Tout gouvernement qui vole Pierre pour payer Paul dépend toujours du soutien de Paul.
L'ironie est une tristesse qui ne peut pleurer et sourit.
Notre économie change jour après jour et, en ce sens, elle est toujours "nouvelle".
Si vous voulez bien manger en Angleterre, prenez trois petits déjeuners.
Il est curieux comme le même mot peut avoir des sens complètement opposés. En art, Académie, c'est la nudité. En littérature, Académie, cela veut dire, jamais trop habillé.
Un écrivain n'est jamais le lecteur de son oeuvre, même cinquante ans après l'avoir écrite ; s'il ouvre l'un de ses livres, dès la première ligne, il se remet à l'écrire.
Vouloir expliquer un poème est aussi vain que d'espérer découvrir le secret du temps en démontant une horloge.
C'est drôle, on parle souvent du Pôle Nord, plus rarement du Pôle Sud, et jamais du Pôle Ouest ni du Pôle Est. Pourquoi cette injustice ? ...ou cet oubli ?
Crains Dieu et tu ne craindra personne d'autre.
Je dois avouer que lors de mon divorce, les torts étaient partagés : 50% à ma femme et 50% à sa mère.
Chaque passion parle un différent langage.
Ce qu'on peut expliquer de plusieurs manières ne mérite d'être expliqué d'aucune.
La passion de la perfection vous fait détester même ce qui en approche.
L'épuisement seul semble forcer les princes à la paix ; ils s'aperçoivent toujours trop tard que le sang du citoyen s'est mêlé à celui de l'ennemi.
La gloire est l'ombre de la vertu ; elle l'accompagnera malgré elle.
Peut-être la paix est-elle plus que le bonheur.
Griffer quelqu'un, c'est encore une façon de toucher sa peau.
Un lifting raté, c'est pas de la chirurgie esthétique, c'est juste de la chirurgie.
L'utopie n'est que le nom donné aux réformes lorsqu'il faut attendre les révolutions pour les entreprendre.
Comme le théâtre est fait pour être joué, la poésie est avant tout faite pour être dite.
J'ai lu le Journal d'Anne Frank. Et bien je suis déçu, il n'y a pas de mots croisés.
On écrit pour rendre justice à la vérité.
Par la pensée tout est possible.
Le soleil semble se coucher dans un verre de Tavel aux tons rubis irisés de topaze. Mais c'est pour mieux se lever dans les coeurs.
Eduquer c'est à la fois conduire un enfant à l'autonomie intellectuelle, l'éveiller à la responsabilité morale et civique, lui transmettre la culture de son pays. Non une culture-spectacle qu' il observerait passivement, mais l'ensemble des constructions logiques, esthétiques, éthiques, qui fondent notre civilisation et auxquelles il est invité à participer.
Être ignorant n'est pas tant une honte que de ne pas vouloir apprendre.
On ne fait rien d'extraordinaire sans hommes extraordinaires et les hommes ne sont extraordinaires que s'ils sont déterminés à l'être.
T'as enterré mon coeur, tu n'étais qu'une fossoyeuse qu'une bombe joyeuse, mes rêves sont hantés par ta peau soyeuse.
Là où il y a de l'amour, il y a de la joie.
D'après la loi éternelle de la nature, le sol appartient à celui qui le conquiert parce que les anciennes frontières n'offrent plus assez d'espaces à l'accroissement de son peuple.
Le bonheur est une cible mouvante qui s'éloigne lorsque l'on s'en approche.
La peine de mort, glorieusement abolie par la République en 1848, odieusement rétablie par Louis Bonaparte, reste abolie pour nous, abolie à jamais.
La créativité sans stratégie, cela s'appelle de l'Art. La créativité avec de la stratégie, cela s'appelle de la "publicité".
Trébucher deux fois sur la même pierre est honteux.
Si le temps voulait seulement attendre la fin de nos folies préférées, nous resterions des jeunes gens jusqu'au jugement dernier !
Si vous êtes venu boire pour oublier, soyez gentil, payez avant de boire.
L'homme est un éternel enfant qui, pendant la partie médiane de sa vie, a la puérilité de jouer à l'adulte.
Là où règne la violence, il n'est de recours qu'en la violence ; là où se trouvent les hommes, seuls les hommes peuvent porter secours.
Nul châtiment n'est pire que le remords.
La hauteur nous attire, mais non les degrés qui y mènent ; les yeux fixés sur la lune, nous cheminons volontiers dans la plaine.
Les idées nouvelles déplaisent aux personnes âgées ; elles aiment à se persuader que le monde n'a fait que perdre, au lieu d'acquérir, depuis qu'elles ont cessé d'être jeunes.
Seule l'explosion intérieure permet de briller.
Ces visages qu'il suffit de voir une seule fois pour les oublier à jamais.
Dieu est le semeur : tout part de lui, et rien n'y revient. Dieu n'a pas de gestes de seconde main.
Le travail est si bien divisé que l'un travaille et que l'autre récolte.
Tout ce qui n'est que suffisant ne suffit jamais.
Il faut forcer la nature à aller aussi loin que notre esprit.
Mourir, c'est refuser toute compréhension, et pour toujours, de la part des autres.
Ce bruit de soupir, d'inquiétudes, que fait le temps qui passe.
Le doute est peut-être plus lent mais tout aussi fluide que l'eau, il trouve dans le mur de la conscience les failles insoupçonnées, les crevasses oubliées ; il érode la loyauté la plus intransigeante.