La conversation est bonne, elle est même nécessaire aux idées, car il faut leur faire prendre l'air.
La confiance est souvent une des forces de la paresse.
Selon le lieu de sa naissance, l'homme vit bien, vit assez mal ou ne vit pas du tout.
A une douleur oubliée, il n'est pas difficile de faire succéder le sentiment de la joie.
Pour trahir, il faut d'abord appartenir.
On parle à une femme, on lui dit des phrases en sachant bien qu'elle ne comprend pas, comme on parle à un chien ou à un chat.
Le sage cherche la sagesse, le sot l'a trouvée.
On intervient toujours trop tôt dans la vie des autres.
Etonnant de voir le peu de place qu'occupe l'amour chez les hommes. Trop douloureux comme sentiment, trop consumant. La plupart des humains ne l'ont pas connu ou se sont empressés de l'oublier.
Comme les musées, les bibliothèques sont un refuge contre le vieillissement, la maladie, la mort.
Quand un Français dit du mal de lui, ne le croyez pas, il se vante !
Les maladies sont des questions posées. Ce sont aussi des tâches à remplir, et même des distinctions. Le fait décisif, c'est la manière dont on les supporte.
La politique est une activité tragique, c'est à dire insoluble.
Il n'y a pas de différence entre le rêve et le souvenir. Par la mémoire nous croisons devant des rivages que nos yeux ignorent mais que notre coeur reconnaît pour les avoir visités avec la chaleur et la sincérité de notre jeunesse.
Langue. Greffe d'un sens commun dans le cerveau de chacun, qui permet à chacun d'être un pays, de faire partie d'un peuple.
La politique, hélas ! est une jungle, trop souvent une brousse fétide, l'enchevêtrement des intérêts brouille la perspective.
On ne doit jamais rêver au passé ou à l'avenir ; on doit rêver au présent...
Y en a qui travaillent juste parce qu'ils sont assez hypocrites pour cacher leur paresse.
La route du passé se mesure par les morts qu'on a laissés tout au long.
Est-ce bien cela, vivre ? Ne pas mourir tout simplement ?
Le meurtre, chez l'homme, c'est tout près, c'est juste sous la peau, frémissant, c'est au bord des yeux comme le désir, à fleur de tête. Le meurtre, en un sens, n'est qu'une figure du désir : c'est l'envie de vous le faire passer.
Pourquoi nous prendre par la force ce que vous pourriez obtenir par l'amour ?
Le chien rit avec sa queue.
Le théâtre n'a jamais corrigé personne.
Il n'y a pas de mise en scène innocente.
Le théâtre est un façon de vivre, le cinéma une façon de travailler.
Ne cherche pas à savoir ! Sers ! Alors tu vas connaître et non savoir.
Les cinéastes ne sont pas des marques de confiture ou des couturiers à la recherche du vent qui passe.
Lorsque le coeur devient vieux, on ne sent plus aussi facilement bouleversé par de petites choses.
L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
En amour, c'est toujours le passé qui donne des ordres...
Pour qui vit-on ? Pour qui écrit-on ? Devant qui, en fin de compte, est-on moralement responsable de ses actes ?
Il n'y a rien au monde qui n'ait un moment décisif.
Les civilisations se succèdent, elles naissent, elles s'effacent et laissent place à d'autres : mais elles ne meurent jamais tout à fait.
Les femmes de l'écran réalisent à leur manière délicieuse nos rêves de mâles jamais assouvis.
On gagne toujours quand on parie sur l'homme.
Nos goûts et nos passions nous dégradent plus que nos opinions et nos erreurs.
Faire de la télévision, c'est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d'audience.
Quand on aime la vie, on dort.
Dieu pleure. Le vrai. A cause du faux. Qui dirige le monde.
La mémoire est l'ennemie presque irréconciliable du jugement.
La vie des entreprises n'est faite que de celle des individus et des groupes.
Le fils est innocent des fautes de son père.
Le temps n'est temps que parce qu'il passe.
Privilège de l'âge mûr. On récolte. Alors qu'auparavant, on semait.
Dans l'amour véritable, il n'y a pas de place pour les divisions du temps, de la pensée, et de toutes les complexités de la vie, ni pour toutes les misères, les confusions, l'incertitude, les jalousies et les angoisses humaines.
Convive : c'est tout ce qu'on demande !
C'est la poésie qui a adouci les hommes farouches.
Un livre n'est jamais qu'un tombeau provisoire d'une joie intime.
Nous avons mangé les fruits de l'art de la science.