Car au-delà de la difficulté de se communiquer, il y a la suprême difficulté d'être soi.
Le ciel convient au dos du fardeau.
Je me réfugie dans une honnête médiocrité.
La calomnie est comme la guêpe qui vous inquiète, et dont il ne vaut mieux chercher à se débarrasser que si vous êtes sûr de la tuer ; car autrement il revient à la charge plus furieux que jamais.
Si vous vous mettez facilement en colère, c'est peut-être parce que la graine de colère en vous a été fréquemment arrosée pendant de nombreuses années, et malheureusement vous l'avez autorisée ou même encouragée à l'arroser.
Une maison, aussi petite soit-elle, sera toujours plus grande que le plus grand des appartements, pour moi.
Je mets toujours les dieux au pluriel, de peur qu'il y en ait un qui le prenne mal.
Les artistes c'est comme les pieuvres ils crachent de l'encre pour se cacher.
Moi, je ne pourrais jamais défendre Jean-Marie Le Pen.
L'homme ne pourrait connaître que ce qui lui a été donné de connaître, le reste lui est caché.
Il y a quelque chose de magnifique dans l'innocence; mais ce qui est mauvais à son tour, c'est qu'il ne peut pas très bien se protéger et se laisse facilement séduire.
Si vous faites une erreur de mode, celle-ci va résonner très longtemps.
Comment je travaille ? Je tâtonne.
La véritable amitié ne comporte pas seulement l'estime, mais le respect ; il faut que l'on sente, jusque dans les épanchements de l'intimité, la présence et la dignité de la vertu.
Le cadre légal n'est pas suffisant parce que salariés comme entreprises ont besoin de plus de souplesse. Qui serions-nous pour dire à quelqu'un qui souhaite (travailler plus) que c'est impossible
Quand on écrit il y a comme un instinct qui joue.
Les hypothèses sont ce qui nous manque le moins.
J'ai une vision optimiste de tout. C'est obligé, sinon vous deviendriez fou.
Je suis moins dispersé. Je sais un peu plus ce que je veux.
J'étudiais le bouddhisme tibétain quand j'étais tout jeune, toujours influencé par Kerouac.
J'entends trop souvent dire que la France est mauvaise en comédie.
Le blond, en sifflotant il te l'a montée (la bibliothèque), il a mis les livres dedans, il en a lu deux ! Et toi à chaque fois que tu montes une étagère, tu dis à ta femme « Ahhh t'a vu hein, alors, c'est moi ou c'est pas moi hein ?
Bon sang, mais pourquoi les journalistes insistent-ils toujours pour proposer une explication freudienne de seconde zone de mes textes, alors que, neuf fois sur dix, ils ne les ont pas retranscrits correctement ?
Le stalinisme n'a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d'époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes.
De façon générale, les actrices n'ont pas accès aux mêmes rôles et aux mêmes films que les acteurs.Elles restent à la porte des multiplexes et des blockbusters.
Ainsi va le monde: l'insouciance de la jeunesse cédant le pas à la nécessité de payer ses factures et d'assumer ses responsabilités, nous sommes tous voués à reprendre le modèle que, durant notre adolescence, nous nous étions jurés de ne jamais répéter.
Cabu, Wolinski, nous ne les avions pas vus vieillir, car nous ne nous étions pas vus vieillir. Ils avaient l'âge de notre jeunesse.
Rien ne m'intéresse plus que la création.
Nous avons le choix entre l'inconvénient de la monnaie unique et l'invention de formules innovantes et forcément risquées.
La vertu n'est pas de la vertu si elle n'est pas accompagnée de douceur et de miséricorde.
Il ne reste rien de nos lettres d'amour...de grands cimetières sous la plume.
Ce n'est pas l'homme qui prend le pouvoir, mais le pouvoir qui prend l'homme.
Le rôle des dirigeants ne se limite pas à la satisfaction de nos besoins présents, il nous fait découvrir des soifs profondes, des insatisfactions refoulées.
Madame : n'achetez plus de tissus écossais. Ecossez-les vous-mêmes !...
Qui nous cède, nous hait ; même cédant à la douceur et à la caresse.
Le goût est le génie du talent.
Une pensée est une chose aussi réelle qu'un boulet de canon.
C'est le rôle d'un sot d'être importun : un homme habile sent s'il convient ou s'il ennuie ; il sait disparaître le moment qui précède celui où il serait de trop quelque part.
Les hommes politiques deviennent automatiquement pessimistes le jour où le jeu de bascule les éloigne du pouvoir.
L'homme est fait pour devenir.
Tout le monde répond à la pelle du fossoyeur.
C'est toujours la même histoire, l'amour c'est ce qui manque le plus, à ceux qui aiment.
Si l'on était toujours heureux, où serait le plaisir ?
Les femmes ont horreur d'attendre. C'est un supplice qu'elles nous réservent.
Même le savoir lasse, quand il est savoir par métier.
Un livre, c'est pendant des semaines, pendant des mois, la pensée qui se recueille et se concentre : c'est ce corps qui fait converger ses muscles et ses nerfs vers un seul point... vers le bout de la plume.
Les mots "religion" et "économie" sont des abstractions représentant la manière de vivre des hommes.
L'érudition est bien loin d'être un mal ; elle agrandit le champs de l'expérience, et l'expérience des hommes et des choses est la base du talent.
Le papier est patient, mais le lecteur ne l'est pas.
L'histoire est encore plus rancunière que les hommes.