Quand on est petit, on peut se contenter de peu.
Plus la science se développe, plus nous devons nous en reporter à la foi. Drôle de situation : Il ne s'est jamais autant fait d'actes de foi qu'à l'âge d'or de la science.
On est toujours ignorant quand on n'a pas l'expérience.
Par dessus tout, la civilisation, c'est d'avoir pu libérer la femme de ses servitudes.
Les morts ne sont que des vivants amnistiés.
Les hommes ne sont que ce qu'ils sont que parce que la nature n'est pas ce qu'elle est.
Le fait d'être né augure mal de l'immortalité.
Les liens du mariage n'empêchent pas les vies décousues.
Les mots dissimulent plus qu'ils ne dévoilent.
Ce qui préserve le présent de la plupart des hommes, c'est l'oubli du passé.
La peur et la beauté sont incompatibles.
Le plus difficile dans la chanson ? Arriver à se faire payer.
Le théâtre a toujours placé en exergue du monde ce qui le déchirait. Il n'existe que dans le rapport à la blessure dont le terme le plus commun est la psychose, la folie : l'histoire du théâtre est une longue histoire de fous, de possédés.
Si l'on ôtait de la vie tout ce qu'il y a de vain et de frivole, il y resterait si peu de choses, que cela ne vaudrait pas la peine de le regretter.
Les enfants sont imprévisibles, ils vieillissent et puis ils meurent.
Un prince n'est sujet aux lois de sa province.
Les vedettes ont besoin de se faire lifter le cerveau, plutôt que la figure.
Il n'y a pas d'oeuvres populaires destinées à un public spécifique, peu ou moyennement cultivé. Les oeuvres populaires doivent s'adresser à tous les publics et être assez accessibles pour être reçues par tous.
Les regrets sont des échelles de graduations des erreurs.
Rien n'est plus facile, plus inutile par conséquent, que d'être un poète quelconque.
Ce n'est pas la crainte de la peine qui doit rendre l'homme bon, mais l'amour de la justice.
On dit toujours qu'on est lu en Allemagne pour se consoler de ne pas l'être en France.
Gagner beaucoup d'argent et vivre pauvre.
N'est grave que ce qu'on veut bien considérer comme tel.
On est prié de ne pas claquer l'apôtre.
Et d'une raillerie a-t-on lieu de s'aigrir ?
Nous les grands nous avons des angoisses que l'enfance ignore.
Le GPS marocain, il te dit "Arrête la voiture ! Ouvre la fenêtre... et demande à celui-là, la rue que tu cherches !
Si vous n'êtes jamais satisfait vous êtes pauvre. Qui contrôle son esprit est libre.
J'aimerais apprendre à dire non pour ne plus me retrouver à dire oui sans faire attention.
Je fais tout pour une raison. La plupart du temps, la raison est l'argent.
Les médias d'information désinforment.
J'aime la vérité dans l'amitié, la sincérité dans l'amour.
Il n'est pas possible, Athéniens, non, il n'est pas possible de constituer par l'injustice, par le parjure, par le mensonge, une puissance qui dure.
Puis, soudain, un silence. Clemenceau venait de faire son entrée. Il avait ses gants gris et, dans l'allure, de la grandeur. Il ne s'imaginait certes pas que, quelques mois plus tard, il entrerait dans l'obscurité par la porte large ouverte de l'ingratitude de ce peuple français qu'il avait sauvé.
Sur BNS, dimanche, au nom des messianistes, le pasteur Hunley a appelé l'ensemble des brebis à s'unir derrière lui pour rejoindre le grand troupeau du Seigneur. Comme toutes les Eglises disent la même chose, on n'est pas sorti de l'étable. [...] ► Lire la suite
Malheur au tableau qui ne montre rien au-delà du fini... Le mérite du tableau est l'indéfinissable : c'est justement ce qui échappe à la précision.
La présence de la mort rafraîchit toujours les expériences, c'est sa fonction : nous aider à méditer sur cette chose étrange qu'est le temps.
La haine n'est que de l'amour inaccompli.
Quand un homme se respecte, il est enfin créé à sa propre image.
C'est un triste honneur pour une grande âme, que d'accabler un frère et contraindre une femme.
Dans la vie on doit souvent freiner.
Nous définirons donc la physiologie: la science qui a pour objet d'étudier les phénomènes des êtres vivants et de déterminer les conditions matérielles de leur manifestation.
Mais quel, quel est ce paysOù frappe la nuitLa loi du plus fort ?Diego, libre dans sa têteDerrière sa fenêtreS'endort peut-être...
La mort n'est rien. Elle n'est que l'extinction de l'artifice par lequel la nature vous a fait croire que vous étiez quelqu'un. La vie n'est rien. Elle n'est que la lumière que vous avez produit en croyant que vous étiez quelqu'un.
Le mot ronce, dis-tu ? Je me souviensDe ces barques échouées dans le varechQue traînent les enfants les matins d'étéAvec des cris de joie dans les flaques noires.
Mais le rire n'est pas autant qu'il semble un contraire des larmes : l'objet du rire et l'objet des larmes se rapportent toujours à quelque sorte de violence, interrompant le cours régulier, le cours habituel des choses. Les larmes se [...] ► Lire la suite
Un jour Émile Zola, dont l'esprit graisseux n'est huilé que pour glisser sur les surfaces, s'avisa de peindre Huysmans. Le fantômatique « Souvarine » de Germinal est le portrait physique, ressemblant à faire peur, de ce virtuose de fascination. Mais ce n'est qu'un portait physique, le seul dont Émile Zola soit capable.
L'optimisme n'est que l'alibi sournois des égoïstes.
Nous revînmes à pas lents.Les crapauds chantaient, dolents,Sous l'eau morte ;Et j'avais le coeur en deuilEn t'embrassant sur le seuilDe ta porte.