L'essentiel n'est jamais là où on le croit.
Lorsqu'on a appris à mourir, que doit-on redouter ?
Faut du Baudelaire, c'est entendu, mais pas trop n'en faut.
On croit aisément ce que l'on désire.
Il est beau de se ressouvenir de ceux qui nous oublient.
Quand la faute est évidente, il est impossible de la dissimuler.
Il me fut cruel déjà de penser que les hommesÉtaient tous creux, serviles, jamais sincères,Mais c'était pire, moi confiante dans mon propre coeur,D'y découvrir aussi la même corruption.
Il s'acharne, et jamais ne s'affale sur une réussite.
Quant à la gestuelle des textos, elle crée dans les rues, les transports, les bureaux, une chorégraphie digitale de clones que je suis la seule à trouver grotesque. La ville est peuplée d'autistes qui parlent tout seuls sans se regarder.
L'Humanité se compose essentiellement des morts dignes de survivre.
Je ne suis pas raciste. Je n'ai jamais fait de commentaires racistes. Je n'ai jamais attaqué personnellement Obama.
Les chagrins d'amour sécrètent un poison qui le tue.
Les lois qui défendent le port d'armes ne désarment que ceux qui n'ont aucune intention criminelle, tandis que ceux qui ont le courage de violer les lois les plus sacrées et les plus importantes ne sauraient respecter des prescriptions purement arbitraires, sans grande portée et qu'il est facile de transgresser impunément.
Un paradoxe fait homme, tel fut Berlioz.
Les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout.
Celui qui se laisse façonner par la société, qui adopte pour règle de ses jugements l'opinion, pour limité de ses actes la coutume, se maintient à mi côte des grandes vertus et des grandes fautes, et se préserve de ces pénibles vertiges de la conscience.
Les religions tentent d'apporter des réponses à toutes les questions, même celles qui n'ont pas encore été posées. La spiritualité, au contraire, nous amène à poser des questions qui n'auront pas forcément de réponses.
Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle étouffe.
L'univers, et nous tous, sommes entrés vivants dans la simulation, dans la sphère maléfique, même pas maléfique, indifférente, de la dissuasion: le nihilisme, de façon insolite, s'est entièrement réalisé non plus dans la destrucrion, mais dans la simulation et la dissuasion.
Je ressens toujours d'une façon poignante, le fait que souvent j'écris pour être aimé. Au fond, peut-être même parfois de tel ou tel. Et en même temps, je sais très bien que cela ne se produit jamais, qu'on n'est jamais vraiment aimé pour son écriture.
Gorz s'attache à montrer comment le système, pour se développer, crée artificiellement, notamment par l'omniprésence de la publicité, des besoins de consommation qui, faute d'être satisfaits, deviennent aussi obsédants que l'ancienne pauvreté.
Ne se considérant pas comme un citoyen, le colonisé perd également l'espoir de voir son fils en devenir un. Bientôt, y renonçant de lui-même, il n'en forme plus le projet, l'élimine de ses ambitions paternelles, et ne lui fait aucune place dans sa pédagogie.
Mais la lutte pour l'abolition de l'exploitation animale se heurte à une difficulté particulière : contrairement aux esclaves, les victimes de l'élevage ne peuvent pas participer au mouvement qui travaille à leur libération.
Les mots sont les seuls à pouvoir faire revivre les morts, et le vrai miracle de ressusciter ceux qui ne sont plus, comme celui de la création, n'est autre que le miracle de la parole, lorsqu'elle ne s'oublie pas.
Si tout le monde se ressemble sur terre, à quoi bon voyager !
Je sens toutes les ombres de l'univers se multiplier au plus profond de ma peau.
Pourquoi est-ce que lorsque nous avons 10 millions de personnes dans ce pays qui disent « Non », nous avons toujours un président qui dit « Oui ». Dans une démocratie, quelque chose ne va pas ici.
L'innocence n'a pas l'habitude de rougir.
Seuls sont créateurs des anormaux, seuls sont productif des normaux.
Dieu, le meilleur faiseur de tous les mariages, Combinez vos coeurs en un seul.
Parlez bas, si vous parlez d'amour.
Même lorsque je lis un livre, si le livre me laisse la possibilité de trouver certaines solutions ou de travailler seul à une solution, je préfère cela beaucoup plus que si le livre me remplit de réponses, me les donne directement.
Les rêves sans mouvement sont des illusions, des évasions, des jeux d'enfants. Vous devez mettre vos pieds dans vos rêves s'ils veulent jamais devenir réalité. Les rêveurs que nous connaissons et aimons aujourd'hui sont ceux qui ont le plus travaillé.
On s'détruit mais on apprend d'autrui que lorsqu'on accorde notre pardon.
J'ai nommé mes fils Brandon et Dylan après les personnages Beverly Hills 90210. Les deux sont nés dans ma salle de bain. J'ai eu Dylan dans mon bain, et il est sorti sous l'eau.
J'aime trop mon métier.
J'ai besoin d'être satisfait intellectuellement puisque je ne le suis ni par la foi, ni par le sens.
La planète théâtre se renouvelle à chaque génération.
Internet c'est comme une chambre forte qui aurait une porte de secours grillagée. Je n'ai pas besoin de marteau-piqueur ni de bombe atomique pour y entrer. Il me suffit de passer par la porte.
Flatulences : processus de pets.
On tient les gens par tout ce qu'on leur donne.
Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu'eux-mêmes ont trouvés dans les livres.
Les hommes deviennent petits en se rassemblant.
Les illusions viennent du ciel, et les erreurs viennent de nous.
Ceux qui n'ont que de l'esprit ont du goût pour les grandes choses et de la passion pour les petites.
Des investissements, c'est de l'argent. De ce côté-là, ça ressemble pas mal à des dépenses.
Pénitent. Qui subit ou qui attend une punition.
On fait plus pour ceux qu'on craint que pour ceux qu'on aime.
Nous ne sommes pas capables d'être longtemps malheureux.
Les hommes ont quelquefois le droit de dire du mal des femmes, jamais d'une femme.