Balancer un pet c'est moins sale que de voir les gens se laver les dents.
L'homme est un animal enfermé à l'extérieur de sa cage. Il s'agite hors de soi.
La grandeur d'un homme est comme sa réputation : elle vit et respire sur les lèvres d'autrui.
L'homme écrit sur le sable. Moi ça me convient bien ainsi ; l'effacement ne me contrarie pas ; à marée descendante, je recommence.
Je n'évolue pas, je suis. Il n'y a, en art, ni passé, ni futur. L'art qui n'est pas dans le présent ne sera jamais.
Le malheur, c'est toujours la même chose. C'est un bonheur ancien qui ne veut pas recommencer.
Il n'y a rien de si trompeur que la mine des gens.
La société existe pour le bénéfice des hommes, et non les hommes pour le bénéfice de la société.
Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus.
La passion détruit plus de préjugés que la philosophie.
L'humilité rend invulnérable.
On ne respecte que les femmes que l'on ne désire pas.
Je ne crois pas qu'avoir étudié soit une si grande chose si l'on n'étudie plus.
Certains livres semblent avoir été écrits, non pour nous instruire, mais pour qu'on sache que l'auteur savait quelque chose.
Je déteste les âmes étroites : il n'y a là rien de bon et presque rien de mauvais.
À défaut d'autre chose, on peut toujours acquérir de l'expérience.
Ci-gît ma femme...oh ! qu'elle est bien, Pour son repos et pour le mien.
Sans argent, dit le proverbe, pas de suisse ! Pas de suissesse, non plus.
Dieu n'appartient pas au savant, au logicien, il est aux poètes, au rêve, il est le symbole de la Beauté, la Beauté même.
Il est très facile au pauvre de s'en remettre à Dieu. A qui d'autre voudriez-vous qu'il se confie ? Mais qu'il est difficile au riche d'avoir confiance en Dieu ? Toute sa fortune est là qui lui crie : Fie toi à moi.
La pensée ne s'achève que lorsqu'elle a trouvé son expression.
Vraisemblablement, votre décès ne se produira pas avant la fin de vos jours et la date de votre inhumation concordera probablement avec celle de vos obsèques.
Nous finissons par haïr ce que nous craignons trop souvent.
Quoique très ami de l'ordre, je suis anarchiste.
Un homme d'affaires est un croisement entre un danseur et une machine à calculer.
L'amour est réel si chaque seconde qui le crée le remet en cause.
L'amour : un mirage qui s'évanouit aussitôt qu'on veut le saisir entre ses doigts, le presser contre son coeur.
Quel est de tous les hommes le plus contemplatif ? C'est le plus savant.
Il ne faut pas avoir peur des mots. Où serions-nous sans eux ?
Croire en une source diabolique supernaturelle n'est pas nécessaire ; les hommes sont capables de toutes ces méchancetés par eux-mêmes.
A quoi bon passer sa vie à la sauvegarder si on ne peut rien faire d'autre avec ?
L'acteur n'est pas un robot, c'est un facteur de différence, même s'il dit les mêmes mots à la même heure tous les soirs.
La publicité peut beaucoup mais elle ne sait pas faire de miracle.
Nous cherchons toujours à jeter un pont entre ce qui est et ce qui devrait être ; et par là donnons naissance à un état de contradiction et de conflit où se perdent toutes les énergies.
Quand il s'agit de se marier, on est bien embarrassé de choisir ; le mariage a tant de chances contraires ! Ma foi, le meilleur est, je crois, de ne choisir point.
Les gens bien doués sont condamnés d'avance à brûler plus longtemps que les autres dans le purgatoire, étant plus riches en phosphore.
Le talent éclôt sur la cendre d'une longue patience.
On a peur, on s'imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.
Un amour excessif est un amour coupable.
Passé, présent, futur ; savons-nous toujours où nous sommes ?
Personne ne peut voir au soleil la fumée d'un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d'en être le seigneur.
Quand on s'obstine dans l'erreur, on finit toujours par ne pas avoir tort.
Ce qui fait plaisir aux femmes, c'est une basse flatterie sur leur intelligence.
En banlieue, soi tu as la force, soi tu as la tchache.
L'expérience est la mémoire de beaucoup de choses.
Amour : Deux bonne fois à son aise le faire C'est d'homme sain suffisant ordinaire.
Ne pas faire la guerre ne suffit pas ; encore faut-il foutre la paix !
Chantons la gloire de nos pèresQui dans l'histoireOnt fait leur trouEt qui toujours, nous disent les livres,Sont restés libresComme la mer et le mistral.
Tout est routine passé les élans de la jeunesse, les plus belles, nobles aventures, ça s'aboutit dans les scribouillages fastidieux... à votre bon coeur messieurs dames enivrés d'émotions fortes !
Moi, je ne tourne pas les pages, je déteste cette expression simpliste, je n'oublie rien, je ne zappe pas, je ne renouvelle pas ma vie comme si rien avant n'avait existé.