Les grands auteurs n'ont écrit que pour nous élever jusqu'à eux ; mais parce que nous négligeons de les lire, ils ne font que nous dominer.
Tout s'achète, même l'attention.
Il est difficile de faire triompher des opinions qui ne sont pas celles de tout le monde.
Avec assez de temps, tout peut arriver, statistiquement.
Rêver est souvent une manière de compenser pour ce que nous n'avons pas ou n'osons pas.
Le temps des utopies ne dure jamais longtemps.
La crainte engendre l'objet redouté.
On a le sens de l'éternité ou on ne l'a pas : c'est inné.
Plus on est saisi par l'amour, plus on soupçonne l'autre d'essayer de vous attraper.
On s'habitue à une présence, à la présence d'un être qui vit là depuis longtemps mais dont on ne se lasse point, car pour l'essentiel, c'est bête à dire, il vit ailleurs.
La télévision doit pouvoir, à l'occasion, renoncer à ses oripeaux institutionnels pour se frotter d'égal à égal au jaillissement de faits, d'idées et d'opinions qui agitent, secouent, bousculent le corps social.
Etre prodigue, ce n'est pas si commode. Ceux qui recherchent ce défaut ne l'ont jamais.
On ne règle à l'amiable que ce qu'on règle sans s'aimer.
Que sont nos sentiments ? Des nouvelles qui nous parlent de nous-mêmes.
Après tout, ce qui doit venir n'est pas tant à découvrir qu'à inventer...
La plus grande victoire, c'est la victoire sur soi.
Je veux un homme gentil et compréhensif. Est-ce trop demander à un millionnaire ?
Ils étouffent notre planète au service de leurs intérêts particuliers.
La femme est la reine de la création ; les étoiles se joignent en couronne sur sa tête.
Pouvoir zapper, c'est un grand pas vers l'autonomie !
- T'as pas l'air dans ton assiette ?- Je suis sur le bord...
Le mot « camarade », c'est sans doute le mot qui a le plus souffert de la politique.
Apprenons à nos enfants à être contents d'eux indépendamment de notre approbation et même quelquefois malgré nos reproches. Qu'ils se sentent libres de penser, de sentir et de juger autrement que nous-mêmes, tout en nous aimant.
Oui, je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien.
Les petits bonheurs de tous les jours, il n'en veut pas. Il lui faut le grand bonheur. Il n'a pas encore compris que le grand bonheur, c'est justement fait avec tous les petits bonheurs mis bout à bout.
Le colonialisme se bat pour renforcer sa domination et l'exploitation humaine et économique. Il se bat aussi pour maintenir identiques l'image qu'il a de l'Algérien et l'image dépréciée que l'Algérien avait de lui-même.
Le bonheur humain, s'il s'élève assez haut, ne meurt pas stérile ; de la prospérité naît un insatiable malheur.
Ami, sois homme : les femmes pleurent les morts, les hommes les vengent !
Décidément, cette chambre est triste. Les grosses araignées du matin, qu'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leurs toiles dans tous les coins... Allons dehors.
Dans le gratte-ciel du quant à soi, l'orgueil n'est qu'un étage supérieur à la modestie.
C'est trop long une vraie carrière ! On a trop le temps de voir les ficelles de ceux dont l'intelligence et la ruse l'emportent sur le vrai talent.
Le monde change, l'homme continue.
Le foulard des jeunes lycéennes françaises et la burka des Afghanes ont la même signification symbolique : cachez ce corps que je ne saurais voir sous peine que j'en fasse ma chose.
Pourquoi certains humains sont-ils comme des sauterelles futiles à gratter le sol, antennes frissonnantes, énormes ganglions se nouant, formant des noeuds coulants des noeuds carrés, à l'infini ? ils passent leur vie à alimenter une fournaise, lèvres toujours brûlantes, yeux [...] ► Lire la suite
Puis, on le vit, étrange rite,Qui baptisait les margueritesAvec l'eau de son bénitierEt qui prodiguait les hosties,Le pain bénit, l'Eucharistie,Aux petits oiseaux du moutier.
Essayer de vivre selon les nuances que nous apprend la littérature.
Tout ceci doit être considéré comme écrit par un personnage de roman.
Pendant comme avant la révolte, le colonisé ne cesse de tenir compte de colonisateur, modèle ou antithèse. Il continue à se débattre contre lui. Il était déchiré entre ce qu'il était et ce qu'il s'était voulu, le voilà déchiré entre [...] ► Lire la suite
Certains êtres reçoivent de l'amour la puissance de transporter leur moi dans un autre, et quand il leur est enlevé, la vie ne leur est plus possible.
Cafés populaires, gares routières, gargotes de relais, marchés aux bestiaux. Partout où je passe, chaque brin d'alfa, chaque rose des sables chante la mélancolie d'avant. Ce chant tressé d'odeurs de thym et de benjoin.
Pourquoi la vie spirituelle est-elle devenue presque un luxe, alors qu'il n'y a rien de plus essentiel au monde ?
Ce n'est pas ce que vous appréciez ; c'est que vous appréciez.
En science comme en religion il faut être attentif aux signes. Nombre de grandes découvertes sont la conjonction du hasard et de l'acuité d'observation et d'interprétation des signes.
Les gens sont mieux convaincus par les choses qu'ils découvrent eux-mêmes.
Vous comprenez qu'il est très facile de mourir et que vous devez organiser votre vie pour faire face à cette réalité.
La sensation de danger est excitante. Le défi est de trouver de nouveaux dangers.
Vous pouvez être sérieux sans costume.
L'anticipation était l'âme du plaisir.
On ne peut croire entièrement, peut-être, qu'à ce qu'on ne voit pas.
Le domaine où nous sommes le plus grand est le domaine dans lequel nous inspirons, encourageons et nous connectons avec un autre être humain.