La raison est donnée à l'homme pour lui faire reconnaître qu'elle ne sert à rien.
La sagesse des siècles nous apprend qu'il suffit d'approfondir une chose pour en connaître plusieurs autres.
La plupart des pardons peuvent être acceptés à titre de haines rentrées.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
Chassez la contrariété, elle reviendra vous hanter à la une des journaux.
Vilain enrichi ne connaît ni parent ni ami.
Les touristes, leur manière de tout vérifier par rapport aux guides qu'ils trimbalent. Ils n'admirent pas : ils confrontent.
On blâme la frisure quand on n'a plus de cheveux et on médit les pommes quand on n'a plus de dents.
Avec les insomnies, on peut faire des bouquets noirs de grandes fleurs friables et crissantes comme le sable sous les dents.
Nous nous développons dans la sympathie, mais c'est en nous opposant que nous apprenons à nous connaître.
Le bien est d'un exemple dangereux, il exalte les forts mais aigrit les faibles.
On écrit souvent son premier livre comme un testament.
Tout vivant est un en-soi qui existe en l'autre.
Il faut toujours subir pour choisir.
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
Qu'est-ce que voir ? C'est d'abord se mettre au centre du monde.
Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. A partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment. Connaître, c'est être.
Les Américaines espèrent découvrir dans leurs maris des perfections que les Anglaises attendent seulement de leurs maîtres d'hôtel.
Les gens d'esprit font beaucoup de fautes en conduite, parce qu'ils ne croient pas le monde aussi bête qu'il est.
Aimer, la meilleure préparation à la mort.
On dit beaucoup qu'en politique, il ne faut pas faire de querelles de personnes. Mais alors, quoi d'autre ?
Comme les devins, les femmes ont tendance à mettre de la pensée partout, à lire l'univers des objets et des choses comme un parchemin. Elles ne regardent pas, elles déchiffrent. Tout à toujours un sens.
La solitude. Elle peut porter très haut, pourtant ce sera toujours un châtiment.
Il ne faut jamais faire que les sottises qui nous plaisent.
Qu'ils sont beaux les mots auréolés par le souvenir de leur long usage.
Le repos est pour les masses et le mouvements pour les éléments.
L'artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance, et combien la reconquête de ces zones d'ombre restera toujours la clef de ses multiples problèmes.
Le théâtre est une façon de vivre, le cinéma une façon de travailler.
La nation est non seulement la réalité vivante à laquelle nous sommes tous attachés, mais surtout le lieu où bat le coeur de la démocratie, l'ensemble où se nouent les solidarités les plus profondes.
Une grande dignité est une grande servitude.
Les idées reçues n'exigent pas de remerciements.
La prohibition... c'est tout de même mieux que pas d'alcool du tout.
La justice c'est ce ciment si solide qu'il laisse passer l'eau.
Un livre, c'est le seul lieu au monde où deux étrangers peuvent se rencontrer de façon intime.
S'écrire c'est toujours pour essayer de s'échanger des bouts de moments vécus trop seuls.
La tombe est un obstacle à tous les regrets, à tous les pardons.
Nous n'avons point d'Etat. Nous avons des administrations.
L'accouplement passe pour être un comportement universel : il n'est qu'une occupation partagée par une majorité.
Un esprit solide dans un corps humain, c'est la plus grande force dans la plus grande faiblesse.
La vraie prière est un mode de vie, pas seulement à utiliser en cas d'urgence.
La névrose n'est pas une maladie mais une souffrance, qui peut se transmettre de génération en génération tant qu'on n'a pas compris de quoi il s'agissait. Un petit événement caché, honteux, dans la vie de quelqu'un peut aussi gâcher la vie de ses descendants.
La responsabilité majeure d'un président est d'extorquer au contribuable jusqu'à son dernier sou.
Je crois que l'amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots.
La ligne qui sépare la santé parfaite de la maladie est extrêmement ténue ; car la maladie, sa voisine immédiate fond sur elle...
Les hommes qui, dans les temps d'abondance, ne se préoccupent pas de l'avenir, tombent dans une misère extrême, lorsque les temps viennent à changer.
Certains êtres ignares pourraient faire impression par leur seule apparence, mais se trahissent eux-mêmes, faute de savoir se taire.
Quand est-ce donc, Athéniens, quand est-ce que vous ferez ce que demande le salut de l'État ? Attendez-vous quelque nouvel événement ? Attendez-vous, grands Dieux, que la nécessité vous y force ? Mais, de quel oeil regardez-vous donc tout ce [...] ► Lire la suite
En règle générale, l'homme qui réussit le mieux dans la vie est celui qui est le mieux informé.
Mais vous savez ce que nous disons ? « Qui se marie par amour, bonne nuit et mauvais jours ».
La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.