Vouloir le bonheur de sa femme, n'est-ce pas l'avoir obtenu ?
Si vous voulez réussir, sachez ce que vous faites, aimez ce que vous faites et croyez en ce que vous faites.
Contenter le peuple et ménager les grands, voilà la maxime de ceux qui savent gouverner.
La liberté se paye sans doute de désordre, mais l'on en meurt moins que de servitude.
Rien n'arrête le progrès. Il s'arrête tout seul.
Mon pauvre oncle disait souvent : "Il faut toujours tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler." Que devrait-on faire avant d'écrire ?
Etre captif, là n'est pas la question. Il s'agit de ne pas se rendre : voilà.
En ce qu'ils ont de commun, les deux sexes sont égaux ; en ce qu'ils ont de différent, ils ne sont pas comparables.
Il se trouve que chacun va au bien commun, croyant aller à ses intérêts particuliers.
L'amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l'un en face de l'autre, mais chacun des deux devant soi-même.
Tu réalises être une star quand tu souris à une fille et qu'elle s'évanouit.
Chez tous les philosophes, voire les plus fameux, on retrouve ce même point faible : leur croyance à la philosophie.
Le hasard, c'est le purgatoire de la causalité.
Trouver une place pour sa voiture n'est pas si difficile qu'on le croit. Comptez le nombre de personnes qui ont réussi à le faire avant vous.
Dieu ne peut être ni bon, ni méchant, ni juste, ni injuste. Il ne peut rien vouloir, ni rien établir, car en réalité il n'est rien, et ne devient le tout que par crédulité religieuse.
La poule qui chante le plus haut n'est pas celle qui pond le mieux.
Il y a bien des gens qui coucheraient volontiers avec la femme d'un ami, mais refuseraient avec dégoût de fumer dans sa pipe.
Un grand seigneur, un grand clocher, une grande rivière font trois mauvais voisins.
La vie serait sans doute insupportable sans une certaine inconscience.
La vieillesse serait vraiment trop triste si le rose essaim des pensées polissonnes ne venait parfois la consoler.
Il n'existe point de rapports entre les nations ; elles n'ont que des intérêts respectifs, et la force fait le droit entre elles.
Mais la liberté est comme la vérité : presque personne ne l'aime pour elle-même, et cependant, par l'impossibilité des extrêmes, on y revient toujours.
L'admiration est toujours une fatigue pour l'espèce humaine.
Ce monde serait meilleur pour les enfants si c'était les parents qui étaient obligés de manger les épinards.
Le sexe représente une force trop immense pour que l'on en fasse bon marché ou mauvais usage.
Les deux ennemis de la conversation sont le dogmatisme et l'amour. L'un divise et l'autre mêle...
Nous ne devrions déranger nos amis que pour notre enterrement. Et encore !
Le philosophe n'obéit ni ne commande. Il cherche à sympathiser.
L'amour physique est la clef de presque toutes les vies. On le sait, on n'ose le dire, de peur de passer pour un obsédé sexuel.
Qui enfonce les portes ouvertes n'a pas à redouter qu'on lui casse les vitres.
La nature est un temple naturel où l'esprit de l'homme peut facilement s'absorber dans sa méditation, où il peut s'imprégner de la divine douceur de sentir un instant son humanité se délivrer des exigences terrestres.
Manger est un vrai bonheur.
La puissance est le signe que nous donne la vie pour nous prévenir que l'on est en train de vieillir.
Plus on veut se souvenir du détail d'une image lointaine, plus le temps nous prouve que l'on a déjà oublié.
- Quelle est votre ambition dans la vie ? - Devenir immortel et mourir.
Le temps lorsqu'il est employé dans ses moindres détails devient notre pire ennemi.
Ce ne sont pas les influences qui comptent, c'est le choix de ses influences qui est important.
Il y a la nature qui est la chose que Dieu fait immédiatement et il y a l'art qui est la chose que Dieu fait à travers le cerveau de l'homme.
La poésie est une union avec tous ou quelques uns, et c'est aussi hélas ! une solitude sans frontière.
La vie possède un secret, celui du constant étonnement.
On meurt de ce qu'on ne dit pas.
L'homme est une victime du conditionnement des âmes, des sanctions et des permissions.
La vie c'est comme une multiplication : même si on a beaucoup de chances, si on est à "zéro", rien ne sert.
L'histoire est la fiction que nous inventons pour nous persuader que les événements sont connus et que la vie a un sens.
Le vrai malheur rend le vrai bonheur presque inimaginable.
Il y a des livres comme des films, qui vous embarquent.
Le drame des dictatures, c'est qu'elles donnent toute licence aux malades mentaux, aux mégalomanes, aux méchants, aux malhonnêtes gens d'aller jusqu'au bout de leur folie, de leur mégalomanie, de leur méchanceté, de leur malhonnêteté.
Le mariage est un sacrement en vertu duquel nous ne communiquons que des chagrins.
Pour manger. Pour survivre. Pour être libre. C'est ça l'argent ! Tout ce qui compte dans ce monde sans justice.
Il faut attaquer l'opinion avec ses armes : on ne tire pas des coups de fusil aux idées.