Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d'un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d'une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
Rien que de penser à ces années de carême, il se force à engouffrer le maximum de nourriture dans la panse. Ça se conçoit, mais ça présente un danger plus ou moins lointain. Trop ou trop peu, au finish on en crève.
Le but de la sagesse est de rêver assez haut pour perdre le rêve dans sa recherche.
Vivre n'importe où dans le monde aujourd'hui et être contre l'égalité à cause de la race ou de la couleur, c'est comme vivre en Alaska et être contre la neige.
Vivre entre amis est l'essentiel du bonheur.
À travers les âges, tous les grands hommes ont enseigné la vérité et le bonheur ne s'achète pas.
Profiter de votre travail est essentiel. Si votre travail devient l'expression de vos propres idées, vous l'apprécierez sûrement.
Cette sorte de patriotisme qui consiste à haïr toutes les autres nations.
Pécher est une affaire humaine, justifier les péchés est une affaire diabolique.
Un artiste doit être un réactionnaire. Il doit se démarquer de la teneur de l'époque et ne pas s'effondrer.
Ainsi dans toutes les affaires humaines on s'aperçoit, si on les examine de près, qu'il est impossible de supprimer un inconvénient sans qu'un autre n'apparaisse.
Je suis tout au sujet de la mode, des cheeseburgers et du rouge à lèvres rouge vif.
Elle avait tellement de mémoire qu'elle se souvenait même du jour de sa mort.
Je ne suis pas féministe, mais je crois en la force des femmes.
Je n'ai pas le bac mais j'ai acheté Le Monde.
Les endroits où j'ai été, les choses que j'ai vues - ce que vous avez comme cauchemars, sont ce que j'ai comme rêves.
Restez toujours ouvert à la surprise.
Ne nous racontons pas d'histoires, le journaliste n'est pas un saint, il se salit les mains. Laissons la morale à d'autres.
L'esprit d'envie peut détruire; il ne peut jamais construire.
Lorsque vous donnez la parole à chacun et que vous donnez le pouvoir aux gens, le système finit généralement par trouver sa place. Donc, ce que nous considérons comme notre rôle, c'est de donner ce pouvoir aux gens.
Je n'ai pas peur de la mort. Je ne mets jamais ma ceinture dans un avion.
J'ai tendance à ne pas regarder dans le rétro.
Je ne regarde pas les tabloïds. Je ne lis pas les tabloïds.
J'essaie simplement de faire ce qui m'intéresse et j'espère que certaines personnes se connecteront.
Quand vous êtes quelqu'un qui marche au cinéma, vous avez beaucoup de responsabilités parce que si vous dites non, le film ne se fait pas. Et donc, du coup, vous héritez d'une sorte de pouvoir, indirectement. C'est terrible, je peux [...] ► Lire la suite
À Berlin par exemple, je suis rentré dans un bar punk où j'ai été légèrement bousculé. Je n'ai pas pris de coups, mais la tige de la caméra a été cassée. À part ça, je n'ai jamais été frappé. C'est plutôt encourageant quant à la nature humaine et l'état du monde.
En Europe, la plupart des batailles que nous avons menées durant les cinquante dernières années étaient destinées à combattre les préjugés contre les juifs. Et maintenant, qu'allons-nous faire ? Remplacer un préjugé antisémite par un préjugé anti-islamique ?
Les films devraient être distribués par ceux qui aiment le cinéma, c'est-à-dire par les auteurs eux-même
Trente ans plus tard, je me disais qu'il fallait que je reste svelte pour ne pas passer au gaz.
L'islamisme n'est pas l'islam mais cette maladie de l'islam qu'est la recherche effrénée d'un bouc émissaire au marasme dans lequel la relégation des femmes et l'échec de la sécularisation ont plongé le monde arabo-musulman.
Ce genre de bienséance et cette vérité qu'on ne peut plus dire dans plein de domaines, cela me gêne.
Si l'on habite près d'une gare, cela change complètement la vie. On a l'impression d'être de passage. Rien n'est jamais définitif. Un jour ou l'autre, on monte dans un train.
La moitié des difficultés de l'homme provient de son envie de répondre à chaque question par oui ou par non.
En médecine empirique, un bon guéri vaut mieux que deux qui ne le sont pas.
Nous ne commettons pas l'erreur des romanciers, qui se croient tenus, quand ils ont leur titre, d'écrire en supplément le roman lui-même.
La morale, c'est ce qui reste de la peur quand on l'a oubliée.
L'innocent n'est pas celui qui n'est pas condamné, c'est celui qui ne porte pas condamnation.
Il existe aussi une liberté vide, une liberté d'ombres, une liberté qui ne consiste qu'à changer de prison, faite de vains combats entretenus par l'obscurantisme moderne et guidés par le faux jour.
Le feu purifie. La guerre, aussi terrible soit-elle, peut servir la justice et l'amour.
Ce que le tableau représente ? Cela dépend de celui qui le regarde.
Le spectacle insolent d'un couple qui se connaît à vingt ans, s'aime, se l'avoue, se le répète et meurt heureux, remplit d'aigreur la plupart des gens.
La gloire n'est que fumée, j'en conviens, mais l'homme n'est que poussière.
Quand un homme est jeune, il a de l'estomac ; quand il l'est moins, il a du ventre.
Tout fout le camp, les pavés de 68 servent de presse-papiers dans les multinationales.
Notre vrai malheur, pourtant, N'est pas ce que les ans nous volent, Mais ce qu'ils laissent en partant.
Tout est preuve pour les croyants. Tout est preuve pour les athées.
La violence sucrée de l'imaginaire console tant bien que mal de la violence amère du réel.
La Bible contient pour chacun de nous un message chiffré. Le chiffre, c'est la foi qui nous le donne.
Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres.
Que Dieu serait cruel, s'il n'était pas si grand !