Dans la recherche commune des arguments, celui qui est vaincu a gagné davantage, à proportion de ce qu'il vient d'apprendre.
Etre établi dans la modération donne une bonne énergie de vie.
Etudiants, étudiantes, ne vous présentez plus au bac : prenez le Pont de Tancarville !
Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou.
L'éternité, qu'est-elle donc, sinon le premier instant sans fin d'un premier amour ?
Conscience collective : somme des inconsciences individuelles.
J'appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l'amour, pour sa réussite.
L'expérience a l'utilité d'un billet de loterie après le tirage.
On est tous les jours dans le cas de se laisser enseigner des choses que l'on sait par des gens qui les ignorent.
Attendons un peu pour finir plus vite.
Cette vie qu'on ne peut pas prendre au sérieux et qu'il faut parfois prendre au tragique.
Tout jugement est une épitaphe.
L'envie comme le caprice est fille de la liberté.
Il y a beaucoup de livres qui n'ont l'air d'avoir été édités que pour servir à asseoir les enfants sur des chaises trop basses.
La vie oblige l'homme à faire de nombreuses actions bénévoles.
Pour avoir le temps d'écrire il faut avoir celui de rêver.
Hors l'homme, rien ne résiste à l'homme.
Souvent on cesse de se jouer la comédie dès qu'on en devient conscient.
La vie n'est incohérente que pour les intelligences incapables de démêler les causes.
Nuptiale est toute nuit pour la femme raffinée.
Si les passions et les rêves ne pouvaient pas créer des avenirs nouveaux, la vie ne serait qu'une duperie insensée.
Pourparlers. Très souvent pour ne rien dire.
Les femmes espèrent tellement qu'on va tout leur donner. Et les hommes souhaitent tellement qu'ils vont tout recevoir. Marché de dupes.
Ecouter comme un arbre vaut mieux que tout.
Les rides : le chèque barré de l'âge.
Rien de ce qui est humain n'est simple.
Dieu, c'est comme la patrie, l'honneur, la chasteté, une affaire de tempérament.
Devant la cuisine anglaise, il n'y a qu'un seul mot : "soit !".
Rien ne s'arrange tout seul. Et mourir n'arrange rien.
Les femmes n'ont pas besoin de rêves : le moment présent leur suffit.
C'est drôle comme les hommes ne pensent pas à être complexés. Ca doit être bien, d'être comme ça. Ne penser qu'à son regard qui se pose et pas penser à la réciproque.
Un prêtre, c'est pire quelqu'un qui met toujours, quoi qu'il veuille, le doigt entre l'arbre et l'écorce.
Les adultes ont peur parce qu'ils ne savent pas faire la part des choses.
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
Que vaut le temps, s'il n'en reste plus pour s'émouvoir, s'attendrir, aimer ? Ce n'est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l'homme.
Gendarme en colère pue plus encore que d'ordinaire.
Plus un être est accompli, plus profondément il ressent la douleur et le bonheur.
Pour que le chemin ne soit pas mangé par l'herbe, il faut plusieurs va-et-vient.
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
Si tu veux que je pleure, il faut d'abord que tu pleures.
Un ministre est toujours en équilibre entre un cliché et une indiscrétion.
Que fait le participe passé entre deux que ?
Faut-il qu'une chose soit exagérée pour être belle ?
On dit que le secret de la réussite, c'est d'être là où il faut quand il faut. Mais comme on ne sait jamais quand ce sera, il faut trouver l'endroit idéal et y rester planté.
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.
Malgré les revendications différentialistes actuelles, nous allons avec constance vers un modèle de ressemblance. Tous les hommes ne sont pas ambitieux, toutes les femmes ne sont pas des battantes. A peu de chose près, l'un est l'autre...
1: on écoute 2: on regarde 3: on analyse
Le progrès en art n'existe pas. Il y a de grands artistes dans tous les siècles, et dans tous les pays, il y a des développements de style, mais il n'y a pas de progrès.
Il n'est rien de si absent que la présence d'esprit.
Il faut vivre pour écrire, et non pas écrire pour vivre.