L'avez-vous remarqué ?... Quand on roule, on n'a jamais de contravention. C'est toujours quand on s'arrête...
Les lois des hommes ne peuvent changer ni muer les lois de nature.
Les passions sont les seuls orateurs qui persuadent toujours.
Les révolutions n'ont généralement pour résultat immédiat qu'un déplacement de servitude.
Les enfants trouvent tout d'un rien, les hommes ne trouvent rien dans tout.
Désormais, on pourra être sénateur ou député à dix-huit ans, et donc, mis en examen à dix-neuf.
Pourquoi les annonces des journaux indiquent l'âge des morts, par exemple, et jamais celui des nouveau-nés ?
Il ne faut pas craindre les pièces ennuyeuses ; quand le public s'ennuie, il croit qu'il pense, et ça le flatte.
Avoir des vices c'est dépendre d'autrui. Cela seul devrait rendre vertueux.
Dieu ? Nous nous saluons, mais nous ne nous parlons pas.
L'artiste qui recherche des formes ne sait pas toujours qu'il recherche un Dieu.
Les grands hommes, en apprenant aux faibles à réfléchir, les sont mis sur la route de l'erreur.
Qui plaide pour un innocent est toujours assez éloquent.
Instruire un sot, c'est recoller des tessons.
Lorsqu'un problème n'a pas été résolu dans une vie, il est automatiquement reposé dans la suivante.
On n'est jamais aussi bien battu que par soi-même.
Tout pouvoir est triste.
L'enfance est toujours si près, si nécessaire et tonifiante quand on l'a quittée.
La révolution cesse dès l'instant où il faut se sacrifier pour elle.
Mes joies, sans me faire de bien, font du mal aux autres.
Les allégories ont un avantage sur les hommes. On ne peut pas leur tordre le cou.
Les journalistes ne disent jamais la vérité, même quand ils la disent.
Il est bon d'accoutumer aux grands événements quelqu'un qu'on destine aux grandes aventures.
L'échec des autres réconforte toujours un peu.
Ce que nous attendons d'un récit, c'est l'expérience vécue par procuration.
Un bon livre peut enrichir de l'expérience de plusieurs siècles.
Le cinéma français, c'est une colonie de fourmis qui filme des fourmis.
Je ne connais pas un réalisateur qui ose s'attaquer aux problèmes contemporains. Pourtant, vous avez la matière.
Le vrai, le beau, le bon, d'où qu'ils viennent, sont le trésor de l'humanité.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
L'espérance est un de ces remèdes qui ne guérissent pas mais qui permettent de souffrir plus longtemps.
Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n'y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens.
Il vaut bien mieux avoir de l'imagination que de la mémoire.
On sait toujours où aller : les renards ont aussi une tanière.
On ne va jamais jusqu'au fond de sa solitude.
Personne n'est autorisé à mourir plus d'une fois.
C'est un vieil art que la cuisine car il remonte jusqu'à Adam.
Un bon livre est un livre qui assure le contact avec l'enfant, qui l'aide à vivre, qui lui apprend à vivre, tout en le passionnant, qui exerce le sens critique de l'enfant en lui offrant des modèles positifs et négatifs.
Si vous avez envie de rire, vous me trouverez spirituel.
La télévision, à l'instar du livre, n'est qu'un outil parmi d'autres, utile sans aucun doute, parfois même indispensable, à condition seulement d'être utilisé là où ses performances se justifient, et pas ailleurs.
La vie tue l'amour à petits coups.
Il y a des critiques qui ne parlent que des livres qu'on va faire.
Les hérésies jouent un rôle essentiel. Elles tiennent les esprits en état d'alerte.
C'est quand on a tout que le reste vous manque.
Etre actrice, c'est la sublimation de la féminité.
Le poète est celui qui voit le drame et la comédie.
Sous quel astre ennemi faut-il que je sois née !
On devrait vivre a posteriori. On décide tout trop tôt.
Les Français sont et resteront des ânes.
La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes partisanes.