La modestie est l'art de se faire louer une seconde fois.
La situation la plus insupportable n'est pas le malheur subi, c'est le malheur imaginé.
La dépravation suit le progrès des lumières. Chose très naturelle que les hommes ne puissent s'éclairer sans se corrompre.
Ce qui est dur, c'est le mur. Savoir qu'une chose est vraie et ne pas pouvoir le prouver.
Félicitations. Politesse de la jalousie.
La vieillesse, c'est quand on commence à se dire : "Jamais je ne me suis senti aussi jeune".
Ils avaient des goûts communs et des métiers différents : c'est la recette même de l'amitié.
Cent fous mis en un tas ne font pas encore un homme raisonnable.
Quand on ne peut plus remplir le coeur d'une femme, il faut encombrer sa vie.
Y a-t-il une vie avant la mort ?
Le journaliste : un type qui travaille plus dur qu'aucun autre fainéant dans ce monde.
Etre doué pour la conversation, c'est être capable de dire quelque chose qui déplaît et tout de même de continuer de parler.
Journal : institution incapable de faire une différence entre un accident de bicyclette et l'effondrement de la civilisation.
Courroux : colère noble ne convenant qu'à des gens de la taille d'Assurbanipal ou de Nabuchodonosor.
La satiété engendre le dégoût.
Qui ôterait oisiveté du monde, bientôt périraient les arts de Cupidon.
Les larmes sont parfois une réponse inappropriée à la mort. Quand une vie a été vécue vraiment honnêtement, vraiment avec succès, ou simplement vraiment, la meilleure réponse à la ponctuation finale de la mort est un sourire.
Il n'y a plus d'intimité, plus de correspondance de l'âme dans ce qu'une lettre fait penser que dans ce qu'elle dit.
L'équitation est la plus noble expression d'une union charnelle.
Quel est le plus grand héros ? Celui qui est maître de ses désirs.
Pour se plaire il faut se ressembler beaucoup afin de s'entendre, et différer un peu afin d'avoir à se comprendre.
On aime à deviner les autres, mais l'on n'aime pas à être deviné.
Les passions font moins de mal que l'ennui, car les passions tendent toujours à diminuer, tandis que l'ennui tend toujours à s'accroître.
Les proverbes sont de courtes maximes tirées d'une longue expérience.
L'homme est une plante qui porte des pensées, comme un rosier porte des roses et un pommier des pommes.
Les roses ne sont pas à plaindre... Au moins, elles ne savent pas, elles, qu'elles se faneront.
Un journaliste, ce n'est rien de plus qu'un facteur... L'humilité en moins. Tous deux sont là pour transporter les nouvelles, mais l'un se les approprie, alors que l'autre les laisse discrètement dans la boîte aux lettres.
La fumée est la vieillesse du feu.
Si les hommes connaissaient nos faiblesses, ils nous prendraient toujours.
Presque tous les morts sont bons.
Combien d'hommes meurent dans un homme avant sa mort !
On ne dure en France que dans l'opposition et le seul moyen d'échapper au changement, c'est de le réclamer tous les jours.
Quand les citoyens tremblent, les fondements de l'état peuvent se fissurer.
Expirer pour sa belle Est encore du bonheur.
La mort, seule chose plus grande que le mot qui la nomme.
L'imagination a été inventée pour alimenter l'espoir.
Les discours ressemblent aux courses cyclistes qui se gagnent dans les derniers mètres.
On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter !
Dans le mariage, on fait l'amour par besoin, par devoir. Dans l'amour, on fait l'amour par amour.
Ce qui est embêtant dans les oiseaux, c'est les becs.
Le temps des utopies ne dure jamais longtemps.
Les gens ont une grande satisfaction à savoir ce que les autres ne savent pas.
La pub fait surtout de la pub à la pub.
Dans les ennuis, les tracas, l'homme est seul. Une fois que l'on est dedans, on doit s'en sortir par soi-même, pas de sauveur pour s'occuper de ces vétilles.
Une vieille coquette ne dit ni les années qu'elle a, ni les dents qu'elle n'a plus.
Sommes-nous donc si seuls, et même lorsque nous sommes aimés, que la moindre des complicités galantes nous éclaire et nous comble ?
On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans, quand on en a cinquante-sept non plus.
Le cadeau, c'est comme la caresse : il faut le renouveler, on ne s'en lasse pas.
L'état ne peut pas augmenter les salaires, mais il peut aider les salariés à dépenser moins...
La télévision doit pouvoir, à l'occasion, renoncer à ses oripeaux institutionnels pour se frotter d'égal à égal au jaillissement de faits, d'idées et d'opinions qui agitent, secouent, bousculent le corps social.