L'optimiste est celui qui croit que le mariage est moins onéreux que les fiançailles.
Il n'y a de bruyantes que les folles; les femmes sages ne font point de sensation.
L'argent n'a pas d'honneur...
Les continents se réfèrent à des valeurs différentes : la pensée en Europe, la parole dans le monde Arabe, le geste en Inde, le signe en Chine et au Japon, le rythme en Afrique.
Le désordre est l'état naturel du monde, la forme organisée y est l'exception.
Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu'à se détacher d'un ensemble.
Il n'y a rien de plus sot qu'un journal, tout ce qu'on écrit de sincère est niais.
L'amour ressemble étrangement à la mer : il n'y a que ceux qui ne l'aiment pas qui trouvent que c'est toujours pareil.
L'ordre de la pensée est de commencer par soi, et par son auteur et sa fin.
Etre bon en affaires, c'est la forme d'art la plus fascinante.
Les vrais informaticiens confondent toujours Halloween et Noël car pour eux : Oct 31 = Dec 25.
La preuve que l'homme descend du singe, c'est que, lorsqu'il se sent perdu, il se raccroche à toutes les branches.
Notre prochain, ce n'est pas notre voisin, c'est le voisin du voisin.
Acceptez-vous d'être ma première femme ?
Les circonstances atténuantes sont une sourdine mise au code pénal.
Le premier homme qui est mort a dû être drôlement surpris.
La bravoure, c'est quand on est seul à savoir qu'on a peur.
Cette femme s'avance ; que son air est modeste ! Elle ne lève les yeux que pour voir si les autres femmes sont aussi modestes qu'elle.
Le bon sens est le concierge de l'esprit : son office est de ne laisser entrer ni sortir les idées suspectes.
Ne pas avoir le temps de méditer, c'est n'avoir pas le temps de regarder son chemin, tout occupé à sa marche.
Qui sème chichement moissonnera chichement ; qui sème largement moissonnera largement.
Tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
Etre amoureux, c'est voir dans celui ou dans celle qui vous aime ce qu'on y souhaite, et non pas ce qu'on y trouve.
La vie est une maladie sexuellement transmissible.
Il n'est pas si facile qu'on pense de renoncer à la vertu ; elle tourmente longtemps ceux qui l'abandonnent.
Qu'est-ce qu'une grande vie, sinon une pensée de la jeunesse exécutée par l'âge mûr ?
La nourrice met un morceau dans la bouche de l'enfant et deux dans la sienne.
Se marier est une sottise, mais lorsqu'un homme le fait à l'époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle...
Le raisonnement n'est bon que dans les matières où nous n'y voyons goutte. C'est le vrai bâton de l'aveugle.
Un ami est l'habit de notre corps. Nous n'en sommes que la doublure.
Ne faites pas, comme tant de jeunes, l'erreur de croire que parce que vous n'avez pas sauvé le monde, vous aurez tout raté.
Il importe que, d'un style, tout ait l'air d'avoir été voulu, et surtout peut-être les faiblesses.
Le superflu ? C'est comme une bible au Ritz.
La femme galante est celle qui donne ce qu'elle n'a jamais eu : son coeur.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
Retrouve-t-on sa jeunesse ? On refait une fortune, mais efface-t-on une ride ?
Des égoïstes, les hommes ! La femme, pour eux, n'est qu'une bonne servante et une éleveuse d'enfants.
Ce n'était que ça l'âge adulte : l'enfance moins l'espérance.
Changez vos stratégies et tactiques, mais jamais vos principes.
Ce n'est pas en brimant les riches que l'on rend les pauvres plus heureux.
Les statistiques ont une particularité majeure : elles ne sont jamais les mêmes selon qu'elles sont avancées par un homme de gauche ou par un homme de droite.
La colère couve toujours derrière l'humilité.
Pourquoi se mettre à écrire quand on sait son intérieur intraduisible.
L'avance que prennent les femmes changera le vécu de l'amour aujourd'hui plein d'erreurs, en fera une relation qui unisse un être humain à un autre être humain, et non plus un homme à une femme.
Un bon mariage est une parabiose réussie.
Les mots finissent toujours par construire le contraire d'eux-mêmes.
Lorsque le labourage commence, les autres arts suivent. Les fermiers, par conséquent, sont les fondateurs de la civilisation.
En médecine, le cabriolet est plus nécessaire que le savoir.
Mourir, c'est rallier l'infini et aussi l'âme des ancêtres dans l'infini.
Le progrès n'a que l'âme de celui qui s'en sert.