J'ai vécu d'aimer, j'ai donc vécu de larmes.
Le travail d'un metteur en scène est d'obtenir des acteurs une interprétation aussi bonne sur le plateau que celle obtenue le matin dans sa baignoire.
Ne soyez ni un emprunteur, ni un prêteur ; Car souvent on perd le prêt et l'ami, Et l'emprunt...
Le temps est le médecin de l'âme.
On a beau se tenir à l'écart, les gens finissent toujours par vous mêler à leurs intrigues.
Chassez les préjugés par la porte, ils rentreront par la fenêtre.
Quand un homme ne peut croire ce qu'il trouve absurde, ce n'est pas sa faute, c'est celle de sa raison.
Un véritable ami est le plus grand de tous les biens et celui de tous qu'on songe le moins à acquérir.
Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme : le feu, l'humide, les bêtes, le temps, et leur propre contenu.
L'homme se vante de descendre du singe. Jamais aucun singe ne se vanterait de descendre de l'homme.
Personne n'accepte de conseils ; mais tout le monde acceptera de l'argent : donc l'argent vaut mieux que les conseils.
L'humanité fait toujours la chance belle aux imbéciles qui la méprisent.
Sans le kangourou, l'homme n'aurait jamais su qu'il ne possède pas de poche marsupiale.
L'optimiste est l'homme qui regarde vos yeux. Le pessimiste, l'homme qui regarde vos pieds.
Quand les saltimbanques, les enfants trinquent.
Les chats semblent avoir pour principe que ça ne peut pas faire de mal de demander ce qu'on veut.
La force n'a aucun pouvoir contre le mensonge.
Ne te crois pas persécuté, on se fait encore plus d'illusions sur ses ennemis que sur ses amis.
Le marché pénalise les minorités pauvres, alors que la démocratie pénalise les minorités riches.
J'ai besoin de me recueillir pour aimer.
L'amour commence souvent par cette année franche qui met en harmonie les esprits, avant que les coeurs ne battent à l'unisson.
L'intelligence doit vivifier l'action ; sans elle, l'action est vaine. Mais sans l'action, comme l'intelligence est stérile !
Ne pas s'occuper des autres, c'est toute la distinction ; s'en occuper, c'est toute la politesse.
On ne trompe pas l'impuissance : c'est elle qui ment en tendant une main incapable de recevoir.
Un dictionnaire sans citations est un squelette.
Souvent on se cherche faute de savoir aimer.
Mai 68 a plus fait pour la gloire des publicitaires que pour celle de la révolution.
La vraie douleur est incompatible avec l'espoir.
Les projets sont bons pour les gens heureux ou ceux qui espèrent.
Un abus de réflexion, souvent prétexte pour ne pas agir.
La politique est un rude maître qui expose à bien des avatars ; le peuple récompense si mal ceux qui se dévouent pour lui !
On connaît son avenir tout autant que son passé, mais on préfère vivre comme si on ne connaissait ni l'un ni l'autre.
Le voeu d'obéissance peut devenir le martyre de la volonté, comme la chasteté peut être le martyre du coeur et des sens.
Le secret du voyage est dans l'attente et nulle part ailleurs.
Le romantisme est de toutes les époques, de tous les âges.
Le travail, ça ne mène à rien, ça tue plus vite !
Le théâtre est la putain du corps social.
La famille de celui qui entre en religion est partout.
La première connaissance de Dieu dans la vie est une connaissance amère et sucrée, engloutie avec les premiers aliments d'enfance.
La psychanalyse est une confession sans absolution.
Si les Anglais ont inventé beaucoup de sports, c'est que, dès qu'ils se sentent dépassés dans l'un d'eux par une nation étrangère, ils en inventent un autre.
On ne demande plus à un homme s'il a de la probité, mais s'il a des talents.
Vous trouverez en vous le repos.
C'est bizarre, un voeu. Ça meurt, comme un flocon sur le doigt. Au début c'est inoffensif et les dieux ne se vengent pas.
Chacun tient à son vin, et où qu'on aille, c'est toujours la même histoire.
Il faut oublier pour rester présent, oublier pour ne pas mourir, oublier pour rester fidèle.
Quel est le plus long chemin d'un point à un autre ?
L'homme libre est celui qui ne craint pas d'aller jusqu'au bout de sa raison.
Le silence était si absolu que je me croyais sourd.
Le peintre donne une âme à une figure, et le poète prête une figure à un sentiment et à une idée.