Avoir beaucoup d'amis, c'est n'avoir point d'amis.
Les hommes sont comme les lions, comme toutes les bêtes, comme tous les êtres vivants. La faim les rend féroces. Et qu'est-ce que la pauvreté, sinon une faim généralisée ?
Si notre coeur ne répond pas à la joie suprême il répond à la douleur suprême.
Rien de tel pour apprendre l'écriture qu'un maître qui ne sait pas lire.
Il n'est pas besoin à l'homme d'autre chose que ses pieds pour qu'il trébuche... car sa misérable pierre d'achoppement, chacun la porte en soi.
Quand le pain est mouillé, il faut le boire.
Tu ne commettras pas l'adultère, à moins d'en avoir envie.
Il est facile d'obtenir tout ce que vous désirez, pourvu que vous commenciez par apprendre à vous passer de ce que vous ne pouvez obtenir.
Sais-tu où vont les larmes des peuples, quand le vent les emporte ?
Les grands hommes entreprennent les grandes choses, parce qu'elles sont grandes ; et les fous, parce qu'ils les croient faciles.
Bien qu'on vante la solitude, A la longue elle fait bâiller.
La route des enfers est facile à suivre ; on y va les yeux fermés.
Ce que Dieu a fait de mieux, c'est que chacun se trouve bien comme il est.
S'ils sont plus grands que nous... ils ont les pieds aussi bas que les nôtres.
Je ne suis capable de fantaisie que dans l'ordre.
Je n'ai jamais trompé ma femme. Aucun mérite : je l'aime.
Election : opération par laquelle des citoyens libres se choisissent des maîtres.
Les problèmes ont ceci d'agréable qu'ils n'existent souvent qu'en imagination.
Ces lois sont d'une logique ! Pour expulser les gens, on leur fait une mise en demeure.
Aujourd'hui on ne sait plus lire. On parcourt en masse ce qui est imprimé.
Les hommes ne sont pas des esclaves, ce n'est pas vrai, ils se flattent ; ce sont des domestiques volontaires qui aiment à changer de place et de maître.
Là où tous les gens veulent arriver aussi tôt que possible, il faut nécessairement que la plus grande partie d'entre eux arrivent en retard.
Le patriotisme, c'est bon pour les Africains et les Asiatiques. Chez les Russes, c'est déjà suspect ; en France, ça passe pour du gâtisme : les esprits avancés doivent avoir le patriotisme des autres.
Les bourreaux sont comme les diables : c'est l'ennui qui les enrage contre leurs victimes.
La femme est beaucoup plus pénétrée que l'homme.
Dites-lui toujours qu'elle est belle, particulièrement si elle ne l'est pas.
Ecrire, publier, c'est comme aimer. On plonge les yeux fermés.
Si toutes les expériences sont indifférentes, celle du devoir est aussi légitime qu'une autre.
Pour Juliette, tous les chemins mènent à Roméo.
La foi consiste à construire avec ce qui est là, afin d'atteindre ce qui est ailleurs.
Faut pas se suicider. Il paraît que c'est pas mieux de l'autre bord.
Avec des hommes on fait des eunuques, mais avec des eunuques on ne fait pas des hommes.
Personne ne devrait mourir. Surtout de son vivant.
Les idées scandaleuses sont de vieilles rengaines qui passent inaperçues en s'abritant sous des habitudes.
Les hommes chantent parce qu'ils ont goûté à la mort.
Seuls le désir et l'oisiveté nous rendent tristes.
La télévision doit pouvoir, à l'occasion, renoncer à ses oripeaux institutionnels pour se frotter d'égal à égal au jaillissement de faits, d'idées et d'opinions qui agitent, secouent, bousculent le corps social.
C'est peut-être des premières impressions qui ont frappé nos organes que dépend la tournure de notre caractère.
Dieu vous ordonne-t-il de tenter l'impossible ?
Ainsi de leurs flatteurs, les rois sont les victimes.
Bébétude : torpeur du nourrisson après la tétée.
L'amour véritable, il est comme le soleil dans le ciel, on ne sait pas à quoi il tient.
C'est l'apathie et non la haine qui est le contraire de l'amour.
Nous dormons notre vie d'un sommeil sans rêves.
Si les enfants ont besoin d'être fiers de leur père, peut-être que les pères, pour se rassurer, ont besoin de l'admiration de leurs enfants.
Le temps n'abîme pas nos premiers enthousiasmes, même s'ils prennent la poussière dans notre mémoire.
Le futur se conjugue à l'imparfait pour tracer sa route.
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ?
Ces enfants doivent ressentir les mêmes choses que les autres enfants. Jouer, rire et pleurer, se faire des amis, profiter des expériences ordinaires de l'enfance. Se sentir aimé, nourri et intégré par le monde dans lequel il vit, sans la stigmatisation que le SIDA continue d'attirer.
Le pain des pauvres, c'est leur vie. Celui qui les en prive est un meurtrier.