux, c'est être vaillant par excès de peur.
De nos jours, la différence entre le mal et le bien est très mince : le mal c'est lorsque l'on se fait prendre !
En littérature et dans la vie, il faut être clair, mais il ne faut pas être transparent.
L'être humain ne s'offre le luxe d'être fou que lorsque les conditions sont favorables.
La civilisation n'a pas le moindre besoin de noblesse ou d'héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d'incapacité politique.
Le génie en art consiste à se laisser aller...
D'une certaine manière des gens qui renoncent à tout et des gens qui désirent tout sont bien faits pour s'entendre.
Ne hais personne ; déteste leurs vices, mais pas les êtres.
On ne se débarrasse pas facilement d'un amour dont on a vécu, ne fut-ce que quelques jours.
On ne possède même pas son propre corps.
Un motif de divorce ? Je suis marié.
Pour être humain faut-il absolument ressembler au reste de la terre ?
L'amour et les affaires, c'est une drôle de paire. Ça va aussi bien ensemble que délicatesse et ambition.
Tout est à vendre ; c'est la loi de la vie. Le monde se partage en deux catégories : ceux qui peuvent acheter et les autres.
Il vaut mieux ne pas jouer le rôle du temps, il travaille mieux que nous.
Il n'existe que deux manières de gagner la partie : jouer coeur ou tricher.
La vérité est immortelle ; l'erreur, elle, est mortelle.
Un sybarite du mensonge ne trouve de jouissance dans son art qu'autant qu'il exerce sur des incrédules endurcis.
Chaque personne, si misérable, si démunie qu'elle soit, apporte quelque chose que nulle autre ne saurait offrir.
Dieu a fait l'homme à son image, l'exhibitionniste lui rend hommage.
Y a-t-il un âge pour apprendre à vivre ? On dirait que c'est toujours à recommencer.
La souffrance survit à toutes les excuses.
Un critique littéraire, c'est une mémoire livresque considérable, plus une culture tous azimuts, plus l'esprit de découverte, plus un fort pouvoir d'analyse, plus un vrai talent d'écrivain.
La mort en abolissant la possibilité de satisfaire nos aspirations anéantira nos désirs.
Quelle ombre, quel feuillage, quel fruit peut encore donner l'arbre abattu ?
On ne fait jamais d'erreur sans se tromper.
Le Verbe, quand il s'incarna, passa de l'ubiquité à l'espace, de l'éternité à l'histoire, de la félicité illimitée au changement et à la mort.
Voulez-vous savoir ce qui fait les bons mariages ? - les sens dans la jeunesse - l'habitude dans l'âge mûr - le besoin réciproque dans la vieillesse.
La littérature n'a rien à voir avec les souffrances des écrivains ou l'idée qu'ils se font de la littérature.
Pourquoi ce qui est beau ne devrait-il pas être vrai ? Quel pessimisme dans ces simples mots !
Ce qui est beau est fait pour disparaître. Ce qui reste est laid.
L'ironie, c'est le courage des trouillards !
L'oeil est un gourmet comme la bouche.
Le rêve est impalpable, impossible, comme la lumière.
Doit être considéré comme mort celui qui n'arrive pas à accepter l'idée de la mort.
Restons chez nous : nous y sommes passables. Ne sortons pas : nos défauts nous attendent à la porte comme des mouches.
Il vaut tout de même mieux avoir une jolie femme qu'un vieux meuble.
Les méchants font quelquefois de bonnes actions. On dirait qu'ils veulent voir s'il est vrai que cela fasse autant de plaisir que le prétendent les honnêtes gens.
Il n'y a rien de plus agréable que de dérouter les gens.
J'appelle innocence cette maladie de l'individualisme qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, cette tentative de jouir des bénéfices de la liberté sans souffrir d'aucun de ses inconvénients.
Poussé par une irrésistible injonction à être soi, l'individu se rêve de plus en plus maître de sa vie.
Pour la Saint-Valentin, vous offrez des fleurs. Pour la fête des grand-mères, offrez des cercueils.
Les réglements c'est comme la Bible. Tout le monde pense les connaître mais personne ne les lit.
Il est extrêmement difficile de transposer la pensée dans l'écriture, je crois que personne ne le fait, que personne ne l'a fait.
L'art s'adresse toujours en l'homme à une part civilisée, même si cette civilisation est encore primitive aux yeux de celles qui suivent.
Peu importe ce que tu ressens, lève-toi, habille-toi et n'abandonne jamais.
Les jeux olympiques doivent être célébrés sur un rythme d'une rigueur astronomique parce qu'ils constituent la fête quadriennale du printemps humain, honorant l'avènement successif des générations humaines.