Les larmes ne sont un aphrodisiaque qu'à vingt ans.
Créer est le seul domaine où il faut se déposséder pour s'enrichir.
La probité, qui empêche les esprits médiocres de parvenir à leurs finis, est un moyen de plus de réussir pour les habiles.
Sur cent maris aveugles, on en trouverait bien quatre ou cinq qui sont en effet aveugles. Les autres trichent.
La faim est le premier service d'un bon dîner.
Les lois de la logique ne peuvent être violées que par celui qui les possède.
Même les jeunes filles les plus douces, les plus modestes et les meilleurs sont toujours plus douces, modestes et meilleures lorsqu'elles se sont trouvées belles au miroir.
On aime toujours être vu parmi les gens importants.
Il y a deux sortes de Français : les à-pieds et les en-voiture.
L'espérance engendre l'action.
Tout apprendre, non point pour l'afficher, mais pour s'en servir.
L'amour passe et choisit ses élus...
Choisir, c'est éliminer.
Les plus innocents sont les meilleurs coupables.
On est seulement ce que l'on peut, on est rarement ce que l'on croit.
Qu'un parti prétende ne faire appel qu'aux intellectuels, tous les imbéciles voudront en être.
En France, on fait de grands musées, pas de grands projets.
Les salariés les plus inefficaces sont systématiquement mutés aux postes où ils risquent le moins de faire de mal : l'encadrement.
Avec quelque ardeur que les hommes poursuivent la victoire, ils aiment toujours à l'acheter.
La comédie est un art. La tragédie une facilité.
Une croûte de pain, ce n'est pas grand-chose, et c'est tout, cependant, pour le vagabond qui meurt de faim.
C'est au-delà des mots que se font les vraies adhésions.
L'homme ne meurt que pour revivre.
Qui pense tout haut pense deux fois.
Une ville, c'est la synthèse des activités de l'homme, une preuve de son génie. On peut dire que c'est un acte de foi. La providence a fourni les matériaux ; ses créatures les ont utilisés.
Les secrets, ça sert seulement à endormir les souvenirs.
Les larmes diminuent l'intensité de la colère.
L'essence du drame est d'affirmer et de conclure.
La cinématographie est une écriture en mouvement avec des images et des sons. Si l'on tient à trouver une analogie, il faut chercher du côté de la musique et non du côté de la peinture car on aboutirait à la carte postale.
Il y a quelque chose de grisant à asséner les faits bruts et à observer sur le visage de l'autre les transformations qu'ils opèrent.
La misère a un caractère universel qui transcende les cultures.
Le bien n'est pas différent de l'utile.
J'aime mélanger des acteurs venant d'horizons différents, les faire jouer ensemble.
Il y a des mots incapables d'être définis.
Exister, c'est se dresser, se détacher de l'arrière-plan. Vous ne pensez pas, vous n'existez pas vraiment si vous n'êtes pas prêts à risquer jusqu'à votre équilibre dans le jugement de votre existence.
La télévision, à l'instar du livre, n'est qu'un outil parmi d'autres, utile sans aucun doute, parfois même indispensable, à condition seulement d'être utilisé là où ses performances se justifient, et pas ailleurs.
Dix minutes de nouvelles télévisées ou un documentaire sur l'un des holocaustes de ce siècle invalident tous les traités d'éthique cogités depuis l'invention de l'alphabet.
L'enfer est médiocre, l'enfer c'est l'échec de l'amour.
La beauté n'apporte pas le bonheur à celui qui la possède, mais à celui qui l'aime et l'admire.
Il y a des regrets, des remords, des fêlures et des compromissions qui ne cicatrisent pas, qui ne cicatriseront jamais.
Hé ! Dieu si j'eusse étudiéAu temps de ma jeunesse folleEt à bonnes moeurs dédiéJ'eusse maison et couche molle ;Mais quoi je fuyais l'écoleComme fait le mauvais enfant.
La femme est l'avenir de l'homme.
La présence de la mort rafraîchit toujours les expériences, c'est sa fonction : nous aider à méditer sur cette chose étrange qu'est le temps.
- Ben, que penses-tu de la mort ?- La mort, la vie...ça ne peut pas se séparer, ça se regarde ensemble.
La mémoire n'est que la représentation du passé.
L'amitié sait compatir sans bassesse, aider sans perfidie et se réjouir du bonheur d'autrui.
Chose significative: ce n'est pas par la tête que les civilisations pourrissent. C'est d'abord par le coeur.
Nul ne peut être arrêté, accusé ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites.
On décrit mal sa joie au milieu des malheurs ; et sa plus douce idée est un sujet de pleurs.
Dans la vie on doit souvent freiner.