Cette vie qu'on ne peut pas prendre au sérieux et qu'il faut parfois prendre au tragique.
C'est d'avoir affublé les académiciens d'une épée qui pourrait peut-être expliquer pourquoi ils passent si facilement l'arme à gauche.
Les couleurs politiques sont comme les couleurs du peintre, elles n'ont qu'une surface mince et cachent toutes la même toile.
Il y a des jugements dans la vie qui jugent celui qui les prononce.
Le style n'est pas une danse, c'est une démarche.
L'avenir est aux peuples qui resteront unis, qui ne se feront pas de guerres intestines et qui sauront s'assurer la liberté de leurs alliances.
A chacun ses talents.
On n'a même plus le temps d'être un enfant qu'il faut se dépêcher de devenir un homme.
On devrait avoir la sagesse de rejeter les idéologies qui ne procurent pas ipso facto félicité et allégresse.
Si tu n'as jamais marché sur les pieds de quelqu'un, tu n'es jamais allé te promener.
Amitié : Contrat de construction que l'on signe avec des rires et rompt avec des larmes.
Si les gouvernements en place continuent de penser qu'abaisser l'âge de voter peut leur être favorable, on verra bientôt les électeurs aller aux urnes avant qu'ils ne sachent marcher.
Oui, l'imagination, cette faculté brillante et dangereuse, est plus brillante et plus dangereuse chez les femmes que chez les hommes en général.
Ne plus aimer n'est qu'un malheur, ne pas le dire est une injure.
L'histoire est encore plus à défaire qu'à faire. Il faut savoir la laisser être.
L'âge est devenu une maladie vénérienne.
Le bien vient parfois après des erreurs.
L'amour est la véritable religion de l'hypercomplexité.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
Si vous peuplez tout seul la solitude du monde, alors vous êtes un humoriste.
Le yukulélé est à la guitare ce que le string est au caleçon.
L'amour ne se conclut pas, comme un marché. L'amour, c'est un oiseau. Imprévisible, fantasque. Fragile aussi, et périssable. Et cet oiseau, pourtant, d'un seul battement d'ailes, allège nos existences de tout le poids de l'absurdité.
La langue est une prison. La posséder, c'est l'agrandir un peu.
Une grande douleur, un grand amour, s'effacent-ils vraiment ?
Quand un ami vous prend une maîtresse, il ne faut pas se brouiller complètement avec lui, afin de le connaître encore à l'époque où on lui en sera reconnaissant.
La mort est une affaire très monotone et ennuyeuse, mon conseil est de ne jamais avoir affaire à elle.
Les livres ne parlent pas du monde : ils disent l'empreinte du monde sur ton coeur.
Cette espèce de solitude disponible que les gens appellent souvent liberté.
Tous les maux de l'enfer ne sont rien qu'une absence.
C'est peut-être cela le Purgatoire, une solitude éternelle.
Ce qui compte c'est d'être vivant et le savoir.
Se contenter de la femme qu'on a c'est ne jamais connaître la femme rêvée.
La célébrité est le châtiment du mérite et la punition du talent.
Le lâche aime à faire la chasse aux tigres morts.
A la longue, de toute manière, ce qui est secret est connu par tout le monde.
Les peuples n'ont pas le temps de tourner, de soupeser, de comparer, les actes d'un président.
Il faut écrire ses mémoires avant de ne plus en avoir.
Ne discutez jamais avec les gens qui achètent l'encre par bidon de cinq litres.
Le monde est finalement sauvé par un petit nombre d'hommes et de femmes qui ne lui ressemblent pas.
Une disposition intensivée à l'alcool parmi les chercheurs en littérature entraîne également une plus grande sociabilité.
Les médecins sont comme les adultes quand ils parlent aux enfants, ils vous parlent pour que vous n'entendiez pas, ce qui fait que vous entendez trop.
Libre est le romancier, il crée un monde à sa guise, mais il le fait sur le bord du monde qui existe. Sa liberté en est très réduite.
L'interview ne sera jamais qu'une restitution trompeuse, en même temps qu'un hybride, à dire vrai ni chair ni poisson et non bipartite à la façon des sirènes.
Avec l'euro prix crescendo.
On travaille pour épater, ou bien on se répète.
La mémoire est toujours aux ordres du coeur.
La paresse a cela de mortel que, dès qu'on en triomphe, on la sent qui renaît.
Avez-vous remarqué que, lorsqu'on dit à une femme qu'elle est jolie, elle croit toujours que c'est vrai ?
La Bible n'est-elle pas l'un des premiers almanachs visant à manipuler les masses : elle est bourrée de truismes qui réconfortent les simples d'esprits en mal de directives.
Au galop ! Jouir, vivre ! Nous sommes mortels !