Les proverbes ressemblent aux papillons ; on en attrape quelques-uns, les autres s'envolent.
Rien ne tache et rien ne lave comme le sang.
Quand on est mort, c'est pour longtemps. Employons donc bien nos instants.
Les hommes sont aussi jaloux sur le chapitre de l'esprit que les femmes sur celui de la beauté.
Quand les hommes accoucheront, les femmes penseront.
On a vu des chevaux et des cavaliers parfaitement d'accord : c'étaient assez souvent des chevaux de bois.
Il ne s'agit pas d'être modeste, mais d'être le premier.
Il est plus facile d'élever une protestation que d'élever ses sentiments.
Les plus beaux zoos n'ont pas de clôture.
Autorisation de se tuer, seulement au parfaitement heureux.
Toute réponse est aussi une question.
Rien ne ressemble plus à des vies ratées que certaines réussites.
Dieu n'est-il pas un extrémiste de l'amour ?
Ne lisez jamais un livre qui a moins d'un an.
L'homme échoue à tout.Principalement à la révolte.
Les compliments qui flattent le plus sont ceux que l'on n'est pas tout à fait sûr de mériter.
La politique, même civilisée, est un univers rude.
Le rassemblement, ce n'est pas la mollesse, c'est la fermeté.
Se sentir soi-même - se penser soi-même - sensation active. On place l'organe de la sensation, comme l'organe de la pensée, sous son emprise.
Pour réussir à l'écrit, utilisez des phrases courtes.
De même, un livre qu'on aime, c'est avant tout un livre dont on aime l'auteur, qu'on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées.
Dans les arts plastiques, c'est le sujet qui se charge de proposer ; ce qui dispose, en fin de compte, c'est le tempérament de l'artiste.
On est facilement devenu coupable d'avoir du style, là où il est devenu aussi rare de le rencontrer que la personnalité elle-même.
Je sortais me brûler sous la lune et dérober de gros brugnons blancs dont je n'ai jamais retrouvé la saveur.
L'impact affectif que l'on a sur le public est énorme, on rentre dans leur vie.
Un acteur qui ne joue pas n'existe plus.
La machine remplacera jamais l'homme, elle est pas assez con.
L'avantage de la soupe de poisson, c'est que le poisson est dans son élément.
L'homme n'a pas besoin d'être religieux au vrai sens, ni religieux dans le mauvais sens du mot. Ni même religieux le moins du monde.
L'interview est un jeu truqué et, par définition, le journaliste est quelqu'un dont il faut se méfier. Il transpose les propos, les modifie, les sort de leur contexte... C'est un adversaire, pas du tout un ami ou un confident.
Si le metteur en scène vous aime et que vous aimez travailler avec lui, alors il n'est plus question de « diriger ». On devient un instrument entre les mains de quelqu'un à qui on fait entièrement confiance.
La plus belle de toutes les sciences, celle du nombre
Transmission et interaction ne sont pas synonymes de communication.
Celui qui n'a pas mangé assez n'est pas plus à plaindre que celui qui a mangé trop: les deux passeront une mauvaise nuit.
Personne ne me mettra dans la tête que c'est gagner sa vie que de la donner à un propriétaire d'usine. La vie est gratuite. Je ne l'ai pas payée et je ne la paierai pas.
On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes. C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
Je ressemble à un chat de gouttière qui vient de fouiller les poubelles.
Je n'emporterai pas mon fonds de liquoriste au Paradis, n'est-ce pas ? Alors, buvons-le. C'est mon défunt qui me l'a légué. Il y a du bon. Il s'y connaissait. Je ne suis qu'une bistrote d'occasion.
L'olympisme est un renverseur de cloisons. Il réclame l'air et la lumière pour tous. il préconise une éducation sportive généralisée, accessible à tous, ourlée de vaillance virile et d'esprit chevaleresque, mêlée aux manifestations esthétiques et littéraires, servant de moteur à la vie nationale et de foyer à la vie civique.
Un homme qui ne rêve pas est comme un homme qui ne transpire pas. Il emmagasine plein de poisons.
La curiosité dans quelques âmes, produit le même effet que produiraient des flammes.
Qui nous retrace dans le souvenir comment il a quitté le sein de son père et il s'est abaissé jusqu'à nous.
J'ai su gagner, et puis après j'ai su perdre.
Quand on sacrifie la moitié de sa vie pour une raison quelconque, dit-il d'une voix calme et nette, on change de personnalité. On ne devient pas seulement la moitié de ce qu'on était destiné à être, mais une créature tout autre, tordue et déformée par le sacrifice.
Un État qui n'a pas les moyens d'effectuer les changements n'a pas les moyens de se maintenir.
Je veux qu'il y ait un faux Dali avec une vraie signature de Dali, dans chaque épicerie des cinq continents, depuis Santiago du Chili jusqu'à katmandou.
Compréhensif et magnanime, tel est le caractère officiel de la plus grande loque de père que la terre ait portée, de ce pater familias incarné dans sa peau de bique pelée et grelottant à l'idée que Folcoche pourrait surprendre notre tête-à-tête.
Personne à moins de rester sourd n'achève les "Cent vingt journées de Sodome" que malade : le plus malade est bien celui que cette lecture énerve sensuellement.
Tout langage devient ancien dès qu'il est répété.
Mais, justement, c'est parce que le désespoir est un terreau fertile qu'il faut être plus vigilant que jamais et se conformer avec une implacable vigueur à une exigence de vérité.